Sur le Web, ces 30 derniers jours

vendredi 21 septembre 2018

  • Journée d'étude sur l'exposition aux produits dangereux
    Santé au travail

    La CGT convie ses militants le 3 octobre prochain Salle Louis Viannet pour une journée d'étude sur l'exposition aux produits dangereux.

    Au programme :

    9 h 30 : IDÉOLOGIE ET PRATIQUES PATRONALES

    • Enjeux de l'intervention des travailleurs et de la citoyenneté au travail avec : Jérôme VIVENZA (collectif confédéral CGT « Travail-santé »), Laurent VOGEL (juriste et chercheur en santé au travail à l'Institut syndical européen), Josette ROUDAIRE (syndicaliste CGT de l'usine Amisol), Jean-Marie BIRBES (syndicaliste CGT de l'usine Eternit).
    • Débat : 10 h 45-12 h 30

    14 h 00 : DÉMARCHE DE LA CGT AU CŒUR DE L'ACTION

    • Quels outils et leviers pour des politiques de prévention sous contrôle social ?
    • Les risques des gaz dans les conteneurs avec syndicat CGT des Douanes et fédération CGT des Ports et Docks
    • Débat : 14 h 20

    16 h 00 : QUELLE PLACE DES CHSCT ET COMITÉS SOCIAUX ET ÉCONOMIQUES DANS LA DÉMARCHE DE LA CGT ?

    • Fin des travaux : 16 h 30

    18 h 00 : PROJECTION DU FILM DOCUMENTAIRE « LES SENTINELLES »
    AVEC LE RÉALISATEUR PIERRE PÉZERAT

    • 19 h 45 : Débat autour d'un pot convivial

    Pour vous inscrire, télécharger le flyer ci-dessous.


  • 9 octobre : Ensemble à la conquête d'un autre avenir

    Pourquoi se mobiliser le 9 octobre ? Nous avons posé la question aux organisations CGT, FO, Solidaires, FIDL, UNEF et UNL réunies à Montreuil en séance de préparation pour cette journée de mobilisation et de grève.

    Mobilisation nationale

  • Journée européenne sur les retraites
    Protection sociale

    La confédération CGT et l'espace International invitent les militants à une journée d'étude sur les retraites dans le cadre de la réforme annoncée en France, avec la participation de représentants de syndicats allemand (DGB), belge (FGTB), italien (CGIL) et suédois (LO), qui nous feront part de leur expérience, de leur analyse, des conséquences et des impacts de leur réforme sur les droits à retraite des salariés de leur pays.

    Rendez-vous le 26 septembre 2018, salle Louis Viannet, siège de la CGT à Montreuil.

    Au programme :

    9 h 00 : Accueil des participants
    9 h 30 : Introduction : organisation de la journée et présentation des invités étrangers
    9 h 45 : Rapport introductif : les projets et méthodes du gouvernement, l'approche de la CGT, le sens de cette journée « européenne »
    10 h 00 : État des lieux dans nos pays, bilan des réformes
    11 h 45 : Débat avec la salle
    12 h 15 : Intervention de la direction confédérale de la CGT
    12 h 30-14 h 00 : Pause déjeuner (une participation financière sera demandée pour le repas)
    14 h 00 : Les points sensibles et les revendications syndicales de quatre pays (Allemagne, Belgique, Italie, Suède)
    16 h 00 : Débat avec la salle
    16 h 30 : Conclusions
    17 h 00 : Fin des travaux

    Pour les inscriptions, consultez le flyer ci-dessous.


  • Pour la libération des syndicalistes détenus en Turquie

    Les huit organisations syndicales françaises – CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA – représentantes des travailleurs en France, soutiennent les revendications des travailleurs du chantier du nouvel aéroport d'Istanbul et exigent la libération immédiate des travailleurs et syndicalistes détenus, ainsi que leur réintégration.

    Proche-Orient

    Les conditions dans lesquelles les travailleurs du chantier du nouvel aéroport d'Istanbul effectuent leur mission, ne respectent pas les normes de sécurité et d'hygiène, conformément aux textes en vigueur dans la République de Turquie et aux normes internationales du travail.

    Les huit organisations syndicales françaises, représentantes des travailleurs en France, appellent la République de Turquie à respecter les normes internationales des Conventions internationales de l'Organisation internationale du travail qu'elle a ratifiée, tout comme les textes en vigueur en Turquie encadrant le droit du travail.

    Les organisations syndicales soutiennent les revendications des travailleurs du chantier du nouvel aéroport et exigent la libération immédiate, ainsi que la réintégration, des travailleurs et syndicalistes détenus. En l'espèce, leurs revendications sont légitimes : tout travailleur a le droit à des conditions humaines de travail et d'hébergement.


  • Lettre économique n° 28 (septembre 2018) : Citoyen à l'entreprise, citoyen dans la vie

    Le projet de loi Pacte qui est discuté au Parlement poursuit et aggrave le mouvement de financiarisation des entreprises qui conduit à ce que le Code du travail et les statuts soient détricotés, que les entreprises publiques et le service public soient privatisés et démantelés, que l'individualisation l'emporte sur la solidarité et mette à mal notre modèle social et la Sécurité sociale…


  • Agent de Conseil départemental
    Interview de Annie

jeudi 20 septembre 2018

  • Plan Santé : arrêtez les effets de manche !

    Mireille Stivala, Secrétaire générale de la Fédération Santé, action sociale réagit à la présentation du Plan santé par Emmanuel Macron ce mardi 18 septembre.
    Regrettant le manque flagrant de concertation du gouvernement avec des représentants du secteur, elle dénonce un plan qui ne prend en compte ni les salariés ni les usagers et persiste dans l'aveuglement des politiques sur un secteur en crise grave, qui subit déjà depuis des années des restructurations qui le mettent au plus mal.

    Santé

  • Arrêtez les effets de manche !
    PLAN SANTE

  • Agissons ensemble !
    LOI PACTE

    Le projet de loi Pacte dont l'objectif affiché est de permettre la croissance des entreprises va arriver en examen à l'assemblée nationale.
    Les amendements retenus en commission n'ont pas changé le fond, bien au contraire puisque, par exemple, on a pu voir apparaître la fin des tarifs réglementés du gaz et de l'électricité pour certains consommateurs.
    Ce n'est donc pas avec ce texte que l'on arrivera à redynamiser notre économie, à créer des conditions favorables à l'emploi et à un travail de qualité, avec la participation active des salariés, à permettre la prise en compte des défis environnementaux.
    La CGT a développé un projet intitulé « l'entreprise autrement » avec 37 propositions qui concourraient à développer les entreprises, notamment les PME – TPE.
    Aujourd'hui, l'entreprise est bien souvent considérée comme étant l'unique propriété des actionnaires avec, comme seule finalité, d'avoir une rentabilité élevée pour générer des dividendes.
    Pourtant, l'entreprise est avant tout un collectif de travailleurs, qu'ils soient de l'entreprise principale, de ses fournisseurs et sous-traitants, qui s'insère dans un territoire avec des interactions économiques, sociales et environnementales.
    Dans ce cadre, l'entreprise ne peut être la seule propriété des actionnaires. Elle ne peut avoir pour unique objet de faire des profits. C'est l'ensemble des enjeux économiques, sociaux et environnementaux qui doivent être inclus.
    Ainsi, la gestion démocratique, la démocratie sociale, le rôle et le pouvoir d'intervention des salariés, en y incluant les sous-traitants, la collectivité dans laquelle l'entreprise est insérée, sont les critères nécessaires pour une nouvelle définition de l'entreprise.
    Au fond, il s'agit de donner plus de pouvoir aux salariés, de couper le lien ombilical qui unit les dirigeants et les actionnaires et de trouver les moyens de redonner de l'oxygène aux entreprises étouffées par la finance.
    D'autres organisations et associations partagent cette analyse, comme Oxfam qui propose d'instaurer la transparence sur les écarts de salaire dans les entreprises (rémunération médiane, distribution des salaires par décile), d'augmenter significativement la représentation des salariés dans les instances de décision ou encore d'encadrer la rémunération des actionnaires pour permettre un partage plus équitable des richesses.
    Ces propositions doivent être entendues.
    Nous avons l'audace de penser que notre organisation syndicale, forte de l'expérience des travailleurs qui vivent le travail et produisent les richesses, est à même de porter des propositions au plus près des réalités du travail et dans le sens de l'intérêt général.
    Le 9 octobre, journée d'actions interprofessionnelles, doit donner de la visibilité à nos propositions.

    Montreuil, le 20 septembre 2018


mercredi 19 septembre 2018

mardi 18 septembre 2018

  • Oui, nous avons besoin de reconstruire notre système de santé à partir des besoins de la population dans les territoires

    Au-delà des déclarations d'intentions, ce que propose le président de la République, contraint par les luttes des personnels de la santé et la montée de l'exaspération de la population, ne répond en rien au besoin d'une reconstruction de notre système de santé. À nouveau, il n'entend pas les revendications des personnels de santé et les exigences des réponses aux besoins de santé de la population.
    Aucun moyen financier ou si peu n'accompagne le plan présenté ce jour. Cette crise du système de santé, la progression du non-recours aux soins, la mise en danger des personnels de santé soumis à des contraintes de travail infernales sont le résultat d'une politique : celle de la MAÎTRISE DES DEPENSES de santé menée depuis de nombreuses années.
    Pour la CGT, cette politique globale de santé exige une autre organisation du travail reposant sur l'amélioration des conditions de travail des professionnels nécessitant un plan massif de créations d'emplois et de formations. Ce sont 100 000 emplois pour l'hôpital et 200 000 pour les EHPAD et les services à la personne dont nous avons besoin immédiatement.
    Pour la CGT, il faut rompre avec cette logique appelée coopération entre les établissements qui, en fait, est une mise en concurrence du service public et du privé qui aboutit à la fermeture de nombreux services.
    L'organisation du système de santé et de l'accès aux soins doit reposer sur le service public, avec la création et le développement de centres de santé et des professionnels salariés, y compris des médecins, rattachés à des établissements publics de santé, notamment des hôpitaux de proximité.
    Un hôpital de proximité ne doit pas être une coquille vide mais comprendre, au moins, les services suivants : Urgences, Médecine, Chirurgie, Maternité et Gériatrie.
    Par ailleurs, il est absolument nécessaire de conserver une spécificité de l'offre de soins de psychiatrie, dans le cadre de l'organisation en secteurs au plus près de la population.
    Pour la CGT, régler durablement la question des déserts médicaux, c'est traiter le problème de la présence de médecins sur tous les territoires. Aussi, il ne suffit pas seulement de supprimer le concours de première année de médecine, il faut en finir avec le numerus clausus mais, surtout, former un plus grand nombre de médecins, ce qui n'est pas l'objectif final du gouvernement.
    Pour permettre cette sortie de la crise, les miettes ne suffiront pas, il faut un financement à la hauteur des besoins.
    Il y a urgence à développer une véritable politique de prévention portée avant tout sur l'amélioration des conditions de vie et de travail, l'éducation et l'organisation des solidarités tout au long de la vie, ce qui est à l'opposé des différentes réformes menées ces dernières années et celles à venir.
    L'argent ne manque pas mais il ne va pas au bon endroit comme le montrent les distributions de dividendes affichées cette année par les entreprises du CAC 40.
    Pour l'accès à la santé pour tous et la défense de notre modèle social, signe de progrès, la CGT appelle à se mobiliser le 9 octobre prochain.

    Montreuil, le 18 septembre 2018


  • Avec le gouvernement, plus d'élèves = moins d'enseignants

    Les effectifs d'élèves augmentent, pas ceux des enseignants. Alors que le ministre de l'Éducation nationale vient d'annoncer la suppression de 1 800 postes de son ministère sur le budget 2019, la CGT dénonce ces coupes et exige un service public d'éducation nationale de qualité, avec la création de postes statutaires en nombres suffisant et le dégel du point d'indice.

    Education

    Les effectifs d'élèves du second degré sont en perpétuelle augmentation, que ce soit dans les lycées (d'enseignement général et professionnel) ou dans les collèges. Ainsi, selon le ministère, c'est environ 40 000 élèves supplémentaires qui seront attendus chaque rentrée entre 2019 et 2020. Pourtant, le ministre de l'Éducation nationale, Jean Michel Blanquer, vient d'annoncer la suppression de 1 800 postes dans son ministère sur le budget 2019. Quelles seront les conditions de travail tant pour les enseignants que pour les élèves, quand ces derniers seront plus de 40 par classe ? Le credo selon lequel il faut faire toujours plus avec toujours moins n'est plus tenable, surtout quand les cadeaux fiscaux fait aux entreprises (CICE) et aux plus riches (ISF) ne sont plus à démontrer.

    Outre ces suppressions postes, qui seront sûrement palliées par le recrutement de contrats précaires, la CGT pointe aussi du doigt le pouvoir d'achat des personnels, qui fond d'année en année comme neige au soleil. En l'espèce, avec le gel du point d'indice, cette baisse s'élève à 14% depuis le début des années 2000 !

    Ainsi, pour la CGT, qui est attachée à un service public d'éducation nationale de qualité, d'autres mesures sont indispensables, comme la création de postes statutaires en nombre suffisant et la titularisation des personnels précaires, le dégel du point d'indice et l'augmentation immédiate des salaires et des retraites de 400 euros pour toutes et tous.


  • Agent des douanes
    Interview de Manuela

lundi 17 septembre 2018

  • Première victoire contre la traite des êtres humains pour nos quatre camarades bucherons marocains de l'Indre !

    Recrutés depuis le Maroc par leur employeur comme bucherons saisonniers, avec la promesse d'un CDI au Smic et d'un titre de séjour pérenne, ils ont été surexploités dans des conditions de travail épouvantables pendant des mois dans le Village d'Aigurande (Indre).
    Payés de 100 à 200 euros par mois, d'une demi-baguette et l'eau du ruisseau en guise de déjeuner, surnommés par des noms d'animaux (« le chien » et « l'âne ») par leur employeur, ils ont vécu l'enfer.
    Celui-ci les faisait travailler 10 à 12h par jour en semaine comme bucherons sans aucune protection, avec une seule pause quotidienne de 20 minutes puis les faisait travailler comme maçons le week-end dans son local commercial.
    Après plusieurs mois où ils se sentaient tenus par la peur, le 21 mai dernier, ils osent réclamer une nouvelle fois leurs salaires, l'employeur force la porte de l'appartement qu'il leur sous-louait et déchirent tous leurs papiers. Ils se retrouvent contraints à dormir sur le parking du village.
    Et là, une formidable solidarité se met en place : les villageois et les camarades de l'Union départementale (UD) CGT de l'Indre s'organisent collectivement et leur viennent en aide concrètement.
    Épaulés, soutenus, les salariés gagnent en référé aux prud'hommes le 23 août et déposent plainte pour Traite des êtres humains dans le milieu du travail.
    Après plusieurs semaines de silence préfectoral, toute la CGT (UD, Fédération Agro-alimentaire et Confédération) appuie la demande de régularisation des camarades par une carte de séjour, légalement délivrée dans le cadre d'un dépôt de plainte pour Traite. Les salariés ont enfin retiré vendredi à la Préfecture de Châteauroux leur premier récépissé de six mois autorisant le travail (sans conditions), dans l'attente de leur carte d'un an Vie Privée et Familiale.
    Le combat continue toujours au pénal pour faire reconnaître la Traite des êtres humains dans le milieu du travail. Le récent jugement reconnaissant la Traite des êtres humains pour les coiffeuses de Château d'Eau permettra aux magistrats, nous l'espérons, de reconnaître plus facilement ce délit dans le milieu du travail ; délit qui se caractérise par une action (le recrutement ici), un moyen (la tromperie ici : des promesses de rémunérations ou d'avantages qui ne sont pas tenues) et une finalité : l'exploitation (ici par le biais de conditions de travail et/ou d'hébergement indignes).
    C'est une formidable première victoire de nos quatre camarades marocains, du collectif de villageois qui s'est constitué et de notre CGT unie, coordonnée et donc plus forte !
    Rappelons toujours que ce qui place nos camarades travailleurs migrants en situation de vulnérabilité et les rend victimes de conditions de travail contraires à la dignité humaine, voire de Traite des êtres humains, c'est l'absence de droits (sans-papiers) ou la précarité de ces droits (saisonniers ou détachés), liée au durcissement inacceptable des politiques migratoires !
    Une seule solution : l'égalité des droits et de traitement entre travailleurs français et immigrés dès l'arrivée sur le territoire !

    Montreuil, le 17 septembre 2018


  • Contre la répression syndicale, la CGT fait reculer la direction de Bruder-Keller

    Alors qu'une procédure de licenciement avait été entamée à l'encontre de Pascal, délégué syndical de l'entreprise Bruder-Keller, la direction a finalement cédé en l'annulant suite à l'action de la CGT.

    Métallurgie

    Pascal était délégué syndical CGT de Bruder-Keller, une entreprise de production de matériel de haute précision en tôlerie fine. Reconnu pour ses compétences, il a pourtant été la cible d'une procédure de licenciement de la part de la direction.

    Grâce à la mobilisation de la CGT et des travailleurs, la direction a finalement cédé en annulant la procédure de licenciement et en formulant publiquement des excuses devant l'ensemble du personnel lors d'une réunion d'information.

    Outre sa réintégration, Pascal a également pu percevoir son salaire qui était jusque là suspendu. Ainsi, cette victoire, qui fut suivie par de nombreuses adhésions, démontre que pour nos droits et libertés, rien ni personne ne pourra museler la CGT et les travailleurs.

    Autres engagements de la direction, gagnés par le syndicat : l'amélioration des conditions de travail et du dialogue social dans l'entreprise.


vendredi 14 septembre 2018

  • Le rapport Schwartz, ou la libéralisation de la distribution de la presse

    Alors que le rapport Schwartz, rendu fin juillet au gouvernement, recommande notamment la fin du statut coopératif et solidaire de la distribution de la presse, la SGLCE-CGT conteste ce dernier, demandant le maintien de la loi Bichet, pour un système de distribution coopératif, égalitaire et démocratique de la presse.

    Presse

    Ce rapport, commandé par le gouvernement et confié à Marc Schwartz, conseiller-maître à la Cour des comptes, préconise une transformation profonde de la Loi Bichet et du cadre de régulation qu'elle organise, reposant sur 10 propositions.

    Parmi elles, la suppression du statut coopératif obligatoire, remplacé par un « droit à la distribution ». Ce « droit à être distribué dans des conditions transparentes, efficaces et non discriminatoires » laisse pantois tant son manque d'effectivité est déjà présent dans certains secteurs de notre société. Le rapport prend pour exemple le « droit au maintien du contrat de fourniture d'eau, malgré les impayés » pour illustrer ce « droit à la distribution ». Or, en 2017, environ un million de citoyens français ne bénéficiaient d'aucune mesure pour faciliter leur accès à l'eau potable ou pour en payer la facture s'ils étaient démunis. Le deuxième exemple pris par le rapport, est le "droit au compte bancaire", qui s'illustre également par un manque d'effectivité flagrant. Par ailleurs, quels moyens seront alloués pour la nouvelle autorité unique de régulation ?
    Sur le réseau de vente, le rapport Schwartz recommande de faire évoluer le cadre actuel afin de laisser plus de souplesse aux points de vente pour s'adapter aux besoins de leurs clients et les associer effectivement aux décisions qui les concernent au premier chef.

    Pour la SGLCE-CGT, la loi Bichet a permis de casser des monopoles pour favoriser une presse forte et la plus indépendante possible, permettant l'émergence et le développement de nombreux magazines ; y mettre fin serait faire un bon de plus de 70 ans dans le passé. La remise en cause de cette loi et du statut coopératif et solidaire, né après-guerre de la nécessité d'imposer le pluralisme de la presse, dans l'objectif que tous les citoyens puissent librement fonder et éclairer leur jugement, est totalement inacceptable et dangereux pour l'avenir de la démocratie.

    La SGLCE-CGT conteste le rapport Schwartz et demande le maintien de la loi Bichet, pour un système de distribution coopératif, égalitaire et démocratique de la presse. La presse n'est pas une marchandise comme les autres, c'est un bien culturel au service du pluralisme !


jeudi 13 septembre 2018

  • Pas d'augmentation du taux de commission du chèque vacances pour les bénéficiaires et les clients !

    Les organisations syndicales CGT – CFE CGC - CFTC - FSU et UNSA représentant les bénéficiaires du chèque vacances à l'Agence nationale pour le chèque vacances (ANCV) se réjouissent de l'arbitrage favorable rendu par le ministre des Finances de réévaluer de 1 à 2.5% le taux de commission payé par les prestataires acceptant le Chèque Vacances comme titre de paiement.
    Cette décision intervient après un vote favorable de la quasi-totalité des administrateurs de l'Agence (seul le collège Des prestataires du tourisme s'était prononcé contre et la CFDT s'était abstenue). Ce vote avait fait l'objet d'une longue concertation de toutes les parties concernées durant les mois précédents.
    Il s'agissait, en effet, de donner à l'ANCV les moyens de poursuivre son action sociale de haut niveau (26 millions d'euros, 250 000 bénéficiaires) mise notamment en danger par la volonté du précédent gouvernement de faire déposer les liquidités de l'Agence au Trésor sans rémunération ou contrepartie. Non seulement, cette action sociale pourra continuer à contribuer à la mise en œuvre partielle du droit aux vacances pour les plus démunis mais elle continuera à bénéficier aux professionnels du tourisme qui y trouvent une clientèle d'appoint et un élargissement des « ailes de saison ».
    L'agence qui, depuis sa création il y a plus de 30 ans, n'avait jamais augmenté aucun de ses taux de commission, continuera de pratiquer néanmoins des taux largement inférieurs à ceux des différents prestataires de titres de paiement. En ne touchant pas aux taux pratiqués envers ses clients (Comités d'entreprise (CE), équivalents de la Fonction publique (CIAS/COS-CASC/CGOS) et PME/TPE), le nouveau modèle économique de l'Agence lui permet d'assurer sa mission de service de public. Les plus de 5 millions de bénéficiaires que nous représentons vont continuer de profiter de chèques vacances au taux de 1%. Les finances des œuvres sociales de nos clients du privé comme du public n'en seront pas impactées.
    Les organisations syndicales CGT - CFE CGC - CFTC - FSU et UNSA se félicitent de ce résultat acquis grâce aux mobilisations et travaux collectifs menés.

    Montreuil, le 13 septembre 2018


  • La revue du Comité CGT des travailleurs privés d'emploi et précaires
    Précarité

    La revue, trimestrielle, du Comité CGT des travailleurs privés d'emploi et précaires fait peau neuve.

    Ce numéro 89 traite de la casse de Pôle Emploi, aborde des aspects pratiques auxquels sont confrontés chômeurs et précaires, et relaie les luttes gagnantes ou en cours.

    Vous pouvez le télécharger ci-dessous :


  • La pauvreté ne mérite pas des déclarations de bonnes intentions. Elle doit être éradiquée.

    Suivant, à la lettre, la déclaration du Président « on dépense un pognon de dingue », le plan pauvreté, comme tous ceux qui sont mis en œuvre depuis des années, déclare vouloir faire mieux avec moins.
    On connaît déjà l'efficacité de ce type de plan.
    De quoi parle-t-on ?
    En France, est considéré comme pauvre tout individu vivant dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur à 60% du niveau de vie médian (1 015 euros par mois pour une personne isolée en 2015). Cela représente 14,2% de la population française.
    - Parmi cette population pauvre, 1/3 sont des salariés.
    Pour ceux-là, le gouvernement ne prévoit rien. La CGT propose d'engager partout des négociations salariales, d'augmenter le Smic immédiatement à 1 800 euros, d'agir pour l'égalité professionnelle femme/homme et de sanctionner les employeurs qui imposent le temps partiel à ses salariés.
    - Parmi cette population pauvre, il y a les privés d'emploi dont 1 sur 2 n'est pas indemnisé ; et le gouvernement et le patronat envisagent encore d'économiser 1 à 4 milliards sur les allocations.
    - Parmi cette population pauvre, il y a un tiers d'enfants. Si nous ne pouvons que nous féliciter de l'annonce de 30 000 postes de crèche (si les aides aux départements sont effectives, ce qui n'est pas le cas actuellement), un verre de lait au petit-déjeuner ne suffira pas à transformer un système éducatif qui accentue les inégalités sociales alors qu'il devrait les réduire.
    - Parmi les 8,8 millions de pauvres, 1 million sont des retraités.
    Pour ceux-là, M. Macron leur a dit de se serrer la ceinture.
    La CGT propose que les pensions de retraites soient immédiatement augmentées et indexées sur le salaire moyen.
    - Parmi cette population pauvre, il y a les bénéficiaires du RSA.
    Là aussi, 1/3 de ceux qui y ont droit n'engagent pas la démarche pour en bénéficier. Il faut y remédier.
    Le gouvernement entend regrouper l'ensemble des minimas sociaux y compris l'APL, dans un revenu universel d'activité (sans donner le montant) qui serait supprimé, si le bénéficiaire refuse à 2 reprises une offre d'emploi.
    On connaît déjà le résultat d'une telle approche. Elle oblige le bénéficiaire à accepter n'importe quel boulot et donc l'éloigne de l'indispensable épanouissement que chacun doit avoir au travail et, surtout, elle permet de tirer vers le bas les salaires et les conditions de travail de tous les autres salariés.
    Pour un meilleur accompagnement des bénéficiaires du RSA, il ne faut pas, dans un même temps, envisager de supprimer 2 100 conseillers CAF d'ici 2022, de nombreux conseillers pôle emploi (la ministre n'ose pas annoncer le chiffre) et 50 000 fonctionnaires, notamment dans la fonction publique territoriale, qui est au cœur du dispositif de proximité. Il faut donc, au contraire, renforcer les moyens des services publics et des associations qui agissent, au quotidien, pour répondre aux besoins urgents des populations.
    La CGT exige non seulement que les emplois soient maintenus mais aussi augmentés à hauteur des missions nécessaires.
    Enfin, 1/3 de la population pauvre sont les jeunes de 18 à 25 ans. Pour eux, le gouvernement a déjà baissé les APL et renoncé à encadrer les loyers alors que ce secteur de dépense représente, pour certain, 60% de leur budget.
    La CGT, avec les organisations de jeunesse, entend agir le 9 octobre et les prochains jours pour que ceux qui représentent l'avenir de notre pays ne soit pas sacrifiés. Fort de l'annonce de multiplier par 5 le nombre de bénéficiaires de la garantie jeune, nous devons poursuivre notre bataille pour sa généralisation et, surtout, que les moyens soient donnés aux missions locales pour y répondre correctement.
    Les bénéfices du CAC 40 ont explosé en 2017 avec 94 milliards d'euros. Les aides et exonérations aux entreprises sont de 230 milliards d'euros chaque année, sans aucun contrôle.
    Il y a un pognon de dingue pour éradiquer la pauvreté.
    C'est sur cette base que la CGT présentera ses propositions le 17 octobre prochain, journée mondiale de refus de la misère.

    Montreuil, le 13 septembre 2018


mercredi 12 septembre 2018

  • Djibouti doit respecter les conventions internationales
    LIBERTÉS SYNDICALES, DROITS DE L'HOMME

    Djibouti ne brille pas par son respect des Droits de l'Homme. Depuis plus de 20 ans, les plaintes se sont succédé, tant au niveau du Bureau International du Travail que de l'ONU, concernant de nombreuses atteintes aux droits de l'Homme et des Femmes.
    Le dernier Examen Périodique Universel du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU qui s'est tenu en mai 2018 a réitéré le constat de violations flagrantes :
    - détention arbitraire et violations du droit à un procès équitable ;
    - persistance de la pratique de la torture ;
    - forte répression de l'opposition et violations récurrentes des droits civils et politiques ;
    - violations des droits de l'Homme dans la lutte contre le terrorisme.
    Il a également soulevé avec force la question du sort des syndicats djiboutiens.
    23 ans après, il est grand temps que les syndicalistes réprimés soient réintégrés dans leurs droits.
    En septembre 95, une grève générale allait être déclenchée par l'intersyndicale pour protester contre le programme d'ajustement structurel initié par le gouvernement. Celui-ci imposait une retenue de 30 à 40% sur les salaires de tous les travailleurs. Sans distinction, le gouvernement avait licencié, brutalisé et incarcéré arbitrairement des centaines de travailleurs dont les dirigeants de deux centrales de l'UDT et de l'UGTD. Ils demeurent sanctionnés, malgré les recommandations et résolutions du Bureau International du Travail réitérées lors des conférences internationales de juin à Genève.
    Plus que jamais, la CGT est aux côtés des syndicalistes, des militants associatifs, d'ONG, d'Associations des Droits de l'Homme, persécutés par le gouvernement de Djibouti.
    La CGT exige, aux côtés de ses camarades syndicalistes :
    - la reconnaissance et le respect de la liberté syndicale ainsi que le libre exercice des activités syndicales, conformément aux dispositions de la constitution Djiboutienne et des conventions et recommandations du BIT en vigueur. Il faut que cesse définitivement tout usage et toute forme d'ingérences dans les affaires intérieures des syndicats ;
    - la régularisation de tous les droits des dirigeants et militants syndicaux licenciés depuis 1995 : réintégration dans leurs services respectifs avec reconstitution des carrières et paiement intégral de leurs cotisations sociales ainsi que les arriérés de leurs salaires respectifs depuis la date de leur licenciement jusqu'à ce jour ; paiement des rappels de leur pension de retraite, en plus de leurs arriérés de salaires et cotisations sociales pour ceux qui sont déjà en position de retraite ;
    - que le code du Travail, les conventions collectives et les lois du travail soient mis en conformité avec les conventions, les recommandations de l'Organisation Internationale du Travail ainsi que les lois internationales tel que le protocole relatif aux droits économiques sociaux et culturels.
    Les institutions internationales et le gouvernement français doivent agir avec vigueur en ce sens. Il ne s'agit pas, comme certains peuvent le dire, d'ingérence dans la situation d'un pays mais du respect pur et simple des Droits de l'Homme et des conventions internationales.
    La CGT apporte toute sa solidarité aux femmes et aux hommes qui subissent ou ont subi ces terribles violations, elle réaffirme sa volonté inaliénable de faire respecter, en France et dans le monde, ces droits fondamentaux.

    Montreuil, le 12 septembre 2018


  • Le 22 septembre, marchons pour la Paix !

    Engagée dans un syndicalisme de transformation de la société pour un Développement Humain Durable, la lutte pour la Paix et le désarmement dans le monde s'inscrit dans les priorités de la CGT.
    La guerre est toujours un échec ; elle conduit au chaos et enfante des monstruosités dont sont victimes les peuples et les populations civiles jetées sur le chemin de l'exil. En tant qu'organisation syndicale, nous sommes très préoccupés par la situation des travailleurs et de leurs familles, de même que nous sommes très inquiets de voir le droit international bafoué et une recrudescence des conflits réduisant les populations à fuir leur pays, la misère, la haine et le fanatisme.
    Depuis 1981, sous l'égide de l'ONU, nous célébrons la journée internationale de la Paix, le 21 septembre.
    La CGT, actrice au sein du Collectif National "En marche pour la Paix", appelle à participer aux marches pour la Paix, le samedi 22 septembre 2018, qui auront lieu partout en France.
    D'autre part, le 14 octobre, le Collectif National "En marche pour la Paix" organise 10 rassemblements, en France, dans le cadre de la campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires.
    Alors que la casse des services publics, de la Sécurité sociale, du code du travail continue, alors que le refrain du "manque d'argent" persiste, l'assemblée nationale a adopté la loi de Programmation militaire 2019-2025 ; une loi qui porte les dépenses de défense à 2% du PIB de la France d'ici 2025, selon les exigences de l'OTAN (organisation illégale au regard des lois internationales). Alors que le gouvernement Macron exige de nous toujours plus de sacrifices, le budget annuel du ministère des Armées devrait progressivement passer de 34,2 milliards à 50 milliards d'euros, avec une hausse de 1,7 milliard d'euros, par an jusqu'en 2022, puis de 3 milliards d'euros, par an, jusqu'en 2025. Au total, Monsieur Macron propose d'engager 295 milliards d'euros entre 2019 et 2025 au titre de la loi de Programmation militaire, dont 42 milliards pour le renouvellement de la flotte de sous-marins nucléaires lanceurs d'engins basés à l'Île Longue et la composante nucléaire aéroportée.
    Toutes ces décisions vont à l'encontre de l'aspiration des peuples, de notre planète, des besoins sociaux mais va, aussi, à l'encontre du droit international. En effet, la France viole le Traité de Non-prolifération de 1968, en continuant à augmenter sa flotte nucléaire. De plus, depuis le 7 juillet 2017, les Nations Unies ont adopté un Traité d'interdiction des armes nucléaires. Ainsi, les armes nucléaires ne sont pas seulement immorales, elles sont illégales.
    La CGT exige que la France :
    - ratifie et applique le Traité d'Interdiction des Armes Nucléaires de l'ONU ;
    - renonce à porter son budget militaire à 2% du PIB ;
    - se retire de l'OTAN ;
    - s'engage résolument à construire une politique de Paix et de prévention des conflits en application de la Charte des Nations Unies et des résolutions de l'ONU pour une culture de la Paix.
    La CGT vous invite à signer la pétition du Mouvement de la Paix, exigeant de la France la ratification du Traité d'Interdiction des Armes Nucléaires :
    https://www.mvtpaix.org/wordpress/petitions/
    Soyons nombreux à participer aux marches pour la Paix, le samedi 22 septembre 2018 et aux rassemblements pour la ratification du Traité d'interdiction des armes nucléaires, le dimanche 14 octobre 2018. Marchons ensemble pour un monde de solidarité, de justice, de liberté, d'égalité, de fraternité et de Paix !

    Montreuil, le 12 septembre 2018


  • 6000 douaniers supprimés, 66 millions de citoyens en danger !

    Des attaques sans précédent ont été annoncées cet été contre les services publics dans le cadre du rapport du Comité Action Publique 2022 (Cap 2022). À travers une campagne comportant douze visuels, le SNAD CGT compte sensibiliser sur le rôle essentiel des douaniers.

    Fonction Publique

    Afin de sensibiliser au rôle essentiel des douaniers, la défense des missions douanières et dans la perspective des élections de la Fonction publique du 6 décembre 2018, la CGT douanes a décidé de lancer une campagne de douze semaines, avec douze visuels.

    Pour cette deuxième semaine, la CGT douanes souhaite mettre en lumière l'explosion du marché en ligne. Face à la multiplication des escroqueries, évasion fiscale et usurpations d'identité, face à un réseau qui complexifie l'identification (le Darknet), seul une quinzaine de douaniers combattent ces nouvelles menaces ! Or, tous les trafics sont aujourd'hui concernés (contrefaçons en tous genres – jouets, médicaments, pièces auto, armes, stupéfiants, tabac, etc). C'est pourquoi il est urgent d'agir en renforçant les effectifs des douaniers.

    La semaine dernière, la CGT douanes avait mis l'accent sur la place des Douanes dans les recettes du budget de l'État. En l'espèce, avec 70 milliards d'euros perçus, 268,5 millions d'euros de droits et taxes redressés, soit au total 15 % des recettes de l'État, chaque jour, les agents des douanes remplissent les caisses de l'Etat.

    Cette campagne sera présente sur les réseaux sociaux de la SNAD CGT (Facebook, Instagram et Twitter) et notre site internet pour alerter les citoyens


  • Défendons le sport pour toutes et tous

    La CGT et la FERC (Fédération Éducation, Recherche, Culture) CGT syndiquent et défendent les salarié.es du secteur sportif, enseignant.es, salarié.es des associations, agent.es du ministère.
    Depuis plusieurs mois, le gouvernement a lancé des réformes qui visent tous ces salarié.es mais qui mettent également à mal une conception du sport accessible à toutes et tous sur tout le territoire et vecteur d'émancipation. Il semble déterminé à casser le modèle français du sport qui fait travailler ensemble les professionnels du sport, les éducateur.trices, les fonctionnaires de l'État, sous l'impulsion d'un ministère qui porte un projet politique et régule les financements. En réduisant tous les budgets, en supprimant les emplois aidés, le gouvernement ouvre grand la porte aux financements privés, à la mise en concurrence des structures – voire à la fermeture des plus petites et des plus fragiles – et à l'élévation des tarifs pour les usagers. Et par là, il met à mal la vocation du sport comme acteur de l'éducation populaire.
    Nous nous sommes élevés il y a quelques mois contre la création d'une agence nationale du sport dont nous craignions qu'elle se substitue au ministère, privant le sport d'une gouvernance publique et poussant à la marchandisation généralisée du secteur.
    L'annonce brutale de la suppression de près de la moitié des postes au ministère des sports prouve que nos craintes étaient fondées !
    Les agent.es du ministère des sports réunis hier après-midi ont exprimé, en grand nombre et dans une ambiance d'expression démocratique et intersyndicale, leur ras-le bol face au mépris de leur hiérarchie et du gouvernement qui décident de leur avenir sans les tenir informés. Les agent.es de l'administration centrale comme les DTN (directeur.trices techniques nationaux) présents ainsi que les représentant.es des salariés du CNDS (centre national pour le développement du sport) ont tous dénoncé l'absence d'information officielle. C'est par le canal de la presse que les personnels ont appris au printemps la création de l'Agence nationale du sport qui impacte de fait les services et l'organisation du sport en France. C'est par la presse qu'ils ont eu connaissance de la suppression drastique de 1600 postes (ETP).
    Même si la nouvelle ministre des sports a apporté un démenti, trop c'est trop ! Les agent.es ont décidé de ne plus se laisser faire ! Ils se mobilisent pour défendre leurs postes et les missions du service public du sport. Une pétition « ressources humaines » à l'adresse de la ministre lui demandant de communiquer régulièrement sur les missions et la gestion des effectifs a été lancée. Le président de la République sera, lui, interpelé sur la question cruciale du devenir du service public du sport.
    La CGT, le SNPJS CGT (syndicat des agent.es du ministère) et la FERC CGT apportent tout leur soutien à l'action unitaire engagée. Il est urgent et encore possible de sauvegarder une organisation du sport dans laquelle les agent.es de l'État ont toute leur place malgré les annonces politiques. Ces agent.es doivent pouvoir poursuivre leurs missions publiques sur l'accès au sport pour tous, via des actions de formation et le développement des clubs, car ils sont la garantie d'un fonctionnement démocratique, véritable rempart contre la marchandisation du sport.

    Montreuil, le 12 septembre 2018


mardi 11 septembre 2018

  • 52e Congrès de la CGT
    13 au 17 mai 2019

  • Journée de mobilisation
    Interprofessionnel

  • Les premiers chiffres accablants des ordonnances Macron
    UNE MINISTRE DU TRAVAIL "HORS SOL"

    Le gouvernement annonce et se félicite de la baisse drastique du nombre de représentants du personnel et des contentieux aux prud'hommes, suite aux différentes réformes du droit du travail (Lois Macron 2015 et 2017 notamment).
    De manière parfaitement hypocrite, le gouvernement prétend que ces réductions de droits vont permettre de « fluidifier le dialogue social ». Son objectif à peine voilé de s'attaquer aux moyens dont disposent les salariés pour se défendre face à un patronat tout puissant est atteint : la voie juridique se referme pour les salariés empêchés de saisir les prud'hommes et la voie de la représentation se referme par la diminution du nombre d'élus. Ne manque que l'attaque des syndicats qui se matérialise par l'instauration d'un conseil d'entreprise interdisant aux syndicats de négocier ou par le référendum à la main de l'employeur qui lui permet de contourner les syndicats et de faire voter les salariés selon des modalités fort peu démocratiques.
    « Les élus sont moins nombreux mais seront tellement mieux formés ! », ose prétendre le gouvernement dans un accès de cynisme. Bien évidemment, la réalité est tout autre puisque la diminution du nombre d'élus ne s'accompagne en rien d'une augmentation proportionnelle des moyens, que ce soit en nombre d'heures de délégation, de jours de formation, de facilitation des moyens de communication en direction des salariés etc. Le gouvernement ne cherche pas à fluidifier mais bien à étouffer toute forme de résistance au pouvoir patronal et d'expression dans l'entreprise.
    L'élu devient un « couteau suisse » censé gérer les questions individuelles et collectives, les questions économiques et de santé, les activités sociales et culturelles, en bref, un élu omnipotent mais avec des moyens ridicules ! « 9000 CSE contre 23000 CHSCT auparavant », annonce encore le gouvernement ; qui peut croire que cela va améliorer la prise en charge des problématiques de santé, de sécurité et de qualité de vie des salariés ?
    Quant au nombre de saisines des tribunaux du travail, il passe de 176 000 à 127 000 en à peine deux ans. Et, ces chiffres ne prennent pas en compte les effets de la diminution drastique de l'indemnisation pour licenciement illégal ! Faut-il rappeler à un gouvernement qui se prétend républicain que le fondement d'un État de droit passe par une justice accessible et effective : le code du travail n'est qu'une coquille vide si les tribunaux permettant de le faire respecter sont inaccessibles. Ruptures conventionnelles, complexification de la procédure, indemnisation dérisoire… tout est fait pour écarter les salariés de la Justice.
    Et, l'on finira par la baisse du nombre de plans de sauvegarde de l'emploi, remplacés par des ruptures conventionnelles collectives qui n'offrent absolument pas les mêmes garanties de reclassement et qui permettent de licencier massivement et en toute légalité, alors que l'entreprise ne connaît aucune difficulté économique !
    Les chiffres et les annonces du gouvernement parlent d'eux-mêmes : les salariés voient leurs droits s'éloigner et la précarité s'installer, notamment avec une diffusion du CDI de chantier.
    Pour un véritable droit du travail et à la négociation dans votre entreprise, la CGT, FO, Solidaire, UNEF et UNL appellent à se mobiliser le 9 octobre prochain.

    Montreuil, le 11 septembre 2018


  • Le programme
    FORUM SOCIAL DE LA FÊTE DE L'HUMANITÉ

lundi 10 septembre 2018

  • Les salariés du Théâtre de La Commune appellent à la grève

    Les salariés du centre dramatique national d'Aubervilliers ont déposé un préavis de grève à partir du 20 septembre 2018 pour dénoncer une gestion et des conditions de travail calamiteuses.

    Seine-Saint-Denis

    ""Le Théâtre de la Commune, centre dramatique national d'Aubervilliers, rassemble des salariés qui travaillent à remplir les missions que ce lieu emblématique s'est vu confier.

    Pourtant, depuis quatre ans et à budget constant, on ne dénombre pas moins de 12 ruptures conventionnelles, 4 suppressions de postes, ainsi que des restructurations dans chaque service et des changements arbitraires d'attributions qui ont lourdement désorganisé la structure.

    L'absence de dialogue et le discrédit jeté sur une partie du personnel ont tendu, voire rendu impossible tout rapport dans l'entreprise. Aujourd'hui, les salariés sont épuisés et ne pouvant continuer ainsi, ont déposé un préavis de grève reconductible à partir du 20 septembre 2018.

    Les salariés exigent :
    "-" L'arrêt immédiat de pratiques de gestion du personnel nocives
    "-" Le respect de l'institution représentative du personnel
    "-" L'ouverture d'un audit social RH et, dans l'attente des conclusions :
    o Le maintien dans l'emploi, et dans leurs attributions, des salariés en poste
    o Le gel de toute nouvelle création ou suppression de poste, et des restructurations en cours.

    Ainsi, les salariés espèrent reconstruire tous ensemble une organisation de travail basée sur le respect des salariés, la confiance en leurs compétences et la concertation.


  • Un clip pour dénoncer la rigueur budgétaire à l'EPSM de la Sarthe
    Santé

    Depuis le début de l'année 2018, l'intersyndicale CGT-FO-Sud de l'EPSM de la Sarthe, mais aussi la communauté médicale d'établissement (CME) de l'établissement, se battent contre l'intégration forcée de l'EPSM dans le groupement hospitalier de territoire (GHT) de la Sarthe. Un recours devant le tribunal administratif a été déposé, qui rendra son verdict le 11 septembre prochain. En attendant l'intersyndicale s'est fendue d'un clip de campagne, "GHT Nan Nan" qui tout en détournant un tube de la rappeuse Diam's dénonce les heurs et malheurs hospitaliers à l'heure de la rigueur budgétaire.


  • En décembre 2018, je vote CGT !
    Élections Fonction publique

  • Non à l'austérité !!
    Élections Fonction publique

  • Voice Power : pour que ma voix compte... je gagne des voix
    Application

    ""Les élections de la fonction publique approchent. Les mois qui viennent vont être déterminants pour garantir un bon résultat des listes CGT.

    Tout l'été, beaucoup de militants des professions et des territoires se sont employés à aller à la rencontre des salariés de la fonction publique... partout même là où la CGT est peu ou pas présente. Cependant, dans cette dernière ligne droite il nous faut mobiliser bien au-delà en donnant les moyens à tous nos adhérents de participer activement à la campagne. A tous nos adhérents y compris ceux qui ne sont pas de la fonction publique. Tous côtoient, dans la famille, le cercle d'amis, dans leur entourage quelqu'un qui y travaille. Tous peuvent contribuer à gagner des voix pour la CGT...

    C'est l'objectif de l'application Voice Power. Elle permet à tous ceux qui le souhaitent d'interpeler à partir de leur téléphone (SMS), sous une forme ludique, un collègue de travail, un parent... un ami pour lui proposer de voter CGT .

    Voice Power se présente sous la forme d'un jeu. Un jeu qui permet d'habiller un personnage dans les habits d'un des métiers de la fonction publique (Cf clip campagne), de l'accompagner avec une revendication afin de réaliser une affiche qui pourra être diffusée par SMS ou sous toute autre forme. Le personnage pourra, selon votre choix, prendre votre visage (photo) et s'animer pour amplifier l'effet "sympathique" du jeu et ainsi favoriser son appropriation par le plus grand nombre de ceux qui en seront les destinataires. En effet, chaque destinataire pourra télécharger l'application et devenir lui même expéditeur. Ainsi, chaque adhérent de notre organisation, voir au-delà, peut devenir acteur actif de cette campagne et contribuer à la progression de la CGT.

    Téléchargez l'application

    Pour Appel :
    https://itunes.apple.com/fr/app/voice-power/id1435481360?mt=8

    Pour google :
    https://play.google.com/store/apps/details?id=fr.cgt.voice.power


  • Quels sont les enjeux de la négociation sur l'assurance chômage ?

  • La psychiatrie parisienne dans la rue
    Mobilisation

vendredi 7 septembre 2018

  • Sixième jour de grève à la clinique Orpéa Saint-Estève
    Santé

    ""Démissions, arrêts de travail, sous-effectifs chroniques : les salarié.e.s de la Clinique La Pinède à Saint-Estève près de Perpignan, appartenant au groupe Orpea/Clinea, n'en peuvent plus !

    Devant le refus de négociation de leur direction pour obtenir prise en compte de leurs difficultés, ils ont décidé de se mettre en grève le 4 septembre dernier.

    La réponse des dirigeants ? Remplacer les grévistes par des intérimaires ou des salarié.e.s du groupe Orpea/Clinea d'autres départements !

    Orpea se targue d'être « un des leaders européens de la prise en charge globale de la Dépendance, et dispose d'un réseau de 818 établissements (86 650 lits) répartis dans 10 pays en Europe, en Chine et bientôt au Brésil. » Son chiffre d'affaire s'affiche florissant, avec 700 millions d'euros en 2017, et le salaire de son Pdg en 2016, 1,3 million d'euros, témoignent de ces résultats.

    Mais, Orpea n'en est pas à sa première grève :
    "-" en février 2018, 35 salariés sur une cinquantaine, à la Clinique des Sorbiers à Issoire, avaient débrayé pour protester contre la baisse de leur salaire depuis le rachat de leur établissement par Orpea.
    "-" en avril 2018, le licenciement de deux représentants du syndicat allemand VER. DI, qui diffusaient des informations sur le droit de grève avait provoqué de vives réactions contre les positions antisociales du groupe.

    Déjà, en 2014, la CGT avait saisi la justice contre le groupe, pour pour dénoncer « la mise en place d'un système visant à infiltrer le syndicat et surveiller le personnel d'un groupe de maisons de retraite ».

    Cette fois, les structures locales CGT ont décidé d'interpeller la Direccte pour obtenir de la direction des réponses à leurs revendications.

    Une cagnotte de soutien aux grévistes est accessible ici.


  • La psychiatrie parisienne dans la rue

    Hier, 6 septembre 2018, les établissements publics psychiatriques parisiens étaient mobilisés. Sainte-Anne, Maison Blanche et Perray Vaucluse (Essonne), déjà regroupés en Groupement Hospitalier de Territoire vont fusionner en janvier 2019 en Groupement Hospitalier Universitaire. Un protocole de travail établi par la Direction va soumettre ce secteur déjà mal en point à une souffrance plus grande.

    Mobilisation

    En imposant son protocole de travail pour 2019, la direction pourrait en effet se passer d'embaucher 135 personnes sur le GHT puisque le nombre de jours de repos qu'elle veut voler à l'ensemble de ses agents, de 5 à 10 jours selon les cas, permettrait de combler ces temps pleins !

    L'accroissement permanent de la charge de travail, les salaires qui stagnent depuis 2010 avec le blocage du point d'indice, tout ceci n'a qu'une seule fin : diminuer les coûts.

    ""

    ""


  • Le pouvoir d'achat des agents de la RATP en berne

    Avec le gel de la valeur du point, l'inflation et les politiques du gouvernement, le pouvoir d'achat des agents de la RATP se dégrade significativement. Ainsi, La CGT-RATP appelle les agents à participer à la journée interprofessionnelle organisée le 9 octobre 2018 à l'appel de la CGT – FO – Solidaires – UNL et UNEF.

    Transport

    ""Les finances du groupe RATP sont plus que positives, avec un résultat de 2 787 millions d'euros au 30 juin 2018, en progression par rapport à 2017, permettant de dégager un supplément de capacité d'autofinancement (CAF) pour le groupe. Pourtant, l'entreprise a purement et simplement gelé la valeur du point d'indice.

    Avec les mesures d'austérité engagées, ainsi que celles à venir par le gouvernement et complétées par un taux d'inflation non maitrisé de 2,3%, les agents de la RATP ne peuvent que constater la dégradation de leur pouvoir d'achat…

    Par ailleurs, la RATP conforte son positionnement sur une trajectoire stratégique visant à la casse de l'emploi et du service public, par la mise en place de projets d'organisation du travail qui accentuent la dégradation des conditions de travail des agents et la filialisation d'activités, sous prétexte d'anticiper l'ouverture à la concurrence.


  • Grève à la clinique Orpéa de Saint-Estève
    Santé

    ""Démissions, arrêts de travail, sous-effectifs chroniques : les salarié.e.s de la Clinique La Pinède à Saint-Estève près de Perpignan, appartenant au groupe Orpea/Clinea, n'en peuvent plus !

    Devant le refus de négociation de leur direction pour obtenir la prise en compte de leurs difficultés, ils ont décidé de se mettre en grève le 4 septembre dernier.

    La réponse des dirigeants ? Remplacer les grévistes par des intérimaires ou des salarié.e.s du groupe Orpea/Clinea d'autres départements !

    Orpea se targue d'être « un des leaders européens de la prise en charge globale de la dépendance, et dispose d'un réseau de 818 établissements (86 650 lits) répartis dans 10 pays en Europe, en Chine et bientôt au Brésil. » Son chiffre d'affaires est florissant, avec 700 millions d'euros en 2017, et le salaire de son PDG en 2016 de 1,3 million d'euros, témoignent de ces résultats.

    Mais, Orpea n'en est pas à sa première grève :
    "-" en février 2018,35 salariés sur une cinquantaine, à la Clinique des Sorbiers à Issoire, avaient débrayé pour protester contre la baisse de leur salaire depuis le rachat de leur établissement par Orpea.
    "-" en avril 2018, le licenciement de deux représentants du syndicat allemand VER. DI, qui diffusaient des informations sur le droit de grève avait provoqué de vives réactions contre le groupe.

    En 2014, déjà, la CGT avait porté plainte contre Orpea/Clinea qui avait mis en place un « un système visant à infiltrer le syndicat et surveiller le personnel d'un groupe de maisons de retraite. »

    Pas de quoi être étonné, finalement, des méthodes déloyales, antisociales, voire illégales, usées par la direction : les structures locales CGT ont donc décidé d'interpeller la Direccte de Perpignan afin qu'elle fasse le nécessaire pour que le droit soit respecté.


  • reste à charge financière des patients en matière de frais de soins de santé : la réalité

    Plus personne ne peut l'ignorer maintenant : le gouvernement annonce - à grand renfort de propagande médiatique - la mise en œuvre des promesses de campagne faites par sa majesté Macron, dont celle de l'accès aux soins de santé pour tous - notamment pour le dentaire, l'optique et l'audition. Mais - comme l'a si bien dit un ancien président, "les promesses n'engagent que ceux qui les croient". Et nombre d'entre eux vont tomber de haut lorsqu'ils se rendront compte que les mesurettes que va prendre le gouvernement ne régleront en rien le droit d'accès à des soins de qualité pour tous.

    Financement

jeudi 6 septembre 2018

  • Le programme
    Forum social

    VENDREDI 14 SEPTEMBRE

    DÉBAT 15h-16h15

    Nouvelles directives : vers la fin du service public du gaz et de l'électricité ?

    DÉBAT ORGANISÉ PAR LES CCE DES ENTREPRISES EDF, ENEDIS, GRDF
    ANIMÉ PAR ÉRIC SERRES, JOURNALISTE À L'HUMANITÉ

    Étienne POIREL
    SECRÉTAIRE DU CCE ENEDIS

    Carine DANTON
    ÉLUE DU CCE EDF

    Thierry JOURNET
    SECRÉTAIRE DU CCE GRDF

    DÉBAT 16h30-17h45

    Fonction publique : rassembler, lutter, voter pour des services publics de qualité

    DÉBAT ORGANISÉ PAR LA FÉDÉRATION CGT DES SERVICES PUBLICS
    ANIMÉ PAR FRÉDÉRIC DAYAN, JOURNALISTE DE LA NOUVELLE VIE OUVRIÈRE

    Baptiste TALBOT
    SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA FÉDÉRATION CGT DES SERVICES PUBLICS

    Mireille STIVALA
    SECRÉTAIRE GÉNÉRALE DE LA FÉDÉRATION CGT DE LA SANTÉ ET DE L'ACTION SOCIALE

    Sandrine MOUREY
    SECRÉTAIRE GÉNÉRALE DE L'UNION DÉPARTEMENTALE CGT 21

    Jean-Marc CANON
    SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L'UNION FÉDÉRALE CGT NOS CONSEILLERS SONT DES SYNDICATS DE L'ÉTAT

    Collectivité en lutte
    (À DÉTERMINER)
    PROGRAMME 2018

    18H : INAUGURATION DU FORUM

    EN PRÉSENCE DE
    Philippe MARTINEZ
    SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA CGT

    Patrick LE HYARIC
    DIRECTEUR DE L'HUMANITÉ

    Patrick APEL-MULLER
    DIRECTEUR DE LA RÉDACTION DE L'HUMANITÉ

    20h30-00h30

    Le café des luttes espace d'échanges et de convivialité ouvert de 9h à 0h30 vous propose une soirée fraternelle en musique dans un espace convivial.
    > 20h - 21h : Mich'to >
    21h - 23h : Les Szgaboonistes >
    23h - 00h30 : Tocacake

    SAMEDI 15 SEPTEMBRE

    DÉBAT 10h45-12h00

    DÉBAT ORGANISÉ PAR LA CGT INTÉRIM ET LA FÉDÉRATION CGT DU SPECTACLE
    ANIMÉ PAR UN JOURNALISTE DE LA NOUVELLE VIE OUVRIÈRE

    Bernard THIBAULT
    REPRÉSENTANT DES TRAVAILLEURS AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
    DU BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL

    Dearbhal MURPHY
    SECRÉTAIRE GÉNÉRALE ADJOINTE DE LA FÉDÉRATION INTERNATIONALE DES ACTEURS, EN CHARGE DU DIALOGUE SOCIAL EUROPÉEN DANS LE SPECTACLE VIVANT ET L'AUDIOVISUEL

    Mathieu GRÉGOIRE
    SOCIOLOGUE À L'UNIVERSITÉ DE PARIS NANTERRE

    Laëtitia GOMEZ
    SECRÉTAIRE À LA FORMATION SYNDICALE DE CGT INTÉRIM

    Corinne VERSIGNY
    SECRÉTAIRE DE L'UNION DÉPARTEMENTALE CGT 33

    Denis GRAVOUIL
    SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA FÉDÉRATION CGT DU SPECTACLE

    DÉBAT 13h15-14h45

    DÉBAT ORGANISÉ PAR L'UNION CGT RATP
    ANIMÉ PAR GÉRALD ROSSI, JOURNALISTE À L'HUMANITÉ

    Catherine GUILLOUARD
    PRÉSIDENTE DE LA RATP

    Jacques BAUDRIER
    ÉLU PCF AU SYNDICAT DES TRANSPORTS D'ILE-DE-FRANCE

    Bertrand HAMMACHE
    SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L'UNION CGT RATP

    DÉBAT 15h-16h15

    Transition énergétique : l'avenir des centrales thermiques et des zones portuaires

    DÉBAT ORGANISÉ LA FÉDÉRATION NATIONALE DES MINES ET DE L'ÉNERGIE CGT ET LA FÉDÉRATION CGT DES PORTS ET DOCKS

    ANIMÉ PAR UN JOURNALISTE DE LA NOUVELLE VIE OUVRIÈRE

    Loïc DELPECH
    DIRIGEANT FÉDÉRAL À LA FÉDÉRATION CGT DES MINES ET DE L'ÉNERGIE

    Serge COUTOURIS
    SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ADJOINT À LA FÉDÉRATION CGT DES PORTS ET DOCKS

    DÉBAT 16h30-17h45

    SNCF : réappropriation du service public ferroviaire par les salariés et les usagers

    DÉBAT ORGANISÉ PAR LA FÉDÉRATION CGT CHEMINOTS

    ANIMÉ PAR MARION D'ALLARD, JOURNALISTE À L'HUMANITÉ

    Laurent BRUN
    SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS

    Roger DILLENSEGER
    PRÉSIDENT DE L'UNSA FERROVIAIRE

    Bruno GAZEAU
    PRÉSIDENT DE LA FNAUT

    Éliane ASSASSI
    SÉNATRICE DE LA SEINE SAINT-DENIS,
    PRÉSIDENTE DU GROUPE CRCE AU SÉNAT

    Benjamin RAIGNEAU
    DRH DE LA SNCF

    DEBAT 18h-20h

    Débat avec le secrétaire général de la CGT Philippe MARTINEZ

    DÉBAT ORGANISÉ PAR LA CONFÉDÉRATION CGT

    ANIMÉ PAR PATRICK APEL-MULLER, DIRECTEUR DE LA RÉDACTION DE L'HUMANITÉ

    Philippe MARTINEZ
    SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA CGT

    20h30-00h30

    Le café des luttes espace d'échanges et de convivialité ouvert de 9h à 0h30 vous propose une soirée fraternelle en musique dans un espace convivial.
    > 20h - 21h : Mich'to >
    21h - 23h : Les Szgaboonistes >
    23h - 00h30 : Tocacake

    DIMANCHE 16 SEPTEMBRE

    DÉBAT 10h30-11h45

    Vacances, culture, loisirs et handicap

    DÉBAT ORGANISÉ PAR LA CCAS, LE CCGPF ET LE CRE RATP

    Nicolas CANO
    PRÉSIDENT DE LA CCAS

    Jennifer LESAGE-DAVID
    CO-DIRECTRICE DE L'INTERNATIONAL VISUAL THÉÂTRE

    Jean-Marc CADOR
    SECRÉTAIRE DU CRE RATP

    Gérard MASSON
    PRÉSIDENT D'HONNEUR DE LA FÉDÉRATION FRANÇAISE HANDISPORT

    Céline SIMON
    SECRÉTAIRE DU CCGPF

    DÉBAT 12h-13h15

    Retraites : mise au point par réforme ou véritable changement de modèle ?

    DÉBAT ORGANISÉ PAR LA CONFÉDÉRATION CGT

    ANIMÉ PAR SÉBASTIEN CREPEL, JOURNALISTE À L'HUMANITÉ

    Intervenante :
    Catherine PERRET
    Secrétaire confédérale CGT


  • Quels sont les enjeux de la négociation sur l'assurance chômage ?

    Après la réouverture de la négociation sur l'assurance chômage, Denis Gravouil, dirigeant de la CGT, nous explique l'importance que peut revêtir cet évènement. En l'espèce, tout le monde est concerné : ceux qui sont au chômage, ceux qui risquent de l'être, mais aussi ceux menacés par le chantage à l'emploi.

    Assurance chômage

    ""Le chômage peut toucher tout le monde, même dans le public où l'on trouve de plus en plus de contrats précaires. Or, la croissance n'étant pas au rendez-vous, le projet de loi du gouvernement a changé en cours de route. Décidé à faire des économies sur le dos des chômeurs, il prévoit désormais des coupes franches dans le dossier assurance chômage. Ainsi, le gouvernement fait ouvrir de nouveau la négociation, en donnant l'illusion de tendre la main aux partenaires sociaux, se mettant au passage d'accord avec le patronat pour sabrer un peu plus dans les dépenses sociales.

    Le projet des libéraux (gouvernement et patronat) est de détruire le modèle de protection sociale français basé sur la solidarité, afin de tendre vers un système qui repose sur un filet de sécurité minimal (une indemnité forfaitaire) financé par l'impôt : la CSG. L'idée de ce changement promu par le gouvernement et le Medef est de faire « péter » tout ce qui reste de droits mutualisés.

    La CGT porte des propositions sur l'assurance chômage, partant du principe que leur revenu doit être compensé par un revenu de remplacement (c'est l'esprit même du conseil national de la résistance). Par ailleurs, seulement 42% des chômeurs sont aujourd'hui indemnisés. Ainsi, la CGT se battra tant sur le nombre de chômeurs à indemniser, que sur le montant de cette indemnisation, mais aussi sur l'égalité femmes-hommes (les femmes sont plus touchées par la précarité liée aux CDD et CDI), les jeunes (qui mettent en moyenne huit ans à obtenir un CDI), les chômeurs de longue durée, les séniores. Tous ces sujets seront abordés car ils répondent concrètement aux besoins des salariés.

    Le 1er décembre aura lieu une manifestation contre le chômage qui doit devenir un temps fort afin de surveiller cette négociation et contrer au maximum les projets conjoints du gouvernement et du patronat de faire baisser violemment les droits des chômeurs. Chômeur n'est pas un choix.


  • Les cheminots poursuivent la lutte dès le 18 septembre
    Mobilisation

    ""Deux cent représentants syndicaux rassemblés au Conseil National de la Fédération CGT des Cheminots ont confirmé la volonté de poursuivre la mobilisation contre la réforme ferroviaire et à mener des actions dès le 18 septembre.

    Dans un communiqué, dans lequel ils dénoncent « la déréglementation du système ferroviaire et la régression sociale », ils annoncent leur participation à la manifestaton intersyndicale du 9 octobre prochain.


  • Deux journalistes condamnés à 7 ans de prison
    Birmanie

    Pour avoir voulu enquêter, en décembre dernier, sur le massacre de dix paysans rohingyas par des soldats, deux journalistes birmans, Wa Lone et Kyaw Soe Oo, employés par l'agence de presse britannique Reuters, viennent d'être condamnés à une peine de 7 ans d'emprisonnement.
    ""
    Cette condamnation, dénoncée par les syndicats de journalistes français et birmans a également provoqué une réaction de l'Onu, qui a demandé leur libération immédiate.

    Ce jugement d'une sévérité extrême, fondé sur une accusation de violations de « secrets d'État », intervient alors que se joue, à l'Onu, la question de la poursuite des militaires birmans devant la justice internationale après la mise en cause de la Birmanie dans un rapport évoquant un "génocide" des Rohingyas par l'armée, et pointant le silence d'Aung San Suu Kyi, à la tête du gouvernement civil depuis 2016.


  • Luttons contre les violences d'extrême droite
    EXTRÊME DROITE

    Là où depuis plusieurs années la population subit les conséquences d'une politique d'austérité, le racisme, la xénophobie, la haine et le rejet de celui qui est différent se sont progressivement installés.
    La stratégie des partis politiques ultra-libéraux à se présenter comme la seule alternative crédible face à l'extrême droite, tout en jouant avec elle, entre dans sa phase dangereuse.
    Par ailleurs, le déferlement de propos haineux et de raccourcis en tout genre sur les réseaux sociaux et, cela, en toute impunité, crée un climat favorisant les actes de violence.
    Le vote pour des candidat.e.s soutenant des thèses d'extrême droite apparait de moins en moins comme l'expression d'un seul mécontentement. Au point que, dans de nombreux pays d'Europe, plusieurs partis politiques de droite font le choix de s'allier avec l'extrême droite dans des gouvernements. Ces derniers, une fois au pouvoir, ne remettent jamais en cause les politiques d'austérité mais, au contraire, les renforcent.
    Intrinsèquement pacifiste et internationaliste, la CGT a toujours combattu le populisme, le racisme, le fascisme. Aujourd'hui, plusieurs de ses organisations en territoire combattent l'installation de « Bastion Social », une officine néo-fasciste qui, sous couvert de solidarité, commet des violences inacceptables dans l'espace public de nombreuses villes.
    La campagne de la CGT contre les idées d'extrême droite doit s'intensifier. C'est pourquoi nous rappelons l'existence de nombreux outils (fiches argumentaires, affiches, journées de formation) à la disposition de nos organisations et de nos militants, pour mener dans l'entreprise et les administrations, la bataille des idées.
    Le travail intersyndical sur ce sujet, en France, mais aussi en Europe va également se poursuivre.
    Dans ce contexte, la CGT exige des pouvoirs publics, y compris des représentants de l'Etat dans les départements, d'être à l'écoute des organisations progressistes et d'être inflexibles face aux violences racistes et fascistes en prenant l'ensemble des dispositions nécessaires (notamment l'interdiction de rassemblement ou la dissolution de certains groupuscules).
    Le procès des assassins de Clément Méric nous rappelle à quel point la violence de l'extrême droite n'a aucune limite même pas celle d'ôter la vie.

    Montreuil, le 6 septembre 2018


  • Calendrier 2018

    Du ou avec le pôle "Activités en territoires" confédéral :
    • 27 septembre : rencontre des comités régionaux à Montreuil
    • 22 et 23 novembre : rencontre des comités régionaux à Dijon
    • 17 janvier 2019 : rencontre nationale des mandatés cgt dans les Ceser et au Cese avec la participation de Philippe Martinez à Montreuil (salle du CCN).

    Diverses initiatives CGT dans les territoires :
    • 21 septembre : journée d'étude régionale sur la santé en territoire Aquitaine
    • 27 et 28 septembre : rencontre régionale des unions locales d'Aquitaine
    • 2 octobre : rencontre cgt sur la métropole du Grand Paris
    • 9 octobre : colloque sur le devoir de vigilance en occitanie
    • 17 et 18 octobre : Assises nationales de la formation professionnelle

    Des conférences régionales sont annoncées :
    • 26 septembre : Alsace
    • 9 au 11 octobre : Pays de Loire
    • 20 novembre : constitutive du comité régional Grand Est
    • 3 et 4 octobre 2019 : constitutive du comité régional Nouvelle Aquitaine à l'issue de la conférence commune Aquitaine Limousin Poitou-Charentes

    Pour en savoir plus : territoires@cgt.fr

    Formation syndicale 2018 organisée par le pôle Territoires confédéral :
    • Prospective et territoires 3ème module : 19 au 21 septembre à Courcelle
    • Dialogue social territorial : 26 au 28 novembre à l'ISST de Bourg La Reine
    • Mandatés Ceser 2ème module : 10 au 12 décembre à Courcelle

    Pour s'inscrire : territoires@cgt.fr


  • France stratégie propose un vade-mecum pour élaborer les pactes régionaux d'investissement dans les compétences
    Informations diverses

    France Stratégie publie le 19 juillet 2018 un guide méthodologique pour élaborer les pactes régionaux d'investissement dans les compétences.

    Avant la mise en ligne en 2019 de la plateforme Agora, qui permettra grâce au big data et à l'open data de suivre la totalité des personnes engagées dans un parcours de formation, France Stratégie recense diverses sources d'informations susceptibles d'aider les acteurs à élaborer les pactes régionaux d'investissement dans les compétences 2019-2022. Ce guide vient compléter les huit recommandations émises par le Cnefop à destination des Crefop pour l'élaboration des plans régionaux.

    Il recense "des sources de données et des exemples d'analyses produites à partir de celles-ci sur la relation entre emploi, compétences et formation" pour "favoriser un dialogue constructif entre les acteurs du territoire, afin de définir les actions prioritaires des Pactes d'investissement, tant en termes de cibles que de contenus et de leviers".
    Le guide doit notamment aider les acteurs territoriaux à identifier les besoins en compétences et les publics cibles.

    Le guide permet tout autant de bâtir une GPEC territoriale que de cibler les publics prioritaires. Dès l'automne, il sera complété par une partie dédiée aux parcours et trajectoires des personnes entrant en formation.

    Il est conçu avec une double entrée : par thème, pour expliquer par exemple comment cibler les publics, identifier les différentes sources mobilisables, avec chaque fois des conseils méthodologiques ; par source, avec une présentation détaillée pour chacune qui précise son champ, sa périodicité, sa nomenclature…

    Le vade-mecum est articulé autour de trois chapitres, dédiés respectivement à l'analyse des besoins en emplois à court, moyen et long terme ; à l'anticipation de l'évolution des besoins et des métiers à moyen et long terme ; aux techniques pour repérer les publics cibles (en situation d'illettrisme, les primo-arrivants, personnes fragiles…).

    "Il est d'ores et déjà prévu de compléter ce vade-mecum dès l'automne 2018 avec une partie consacrée aux parcours et trajectoires des individus qui entrent et sortent des dispositifs d'accompagnement et de formation", souligne France stratégie.
    "Les données issues de la nouvelle Déclaration sociale nominative (DSN) ou de la base Sismmo (Système d'information statistique des mouvements de main-d'œuvre) vont également offrir de nouvelles perspectives d'analyse sur le champ du diagnostic emploi formation régional, qu'il conviendra de signaler lors des actualisations du vade-mecum", souligne France stratégie, qui souhaite mettre ainsi à disposition de tous les professionnels les opportunités du big data et de l'open data.

    Pour en savoir plus


  • "Le CPF profite aux individus les plus autonomes", qu'ils soient demandeurs d'emploi ou salariés (Dares)
    Informations diverses

    Alors que le projet de loi "avenir professionnel" prévoit une réforme en profondeur du CPF, la Dares publie une étude qualitative sur le CPF, le 10 juillet 2018.

    Entré en vigueur le 1er janvier 2015, le compte personnel de formation est un nouveau droit à la formation qui permet d'alimenter annuellement un capital d'heures de formation.
    Attaché à l'individu, il permet à toute personne active, dès son entrée sur le marché du travail, d'acquérir des droits à la formation mobilisables tout au long de sa vie professionnelle, quel que soit son statut.

    En janvier 2018, la Dares a lancé une évaluation qualitative sur le compte personnel de formation, menée par les cabinets Pluricité et Itinere Conseil.
    L'objectif de l'étude est d'analyser la mise en œuvre du CPF en s'intéressant aux logiques de recours par les usagers, aux changements induits sur les pratiques opérationnelles des acteurs de terrain, à la pertinence de l'offre de formation et enfin à la solvabilité de ce droit.
    Les investigations de terrain ont été menées dans quatre départements au sein de deux régions et de quatre Opca, couvrant des secteurs dont les besoins et pratiques en matière de formation professionnelle sont diversifiés (Constructys, Fafiec, Agefos PME et Uniformation).

    Il en ressort notamment une grande diversité de la perception comme des conditions de mise en œuvre du dispositif par les bénéficiaires.
    Toutefois, qu'il s'agisse des demandeurs d'emploi ou des salariés, hormis pour les plus qualifiés ou ceux qui avaient une expérience de la formation professionnelle, il ne constitue pas un réel "levier d'autonomisation" dans la construction de parcours professionnels et suppose un accompagnement.
    "Il serait plus approprié de parler 'des comptes personnels de formation', tant l'objet CPF apparaît polymorphe".
    L'analyse met en évidence la diversité des usages en fonction des publics et du contexte.
    "D'abord perçu comme un objet technique et une ligne de financement parmi les autres, au niveau institutionnel comme par les tiers accompagnateurs, [le CPF] a rapidement été intégré dans les silos traditionnellement à l'œuvre en matière de financement de la formation professionnelle. Il en découle des prises en charge différenciées entre personnes en recherche d'emploi et salariés, d'une part, pour les salariés entre eux, d'autre part".

    En 2017, la moitié des 300 000 dossiers engagés concernaient des demandeurs d'emploi. Les entretiens menés auprès de ces derniers, comme auprès des conseillers Pôle emploi, démontrent que le CPF est mobilisé une fois le projet de formation abouti et dans le cadre de l'ingénierie financière. Le refinancement des heures CPF par le FPSPP a soutenu les achats collectifs de formation de Pôle emploi et de certaines régions, ainsi que des projets plus autonomes, en complément de financements individuels. Les conseillers abordent peu les notions de choix individuel et de construction de parcours avec les bénéficiaires, dont une partie n'identifie pas clairement le CPF une fois les formations réalisées. "Par ailleurs, le taux horaire de prise en charge appliqué en lien avec la convention liant Pôle emploi et le FPSPP (9 €) apparaît inadapté pour solvabiliser les projets financés uniquement sur le CPF, et nécessite bien souvent un cofinancement de la part de l'individu". "La dimension procédurale de la mobilisation du CPF semble avoir pris le pas sur l'esprit du CPF, qui n'est dans ces situations pas réellement mobilisé dans une logique de parcours individuel". "Les conditions n'ont pas été réunies pour que le CPF soit un réel levier de l'autonomisation dans la définition et la réalisation des projets de formation" des demandeurs d'emploi.

    Les actions de formation suivies par les salariés dans le cadre du CPF sont très hétérogènes, ainsi le projet "est défini à l'articulation des règles de prise en charge, des stratégies d'entreprises et des usages individuels". L'étude met également en avant que les plafonds des coûts pédagogiques horaires sont très variables selon les branches. "L'évolution de ces plafonds répond à une logique d'équilibrage budgétaire de l'enveloppe CPF au sein de chacun des Opca : ils sont attractifs lorsque les fonds sont peu consommés, et revus à la baisse dans le cas contraire, induisant des phénomènes de stop and go", observe la Dares.

    D'une manière générale, qu'il s'agisse des salariés ou des demandeurs d'emploi, le CPF profite aux individus les plus autonomes et en mesure de définir un projet de formation sans accompagnement spécifique. "Les salariés qui ont le plus de chance de bénéficier d'un CPF sont qualifiés ; sont déjà passés par une action de formation professionnelle et identifient ainsi l'intérêt qu'il y a à se former avec son CPF ; travaillent dans des entreprises disposant d'une fonction RH structurée." De même les demandeurs d'emploi qui "identifient le mieux le CPF sont les plus aguerris à la formation professionnelle, et les plus autonomes dans leurs démarches".
    Pour les ayants droit moins autonomes, un accompagnement "tout au long de la chaîne d'activation du CPF apparaît nécessaire, de l'ouverture du compte jusqu'à la validation du financement de la formation. Les réponses sont en pratique inégales, les différents tiers accompagnateurs (entreprises, Opca, Opacif et Fongecif, Apec, acteurs du service public de l'emploi, organismes de formation) proposant des accompagnements plus ou moins profonds". La Dares précise que "seuls les acteurs du conseil en évolution professionnelle positionnés sur ses trois niveaux de service ont la possibilité d'intervenir sur l'ensemble de cette chaîne."
    Les conditions de mise en œuvre du CPF sont très différentes : l'enquête cite des projets allant de 4 200 heures à quelques-unes, des coûts qui oscillent de quelques dizaines d'euros à 70 000 euros. Néanmoins, "les projets de moins 100 heures restent majoritaires, les formations en langues vivantes se détachant de manière très significative, que cela soit dans le cadre du CPF dit autonome (sans intervention de l'employeur) ou du CPF co-construit entre l'employeur et le salarié." Les formations obligatoires sont également bien représentées (habilitations électriques, Caces…), et répondent en partie à des logiques d'incitation forte à la mobilisation du CPF par les employeurs. Ces dernières sont également très courantes chez les demandeurs d'emploi.
    Enfin, l'ambition certifiante du CPF est perçue comme un outil de sécurisation des parcours des bénéficiaires. Elle est également devenue un enjeu de positionnement sur le marché des particuliers pour une partie des organismes de formation. Les listes d'éligibilité au CPF ont de leur côté montré leurs limites, leur définition a néanmoins soutenu des réflexions autour de l'analyse et de la priorisation des besoins en compétences, à l'échelle des branches et des territoires, et plus globalement autour du paysage de la certification professionnelle.

    Pour en savoir plus
    "-" Le rapport final
    "-" La synthèse


  • Droit à la santé partout et pour tous : égalité, proximité, solidarité
    En direct de la CGT en territoires

    Suite aux assises de la santé et de la reconquête de la sécurité sociale organisées à Clermont Ferrand et Lyon en juin 2017, le comité régional cgt Auvergne Rhône Alpes met à disposition des organisations une série de fiches pratiques et revendicatives pour aller au débat avec les syndiqués, les salariés et les acteurs de la santé en territoire.

    Fiche 0 : La sécurité sociale, une idée neuve ?
    La sécu, c'est plus que l'assurance maladie, c'est la prise en charge globale des besoins humains. Ni assistance, ni assistanat, ni charité, mais socialisation d'une part des richesses créées par le travail et solidarité fondée sur la démocratie.
    "-" une fiche animation
    "-" une fiche débat

    Fiche 1 : L'organisation du système de santé pour répondre aux besoins, éradiquer les déserts médicaux
    Notre système de santé rencontre aujourd'hui de graves difficultés (accès aux soins, privatisation accrue de la médecine....), source de risques pour la santé de la population.
    La CGT développe des propositions pour résoudre ces problèmes et permettre une réorganisation de notre système de santé. Il s'agit de mettre en place un véritable service public de santé financé et régulé par les cotisations sociales, car elles sont assises sur la création collective de richesses, et non par l'impôt.
    "-" une fiche animation
    "-" une fiche débat

    Fiche 2 : bien travailler pour bien vivre : les enjeux de la prévention
    Dans notre système, le travail est trop souvent une source de souffrance que nous ne pouvons accepter. La démarche de prévention est centrale.
    La Cgt propose de se réapproprier le travail en donnant la parole aux salariés pour trouver des solutions ensemble : la démarche travail.
    "-" une fiche animation
    "-" une fiche débat

    Fiche 3 : Bien vieillir aujourd'hui et demain : pour une société de tous les âges
    Un tiers de la population sera retraité d'ci 2035, c'est un choc démographique qu'il faut « anticiper pour agir ».
    "-" une fiche animation
    "-" une fiche débat

    Fiche 4 : Une filière industrielle au service de la santé
    La santé devient un débouché économique, sans tenir compte de la réponse aux besoins et de l'utilité sociale. La question du contrôle et de la propriété de ces industries est posée.
    "-" une fiche animation
    "-" une fiche débat

    Fiche 5 : Changer la vie partout et pour tous, la démarche Cgt
    Comment mobiliser les syndicats d'un territoire au sein de l'UL en associant l'UD et les professions pour construire un projet revendicatif en territoire ?
    Comment organiser des débats sur les lieux de travail, en territoire, afin de construire des propositions alternatives à partir des besoins et des attentes ?
    Quels moyens se donner tous ensemble pour obtenir satisfaction (mobilisation, interventions auprès des pouvoirs publics, interventions des élus et mandatés ....) ?

    Pour y accéder


  • Pétition intersyndicale pour un financement pérenne pour une recherche scientifique indépendante et de qualité
    En direct de la CGT en territoires

    A l'initiative de la CGT INRA, du SNTRS, de la FERC-SUP, du SNCS, de SUD Recherche EPST, de SUD-Education, du SNPREES-FO et du SNESUP

    Comment mener des recherches cohérentes, suivies et de qualité avec des équipes précarisées aussi bien en ressources qu'en personnels ?
    Comment choisir de façon indépendante nos orientations de recherche lorsque nos moyens amoindris dépendent entièrement d'agences extérieures ?

    Nous voulons joindre nos forces et coopérer, nous n'acceptons plus la compétition imposée par les systèmes d'appel à projets à l'évaluation toujours plus technocratique, infantilisants, vides de sens et chronophages.

    La carence en crédits récurrents a induit une mutation de la recherche, qui ne fonctionne plus maintenant que sur le mode de projets pluriannuels obtenus à condition de répondre à des appels d'offres de plus en plus concurrentiels.
    Ces dispositifs, appliqués à la recherche comme à l'enseignement, contraignent les personnels, y compris et surtout ceux dont le métier est censé être l'enseignement ou la recherche, à passer de plus en plus de temps à déposer une quantité croissante de projets à un millefeuille de guichets.
    Que ce soit via l'Agence nationale de la recherche (ANR), l'Europe ou les régions, cette politique de financement sur appels à projets ne nous permet plus de travailler sur le long terme, comme le nécessite la recherche scientifique, et constitue une fabrique à précaires.
    Par ailleurs, cette politique sert à orienter les financements publics vers une recherche marchande, au service d'intérêts économiques à court terme.
    Elle a en outre l'effet pervers d'instiller le doute, chez les citoyens, quant à notre indépendance. A terme, c'est la parole scientifique qui est en danger, alors même que le besoin d'une science indépendante des lobbys n'a jamais été aussi urgent dans le contexte des crises écologiques, économiques et alimentaires que nous vivons.
    Cette recherche en mode « tout projet » est aussi un formidable gâchis : le temps passé par un chercheur en rédaction de projets et en travail administratif coûte à l'État cinquante centimes par euro obtenu …
    Dans ce nouveau paysage du système public d'enseignement supérieur et de recherche, où chaque collectif doit survivre dans une compétition de plus en plus féroce, toutes les catégories de personnels sont sous pression. La souffrance au travail s'installe durablement partout. Les congés de maladie et les « burn-out » se multiplient et nos collègues en situation précaire n'ont plus de perspectives.

    Il est urgent de changer ce mode de financement et de redonner aux équipes de recherche les moyens de travailler sur le long terme.
    Nous demandons à ce que chaque unité et laboratoire puisse bénéficier d'une dotation de base universelle significative fondée sur le nombre d'équivalents temps-plein y travaillant (titulaires de tous niveaux et doctorant·e·s) de recherche, auquel se rajouterait une partie modulable qui dépendrait de la discipline ou du domaine de recherche.
    Des conseils scientifiques nationaux se sont prononcés pour qu'un tel soutien récurrent redevienne la base essentielle du financement de la recherche.
    Les ressources financières existent pour cela. Le budget octroyé en 2018 à l'ANR s'élève à 743 M€. Le Crédit impôt-recherche, dont l'inefficacité est largement démontrée - ne serait-ce que parce que les dépenses en R&D des entreprises n'ont pas augmenté - coûte 5,8 G€ par an au budget de l'État et, pour sa plus grande partie, ne profite qu'aux actionnaires des grandes entreprises, notamment de services.
    Réattribuer ces fonds directement à la recherche et à l'enseignement supérieur publics permettrait de résorber la précarité et fournirait suffisamment de moyens récurrents pour que les universités puissent satisfaire à leur mission et pour que les chercheurs puissent chercher autre chose que des crédits.

    Les soussignés se prononcent donc pour la suppression des PIAs, de l'ANR et du CIR.
    Ils demandent la restitution des fonds correspondants aux EPSTs et aux universités afin qu'établissements et laboratoires puissent, en toute transparence, bénéficier des crédits pérennes et des emplois de titulaires nécessaires à l'accomplissement de leurs missions.

    Pour en savoir plus


  • Le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche émet un avis critique sur les Programmes d'Investissement d'Avenir
    En direct de la CGT en territoires

    La CGT, co-auteure du texte critique concernant les Programmes d'Investissement d'Avenir (PIA), présenté pour approbation au CNESER, lors de sa séance plénière du 9 juillet 2018, se félicite de son adoption par cette instance.

    Dans ce texte, il est constaté que le PIA, censé être un investissement supplémentaire afin d'augmenter la capacité de la France dans les domaines de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR), est en réalité utilisé comme moyen de restructuration du secteur et ceci hors de tout débat parlementaire. L'importance des financements, les modes d'attribution mis en œuvre, dans le contexte d'une constante diminution des moyens récurrents des organismes publics de l'ESR, en font un moyen de pression puissant.
    Le document fustige la naissance des nouvelles structures, (IDEX, Labex, etc.) issues des financements PIA. Il considère qu'elles déstructurent le fonctionnement ordinaire de l'ESR avec des modes de fonctionnement sans collégialité et sans consultation des personnels et des étudiants. Ces structures favorisent l'accroissement de l'emploi précaire et instaurent une relation difficile entre elles et les autres structures déjà préexistantes.
    Un certain nombre de recommandations ont été émises dans le texte adopté dont, en tout premier lieu, une évaluation de l'impact des PIA sur le secteur de l'ESR en France.

    Il est proposé que les mesures incitatives soient exclusivement employées à soutenir l'effort supplémentaire nécessaire à répondre aux besoins affichés du pays. En conséquence, il est demandé un accroissement notable des financements récurrents et un rééquilibrage entre les financements de base des établissements et les financements sur appels à projets. Ne serait-ce que passer de 0.79 du PIB (chiffres OCDE 2015) à 1 % du PIB dans le cadre des 3 % du PIB préconisé en 2020 par l'Europe est une première étape qui permettrait d'injecter 4.5 Mds € dans la recherche publique.

    Le document revendique une simplification du système de valorisation de la recherche publique. Plutôt que de multiplier les structures qui éloignent les acteurs de la recherche publique de l'ensemble de la société, il est suggéré que la colonne vertébrale des dispositifs d'interface et que l'essentiel des moyens passent par les établissements publics de l'ESR (Universités, EPST, EPIC …). C'est une mission qui est intégrée dans leurs activités qui a fait ses preuves depuis de longues années et qui n'a pas lieu d'être externalisée.

    Le document propose le reversement des moyens du PIA concernant l'ESR au MESRI, de façon à les intégrer à la dotation budgétaire de tous les EPST, universités et EPIC. Ceci permettrait que tous les financements dédiés à l'ESR soient inclus dans le budget de l'Etat et discutés par la représentation nationale et par le CNESER.

    Pour lire le communiqué de la ferc cgt


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