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vendredi 20 octobre 2017

  • Référendum d'entreprise et accords de compétitivité : pour le Conseil constitutionnel, la loi « El Khomri » est allée trop loin
    LOI " EL KHOMRI "

    Dans deux décisions du 20 octobre 2017 relatives à la loi « El Khomri », le Conseil constitutionnel a déclaré le référendum d'entreprise partiellement non-conforme à la Constitution et a émis une réserve d'interprétation sur les accords « de compétitivité ».
    Devant le Conseil constitutionnel, FO et la CGT reprochaient au référendum d'entreprise d'exclure les syndicats représentatifs non signataires d'un accord d'entreprise de la négociation du protocole organisant la consultation des salariés. Le Conseil constitutionnel a considéré qu'il y avait bien une différence de traitement injustifiée et a déclaré inconstitutionnel ce point de la loi « El Khomri ».
    Pour ce qui est des accords « de compétitivité », le Conseil constitutionnel a estimé que les dispositions de la loi « El Khomri » étaient globalement conformes à la Constitution mais a formulé une réserve d'interprétation. Pour mémoire, ces accords permettent à l'employeur de modifier des éléments du contrat de travail du salarié – notamment, la baisse de rémunération et l'augmentation du temps de travail – et de le licencier s'il refuse ces modifications.
    La loi « El Khomri » permettait à l'employeur de licencier le salarié quand il le voulait. Avec la réserve du Conseil constitutionnel, au-delà d'un délai raisonnable à compter du refus par le salarié de la modification de son contrat de travail, l'employeur ne pourra plus licencier le salarié.
    Ces décisions du Conseil constitutionnel constituent un cinglant désaveu pour la loi « El Khomri » et son monde. Même le Conseil constitutionnel se refuse à valider complètement cette logique.
    Si ces décisions entaillent clairement la loi « El Khomri » et les actuelles réformes ultralibérales, la CGT ne peut s'en satisfaire. La CGT qui vient de déposer plusieurs recours devant le Conseil d'État contre les ordonnances « Macron » appelle à poursuivre la mobilisation tant dans les entreprises que dans la rue et devant les tribunaux.

    Montreuil, le 20 octobre 2017


  • Pour la titularisation d'une salariée harcelée sexuellement... et licenciée

    Dans un communiqué de presse, la Ferc fait état du cas d'une stagiaire à la faculté de médecine Pierre et Marie Curie, licenciée et harcelée. La fédération demande sa titularisation.

    Education nationale et recherche

    ""Madame M. a rejoint la Faculté de Médecine de l'Université Pierre et Marie Curie (UPMC) en octobre 2016, en tant que stagiaire, suite à la réussite d'un concours de technicienne informatique. Elle a effectué son année de stage au sein de l'atelier informatique de la Faculté. Le 28 septembre 2017, à l'issue de la période de stage, la Direction de l'UPMC a décidé de ne pas la titulariser : en clair, elle est licenciée.

    Suite à cette décision, le syndicat FERC SUP CGT de l'UPMC a porté à la Direction de l'UPMC des éléments qui mettent en évidence une situation de harcèlement sexuel vécue au quotidien par Madame M. :

    Madame M. était amenée à récupérer du matériel et, parfois, à travailler, dans un atelier informatique recouvert de dessins à caractère pornographique et sexiste.
    Madame M souffre de règles hémorragiques, nécessitant des arrêts de travail réguliers ; dans ce climat, ces arrêts ont été une source d'incompréhension de la part des collègues de Madame M., qui sont tous des hommes. Des rumeurs, faisant de Madame M. une “handicapée à problème” avec qui il serait difficile de collaborer ont ensuite été propagées, réduisant à néant les chances pour elle de trouver un autre poste dans l'université.
    Pour toute réponse, la direction de l'UPMC nie le rôle du harcèlement dans la procédure de licenciement.

    La CGT rappelle que le harcèlement sexuel est une attitude discriminatoire fondée sur le sexe qui, entre autres, porte atteinte à la dignité en raison de son caractère dégradant ou humiliant ou crée à l'encontre d'une personne une situation intimidante, hostile ou offensante. Il recouvre toutes les expressions et les comportements qui méprisent, dévalorisent et discriminent les femmes. En effet l'article 6 ter de la loi n°92-1179 du 2 novembre 1992 dispose que : « Aucune mesure concernant notamment le recrutement, la titularisation, la rémunération, la formation, l'évaluation, la notation, la discipline, la promotion, l'affectation et la mutation ne peut être prise à l'égard d'un fonctionnaire : 1° Parce qu'il a subi ou refusé de subir les faits de harcèlement sexuel mentionnés aux trois premiers alinéas, y compris, dans le cas mentionné au a, si les propos ou comportements n'ont pas été répétés …. »

    Le dossier de Madame M. doit passer devant la Commission Paritaire Nationale (CAPN) le 30 novembre pour rendre cette décision définitive. La CGT demande sa titularisation.


  • Où sont les hausses annoncées ?
    Budget 2018 de la Recherche

    C'est un tour de passe-passe que dénonce la Fédération CGT-Éducation, recherche, culture (FERC) : lors de la présentation du projet de budget 2018, la ministre de l'Enseignement supérieur à annoncé une hausse de 712 millions d'euros, dont 501 millions à la recherche avec 87 millions pour les organismes publics de recherche.

    ""

    Mais le compte n'y est finalement pas, car on ne retrouve aujourd'hui que 46 millions de prévision d'augmentation pour les organismes publics de recherche, et ce budget consiste essentiellement au financement des mesures salariales, prévues, de la Fonction publique... au détriment des besoins des laboratoires, qui se voient contraints d'aller chercher des crédits auprès de l'Agence nationale de recherche (ANR) ou de répondre à des appels d'offres. Augmentation de budget, certes, parfois, mais pas pour toutes les équipes.

    Et côté recrutement, l'emploi scientifique n'est manifestement pas prioritaire : pas de création de poste pour l'enseignement supérieur et la recherche, voire baisses, comme au CNRS (-21 postes), ou à l'Inra (-8 postes).

    De quoi s'inquiéter quant à l'avenir de la recherche publique en France.


  • La CGT dans la rue et devant les tribunaux
    ORDONNANCES MACRON

    Constatant que les ordonnances Travail portent gravement atteintes à des droits et libertés fondamentaux des salariés reconnus par la Constitution et les conventions internationales ratifiées par la France, la CGT a saisi le 17 octobre le Conseil d'État, juridiction chargée du contrôle des ordonnances avant leur ratification.
    Dans le cadre de la lutte globale de la CGT contre les ordonnances Travail, ce recours a pour objectif de contester l'ordonnance relative à la négociation collective.
    D'autres recours seront déposés dans les semaines à venir contre l'ordonnance fusionnant les institutions représentatives du personnel et celle relative à la prévisibilité et sécurisation des relations de travail.
    Les principales dispositions attaquées sont l'inversion de la hiérarchie des normes, les accords dits de « compétitivité » et le référendum d'entreprise. Les recours à venir porteront, quant à eux, notamment sur la barémisation des indemnités prud'homales, la disparition possible des délégués syndicaux de l'entreprise ou, encore, la disparition du CHSCT.
    L'ordonnance relative à la négociation collective est facteur de flexibilisation et de précarité pour les salariés. Elle permet, entre autres, de déroger au Code du travail et aux accords de branche dans un sens toujours plus défavorable aux salariés ; elle s'attaque au contrat de travail, dernier rempart des salariés pour s'opposer à leurs employeurs ; elle offre à ces derniers de nombreux outils leur permettant d'arriver à leurs fins quand bien même les syndicats majoritaires dans l'entreprise seraient opposés à son projet... La liste est longue !
    Ces ordonnances sont porteuses de graves régressions sociales. Elles ne reviennent pas seulement sur des droits durement acquis mais creusent également des inégalités déjà trop importantes. C'est pourquoi tous les moyens de s'y opposer doivent être mis en œuvre, qu'il s'agisse de se mobiliser dans la rue, aujourd'hui 19 octobre, ou devant les tribunaux.

    Montreuil, le 20 octobre 2017

    Télécharger

    Communiqué et dossier de presse

jeudi 19 octobre 2017

  • Toujours mobilisés pour défendre nos droits
    JOURNÉE NATIONALE D'ACTION

    Aujourd'hui, ce sont des dizaines de milliers de salariés mais aussi privés d'emploi, retraités, jeunes qui ont de nouveau fait la démarche de s'engager dans les différentes initiatives proposées par la CGT.
    Que ce soit sous forme de débrayages, signatures de pétitions, assemblées générales dans les entreprises, participation aux rassemblements ou manifestations, le refus de subir une dégradation de ses droits au travail reste très fort.
    La mobilisation, depuis septembre, a permis de démontrer que le programme libéral de Macron et de son gouvernement, répondant aux exigences patronales, ne remporte pas l'accord des premiers concernés : la jeunesse, les salariés, privés d'emploi et retraités.
    Face au dumping social généralisé, à la hausse des inégalités qui en sont la conséquence, la CGT n'acceptera pas la disparition des conquis sociaux.
    La succession de contre réformes visant à favoriser les plus riches, à réduire les droits des plus fragiles ne peut devenir le nouveau modèle antisocial français ; la loi de la jungle même reformulée sous d'habiles formulations reste inacceptable.
    La CGT prendra une nouvelle fois toutes ses responsabilités, en proposant dès la semaine prochaines, aux autres organisations syndicales une journée d'action interprofessionnelle en novembre pour liquider le contenu des ordonnances ; également peser pour un apprentissage, une formation professionnelle et une assurance chômage de qualité !
    Face à la volonté de ce gouvernement de transformation libérale, le meilleur remède reste l'unité des salariés dans la défense et la conquête de nouveaux droits.
    Leur engagement dans des syndicats CGT pour, collectivement, faire face à la loi des patrons, reste la meilleure solution.
    La CGT, avec ses syndicats, ne se résignera pas à subir sans agir !

    Montreuil, le 19 octobre 2017


  • Pour Philippe Martinez, « nous irons jusqu'au bout » contre les Ordonnances
    Mobilisation du 19 octobre

    « Nous sommes déterminés à aller jusqu'au bout », a affirmé Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, à Marseille lors de la troisième journée nationale contre les ordonnances Macron-Medef, à l'appel de la CGT, ce 19 octobre. 20 000 personnes manifestaient à ses côtés dans la capitale phocéenne, contre 25 000 à Paris. La CGT n'a pas été le seul syndicat à appeler à la mobilisation : Solidaires et FSU lui ont emboité le pas, tandis que des militants de FO, CFDT, CFTC, étaient également présents dans les cortèges disséminés dans toute la France.


    « La perspective d'une mobilisation unitaire qui mette à bas ces ordonnances est toujours une priorité », a pour sa part déclaré Éric Beynel, porte-parole de Solidaires. Rappelons que l'ensemble des confédérations sont amenées à se revoir le 24 octobre prochain. Elles pourraient décider ensemble d'une journée d'action unitaire à la mi-novembre. De nouvelles journées de grève sont à prévoir dans les jours qui viennent.


  • Où est l'engagement de l'État ?
    AFPA

    Mauvais signe à la veille de la négociation sur la formation professionnelle, annoncée par Emmanuel Macron et son gouvernement, l'Afpa (Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes) est encore davantage fragilisée !
    La démission inattendue de son Président, ce matin, au Conseil d'administration, révèle des désaccords stratégiques fondamentaux sur l'avenir de l'Afpa.
    Nul doute que ce départ est précipité par la volonté du gouvernement qui ne cesse de tergiverser sur la politique à engager.
    Pour la CGT, cela pourrait précéder l'annonce de suppressions massives d'emplois et de fermetures de centres, partout en France.
    Cette situation est d'autant plus absurde que des milliers de personnes ont besoin de se former et d'être accompagnées dans leur recherche d'orientation et d'insertion professionnelles.
    Cela confirme l'orientation libérale du gouvernement et la marchandisation accrue de la formation au détriment de la construction d'un service public accessible à tous.
    Le défi de la formation des actifs, des privés d'emploi, comme des personnes les plus démunies, ne peut en aucun cas être soumis à la concurrence.
    Au contraire, la CGT défend la mutualisation des moyens et la mise en place d'une sécurité sociale professionnelle.
    Elle exige maintenant un véritable engagement de l'État pour construire un réseau de service public à partir des organismes de formation de qualité tels que l'Afpa, le CNAM (Conservatoire national des arts et métiers), les Greta, les CRP (centres de rééducation professionnelle).
    Pas de place pour des officines de formations du tout lucratif ; l'enjeu est de faire face aux évolutions des contenus du Travail et aux mutations technologiques, numériques et environnementales.

    Montreuil, le 19 octobre 2017


  • La CGT en forte progression à Saint-Gobain et Enedis
    Élections représentatives

    Depuis six mois, les élections représentatives donnent des résultats très positifs pour la CGT.
    ""
    Ainsi, en juin dernier, nous nous faisions l'écho du succès remporté par la CGT à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) avec 41,1 % de suffrages, soit une hausse de 3,15 points par rapport à 2014, date à laquelle elle avait comptabilisé 38 % des votes.

    C'est aujourd'hui au tour de Saint-Gobain Pont-à-Mousson, dont les hauts-fourneaux sont les derniers en activité en Lorraine, qui obtient un score sans appel avec 68,5 % des suffrages, progressant de près de 20 points par rapport aux résultats de 2011.

    Enfin, à Enedis (incluant le service commun Enedis et GRDF), la CGT reste de loin la première organisation syndicale avec 49,51 % et augmente ses résultats par rapport à la précédente élection (48,05 %).

    Ces résultats encourageants montrent que la CGT répond aux attentes des salariés.


  • La CGT en forte progression à Saint-Gobain
    Élections représentatives

    Depuis six mois, les élections représentatives donnent des résultats très positifs pour la CGT.
    ""
    Ainsi, en juin dernier, nous nous faisions l'écho du succès remporté par la CGT à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) avec 41,1 % de suffrages, soit une hausse de 3,15 points par rapport à 2014, date à laquelle elle avait comptabilisé 38 % des votes.

    C'est aujourd'hui au tour de Saint-Gobain Pont-à-Mousson, dont les hauts-fourneaux sont les derniers en activité en Lorraine, qui obtient un score sans appel avec 68,5 % des suffrages, progressant de près de 20 points par rapport aux résultats de 2011.

    Ces résultats encourageants montrent que la CGT répond aux attentes des salariés.


  • Pour la relaxe des neuf prévenus de Poitiers
    Rassemblement de soutien

    Rassemblement devant le tribunal de Poitiers
    Vendredi 17 novembre à 9h00
    pour demander la relaxe des neufs prévenus.

    Lire le communiqué de l'intersyndicale de la Vienne
    CGT, FSU, Solidaires, CNT-SO


mercredi 18 octobre 2017

  • L'heure est à la mobilisation
    ORDONNANCES MACRON/MEDEF

    La CGT s'est rendue le 18 octobre au ministère du Travail qui souhaitait présenter les grandes lignes des décrets d'application des ordonnances « Loi Travail » que le gouvernement aimerait voir prochainement publiés.
    La CGT a été très claire lors de cette rencontre. Nous nous refusons à des pseudo-concertations sur des décrets d'application qui ne peuvent en rien changer le contenu des ordonnances Macron/Medef qui se caractérisent par une précarité à tous les étages, le permis de licencier à tout-va, les questions de santé et de conditions de travail passées à la trappe, le retour de la « loi de la jungle » avec un code du travail par entreprise et au rabais, l'aggravation des inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes.
    La page n'est pas tournée. La loi Travail n'est pas ratifiée. Elle est contestée de plus en plus fortement par les salariés. Les derniers sondages nous indiquent que 65% de nos concitoyens rejettent les ordonnances quand 57% d'entre eux considèrent justifiées les mobilisations syndicales.
    Demain, 19 octobre, la CGT a décidé d'une nouvelle journée de mobilisation, sous toutes ses formes : grèves, manifestations, déploiement dans les entreprises, interpellation des députés, etc., pour continuer à sensibiliser les salariés et porter ses propositions de progrès social.
    Cette journée est aussi un tremplin pour construire une puissante journée de mobilisation interprofessionnelle où l'ensemble des secteurs professionnels sont appelés à converger.
    L'action des routiers, l'action des dockers, les luttes victorieuses dans les entreprises et services publics montrent que gagner c'est possible dès lors que les salariés prennent leur avenir en main et se mobilisent.

    Montreuil, le 18 octobre 2017


  • Vers une nouvelle journée de mobilisation dans la fonction publique
    Fonction publique

    Ce 16 octobre, le ministre de l'action et des comptes publics a réuni les organisations syndicales pour un « rendez-vous salarial », communique la Fédération de la fonction publique. La CGT en préambule a rappelé la forte mobilisation de la journée du 10 octobre, et la nécessité de réponses urgentes aux revendications des agents sur l'augmentation de la valeur du point d'indice, les emplois, les moyens budgétaires pour les missions, et contre le rétablissement du jour de carence.


    A la suite de cette réunion, la délégation de la CGT n'a pu que constater que le gouvernement avait fait le choix délibéré de ne pas apporter de réponses aux exigences revendicatives du 10 octobre : pas de revalorisation du point d'indice, confirmation de la suppression de 120 000 emplois, de l'instauration du jour de carence, de la stricte compensation de la hausse de la CSG.

    Sur la compensation de la CSG, la CGT insiste sur l'absence de pérennité du dispositif après 2019. Last but not least, Gérald Darmanin a annoncé pour 2018 le lancement d'un chantier sur le mode de calcul de la rémunération individualisée au mérite, au détriment des mesures générales. La CGT a indiqué qu'elle n'est pas demandeuse, et que toute remise en cause des fondements de la fonction publique de carrière constituerait un casus belli.

    Pour la CGT, le gouvernement choisit l'affrontement en écartant les revendications des personnels, exprimées le 10 octobre. La CGT œuvrera donc au prolongement unitaire de la journée du 10 octobre dans le cadre de la réunion unitaire prévue la semaine prochaine.


  • Contre les dérives du détachement international des travailleurs !

    Les organisations, CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT et FO ont produit une déclaration dans le cadre du Comité de dialogue social européen et international (CDSEI) du 16 octobre 2017 pour dénoncer les dérives du détachement international des travailleurs. Nous la reproduisons ci-dessous.

    Comité de dialogue social européen et international

    ""

    Oui à un détachement respectueux des droits de tous les salariés !

    Suite aux nombreuses dérives dans l'application de la directive européenne 96/71 sur le détachement international des travailleurs et suite à son inadaptation face aux réalités d'une Union européenne élargie, depuis des années, avec la CES, nos organisations syndicales se battent pour que cette directive soit révisée.

    Aujourd'hui, cette révision est à portée de main. Le Parlement européen semble proche d'un compromis, même si les différents États de l'UE peinent encore à s'entendre.

    À cette étape décisive, il nous semble important de repréciser les revendications soutenues par nos organisations syndicales :
    "-" la principale avancée proposée dans cette révision est le remplacement de la garantie du salaire minimum du pays d'accueil pour un travailleur détaché par celle d'une rémunération « égale pour un travail égal sur un même site ». L'égalité de traitement entre travailleurs est primordiale. La transposition ultérieure permettra d'affiner ce qui sera inclus dans cette rémunération ;
    "-" les conventions collectives doivent s'appliquer aux travailleurs détachés ;
    "-" les frais réels de transport (y compris l'aller-retour pays origine – pays d'accueil), les frais d'hébergement et de nourriture, frais inhérents au détachement, doivent être payés au travailleur détaché par son employeur en plus de sa rémunération et au niveau des prix pratiqués dans le pays d'accueil ;
    "-" le détachement en cascade pratiqué en particulier par certaines agences de travail temporaire doit être interdit ;
    "-" une durée maximale de détachement doit être actée, mais les débats actuels sur cette durée (six, douze ou vingt-quatre mois) sont secondaires car ils oublient le fait que la moyenne des détachements est de toute façon inférieure (entre trois et six mois selon la branche) ;
    "-" le transport routier de marchandises doit continuer d'être couvert par la directive, et une négociation particulière doit être menée débouchant rapidement sur des mesures complémentaires permettant la fin des importantes dérives constatées aujourd'hui ;
    "-" la base juridique de la directive devrait être étendue à l'article 155 du Traité, qui concerne la politique sociale. Ce serait un point d'appui réel si un litige avec un employeur devait aller jusqu'à la Cour de justice européenne ;
    "-" il serait bien que le principe de la responsabilité solidaire entre donneurs d'ordres et sous-traitants soit inclus dans le texte européen, même s'il est déjà acté en droit français ;
    "-" le principe du droit à la négociation collective et à la possibilité d'adhérer et de s'adresser à un syndicat doit être garanti aux travailleurs détachés. La transposition devrait permettre de concrétiser de nouveaux droits pour les organisations syndicales françaises et les représentants du personnel à tous les niveaux pour leur permettre de mieux défendre les travailleurs détachés ;
    "-" il faut conduire au plus vite une réflexion, dans le cadre de la révision engagée du règlement 883/2004 concernant la coordination des systèmes de sécurité sociale, sur les moyens d'éviter le dumping social engendré par les différences d'assiette et de taux des cotisations sociales patronales entre pays de l'UE ;
    "-" nous souhaitons vivement que le délai de transposition de deux ans soit respecté.

    Les enjeux de la réussite de cette révision sont de taille. La chance historique de réviser la directive 96/71 pour mieux garantir les droits de tous les salariés ne doit pas être manquée.


mardi 17 octobre 2017

  • La France doit soutenir l'adoption d'une nouvelle norme internationale
    VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES

    Les milliers de témoignages révélés depuis quelques jours sur les réseaux sociaux suite à l'affaire Weinstein démontrent encore une fois l'ampleur des violences subies par les femmes. Au travail, 80% des femmes disent être victimes de sexisme et 20% de harcèlement sexuel. Chaque jour en France, il y a environ 8 viols ou tentatives de viol sur un lieu de travail. La conséquence des violences conjugales pour les 216 000 femmes qui en sont victimes chaque année en France se traduit souvent par la perte de leur travail ou la fragilisation de leur carrière.
    Avec la Confédération Syndicale Internationale (CSI), la CGT se bat pour qu'une nouvelle norme internationale soit adoptée par l'Organisation Internationale du Travail (OIT) pour protéger l'ensemble des femmes des violences sexistes et sexuelles. Grâce à cette mobilisation, la norme est inscrite à l'ordre du jour de l'OIT en 2018. Chaque pays doit maintenant se positionner et donner son avis sur le contenu et la portée de la norme. Le gouvernement français devait faire remonter sa position le 22 septembre et consulter les acteurs sociaux sur le sujet.
    La CGT, avec les autres organisations françaises membres de la CSI (CFDT, FO, CFTC), a donc interpellé le gouvernement français lui demandant de prendre position en faveur d'une norme internationale contraignante sur les violences sexistes et sexuelles. Le gouvernement français n'a toujours pas répondu à cette interpellation et n'a ni consulté les syndicats, ni publié sa position. C'est d'autant plus grave qu'en 2014, c'est le soutien de la France qui a permis d'inscrire cette norme OIT à l'ordre du jour.
    La CGT se félicite de l'annonce par la secrétaire d'État en charge du droit des femmes d'une loi pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles et appelle le gouvernement à mettre les actes en conformité avec les paroles. Pour cela, il faut commencer par soutenir l'adoption d'une norme OIT large et contraignante contre les violences sexistes et sexuelles. Il faut ensuite renforcer les instruments de prévention et de protection des victimes, et notamment les CHSCT et délégué.es du personnel, qui sont supprimés par les ordonnances.
    La CGT rappelle ses propositions :
    • l'intégration de la prévention des violences sexistes et sexuelles comme nouveau thème de négociation obligatoire dans les entreprises et les branches ;
    • de nouveaux droits pour protéger les femmes victimes de violences au travail ou conjugales et garantir le maintien de leur emploi ;
    • l'obligation de formation des salarié-e-s, des RH, des médecins du travail et inspecteurs du travail ;
    • le renforcement du nombre et des prérogatives des médecins du travail ;
    • des créations de postes de professionnels du soin et de l'accompagnement social pour accueillir et accompagner les femmes victimes de violences, y compris dans les commissariats, une meilleure offre de logement et l'augmentation considérable des moyens dédiés aux associations.

    Montreuil, le 17 octobre 2017


  • Suivez en direct le débat de la CGT sur la lutte contre le racisme
    Radio

    Ce 18 octobre entre 9h30 et midi, suivez en direct sur la webradio de la CGT le débat sur la lutte contre le racisme de la CGT, en partenariat avec la FNME.


  • L'invalidation des élus CGT de l'OPH Bobigny rejetée par la justice !
    Libertés syndicales

    ""La stratégie de la direction de l'OPH de Bobigny contre la CGT n'a pas porté ses fruits. Dernièrement, la direction a tenté de remettre en cause le résultat des élections pour destituer la déléguée syndicale CGT Nadia Giunta et son suppléant Christian Jacquin. La justice a été rendue par le tribunal d'instance de Bobigny ce 10 octobre, et la direction de l'OPH de Bobigny a été déboutée !
    Si la direction fait montre d'un tel acharnement contre la CGT, c'est parce que le syndicat, majoritaire, s'oppose fermement au projet de privatisation de 400 logements sociaux. "Nous nous opposons à ce bradage du patrimoine public lourd de danger pour les locataires, les salariés, la cohésion sociale du territoire et l'accès au logement des plus démunis", écrit la CGT dans un communiqué. La CGT dénonce également les pressions exercées sur les personnels, qui créent un climat délétère, et ont pour conséquence un taux d'absentéisme de 11% et plusieurs burn-out.
    Pour avoir dénoncé cet état de fait, la CGT a eu maille à partir avec la direction, qui a cassé les élections professionnelles en juillet 2016, a refusé le résultat des élections partielles d'octobre 2016. Malgré ces manœuvres, la CGT reste majoritaire à l'OPH de Bobigny.


  • La CGT-Spectacle fait un recours contre la « certification sociale »
    Techniciens de l'audiovisuel

    La Fédération CGT-Spectacle a saisi le Conseil d'Etat, afin qu'il juge de la légalité d'une règle de la nouvelle convention de l'Assurance chômage, applicable depuis avril 2017.

    En effet, la nouvelle règlementation impose que les prestataire techniques de l'audiovisuel soient titulaires d'une "certification sociale" pour que les techniciens du spectacle qu'ils emploient puissent bénéficier de leurs droits à l'assurance chômage.

    ""

    Cette obligation de certification est le résultat d'un accord collectif, signé en 2010, entre la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, FO et la FICAM, représentant les employeurs. Cet accord n'a donc pas été validé par la CGT.

    Cette "certification sociale", visant à garantir le respect de différente normes sociales est accordée après passage en commission, devant des représentants d'entreprises déjà certifiées, des donneurs d'ordres et des représentants de salariés, chacun pour un tiers des voix.

    A la demande de la Fédération CGT-Spectacle, Pôle Emploi avait jusqu'à présent accepté un moratoire afin de ne pas sanctionner les techniciens ayant travaillé pour un employeur ne possédant pas cette "certification sociale". Car de nombreux salariés se trouvaient injustement sanctionnés pour avoir accepté de travailler pour un prestataire n'étant pas titulaire de la certification. Mais ce moratoire reste une mesure fragile.

    La Convention d'assurance chômage signée au printemps 2017 prévoyant la possibilité d'ouvrir un délai de recours, la Fédération CGT-Spectacle a donc décidé de saisir le Conseil d'Etat et demande l'annulation de l'obligation de "certification sociale" qui seule ouvrirait des droits aux techniciens de l'audiovisuel.


  • Paprec se dérobe aux injonctions de l'inspection du travail
    Répression syndicale

    ""
    Le 18 août 2017, la Dirrecte avait enjoint l'entreprise Paprec à réintégrer immédiatement Mahamadou Kanté à son poste de travail et à lui verser sans délai les indemnités relatives à ses périodes de mises à pied conservatoires. En complète opposition à la loi, l'employeur s'obstine à faire la sourde oreille. L'objectif est clair : il cherche à jouer la montre et vise l'épuisement de notre camarade. C'est inacceptable !

    Pour rappel, Mahamadou Kanté est un syndicaliste CGT, victime de discrimination syndicale, sous le coup d'une double procédure de licenciement — à chaque fois rejetée par l'inspection du travail — et sans salaire depuis 2016. Cela fait désormais deux mois que Paprec a l'obligation légale de réintégrer Mahamadou et de lui verser les salaires qu'elle lui doit. Le 12 octobre, il reçu une nouvelle fiche de paie à 0 €. Alors qu'on nous rabâche sans arrêt le fameux « dialogue social », alibi récurrent des récentes réformes précarisantes, le comportement de Paprec est très instructif sur la soi-disant « philanthropie » des entreprises.

    Ne laissons pas les patrons voyous faire la loi ! Paprec doit respecter les décisions de la Dirrecte, réintégrer Mahamadou et lui verser ses salaires !


  • Tous dans la rue le 19 octobre !
    Mobilisation

lundi 16 octobre 2017

  • Dégradation des conditions de travail à la Mutualité sociale agricole

    La fédération nationale des personnels des organismes sociaux (FNPOS-CGT) tire la sonnette d'alarme au sujet de la nouvelle convention d'objectifs et de gestion (COG) entre l'État et la Mutualité sociale agricole (MSA). La réduction des effectifs dont elle est la source a un impact non négligeable sur la qualité du service et surtout les conditions de travail des personnels (cliquez sur l'image pour lire la déclaration).

    Organismes sociaux

    ""Les salariés du réseau MSA sont inquiets. La nouvelle COG entre l'État et la MSA organise en effet une nouvelle réduction des effectifs... alors que les charges de travail ne diminuent pas.

    Les conséquences se font durement ressentir : au-delà d'une rémunération stagnante pour une charge de travail toujours croissante, les salariés sont sous pression. Dans certaines caisses, les heures supplémentaires sont obligatoires : ceux qui refusent s'exposent à des sanctions.

    L'augmentation de la charge de travail impacte directement la qualité du service. Le mécontentement des usagers ne fait donc que croître, avec les conséquences que l'on connait : multiplication des incivilités et menaces envers les personnels d'accueil, ajoutant toujours plus de mal-être au travail.

    La précarité des emplois s'étend dans la MSA. Pour pallier au manque de personnel, certaines directions vont jusqu'à employer du personnel intérimaire, avec l'aval de la caisse centrale.

    Pour la FNPOS-CGT, la situation ne peut plus durer : « Si rien n'est entrepris pour stopper cette escalade, le mal-être au travail va continuer à s'accentuer [...]. Il faut absolument sortir de la COG et des contraintes budgétaires qu'elle impose. [...] Nous devons tous nous poser la question suivante : “Quelle MSA allons-nous laisser à nos collègues ?” »


  • Un nouveau livret sur la vision des services publics par la CGT !
    Radio

  • La procédure d'appel
    Livret

    La CGT a vivement protesté contre la nouvelle procédure en appel,
    au vu notamment de sa complexité et de la fin de l'oralité des débats.
    Les textes sont aujourd'hui applicables. Le pôle DLAJ confédéral
    a souhaité mettre à disposition des défenseurs syndicaux une
    documentation technique pour les armer contre les pièges de cette
    nouvelle procédure.
    Ainsi, le décret du 6 mai 2017 relatif aux exceptions d'incompétence
    et à l'appel en matière civile bouleverse la procédure en appel −
    applicable depuis le 1er septembre 2017 − et impose un formalisme
    rigoureux et des délais à respecter à peine de caducité de l'instance.
    Parmi les plus importantes mesures, le décret supprime le contredit
    et le transforme en un appel sur la compétence.
    Désormais, la demande de radiation pour défaut d'exécution provisoire ne peut
    être demandée qu'avant l'expiration du délai imparti à l'intimé pour
    conclure. Par ailleurs, le décret restreint le champ de l'appel aux
    chefs de jugement expressément critiqués. Enfin, il prescrit des
    délais impératifs pour conclure.

    Téléchargez notre livret sur cette question :


  • Un nouveau livret sur la vision des services publics par la CGT !
    Radio

    ""Alors que 400 000 manifestants sont descendus dans la rue le 10 octobre dernier pour défendre le service public, la CGT vient de finir de rédiger un livret sur les services publics. Alexandra Meynard, en charge de la coordination de ce guide, explique dans ce reportage radio les raisons qui ont poussé la CGT à le concevoir. Baptiste Talbot, de la fédération des services publics CGT, Mireille Stivala, de la fédération Santé, et Natacha Pommet, secrétaire fédérale de la fédération des services publics, dressent pour leur part un état des lieux des trois fonctions publiques : État, territoriale, et santé.


  • Chez But, économies de bouts de chandelle au détriment des salariés

    Afin de protester contre la décision de la direction de supprimer les primes de participation, les salariés des magasins But ont effectué des débrayages dans toute la France le 14 octobre. D'autres actions sont à prévoir d'ici la fin de la semaine.

    Commerce

    ""
    Lors du comité central d'entreprise des 7 et 8 septembre 2017, la direction générale des magasins But avait annoncé qu'aucune prime de participation annuelle ne serait versée aux salariés, ce malgré un exercice fiscal et des résultats commerciaux quasi équivalents à ceux de l'an dernier.

    À l'initiative de l'intersyndicale CGT, CFTC, FO, CFE-CGC, plusieurs débrayages ont déjà eu lieu le 14 octobre dernier dans toute la France pour protester contre ce manque de respect. D'autres actions sont par ailleurs à prévoir d'ici la fin de la semaine.

    Les salariés revendiquent notamment :
    "-" une enveloppe globale permettant d'attribuer à chaque salarié une prime annuelle d'un montant équivalent à un 13e mois ;
    "-" l'amélioration des conditions de travail (notamment dans les dépôts) ;
    "-" l'augmentation des salaires ;
    "-" l'arrêt des pressions managériales à tous les niveaux de l'entreprise.


  • pour faire connaître vos signatures de pétitions
    Une cartographie interactive

  • Flash économique : Quand les banques centrales spolient le peuple grec

    En 2010, soi-disant pour alléger les difficultés financières des États en difficulté de la zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) a mis en place un mécanisme appelé Securities market programme (SMP). Il autorisait la BCE à acheter, sur le marcher financier (« marché secondaire »), les obligations émises par ces États (...)


vendredi 13 octobre 2017

  • Les véritables enjeux escamotés
    ÉTATS GÉNÉRAUX DE L'ALIMENTATION

    Le président de la République a conclu hier le premier chantier des États Généraux de l'Alimentation. Le gouvernement présentera une loi début 2018, applicable par ordonnances. Ces annonces officielles confirment des tractations entre composantes du patronat pour la répartition de la valeur créée dans l'ensemble des filières agroalimentaires, pour une large part, par les salariés. À la clé, une augmentation généralisée des prix pour les consommateurs est programmée. À la fois, on prend dans les mêmes poches et on « assure » aux couches populaires une nouvelle aggravation des inégalités, cette fois-ci, alimentaires.
    Dénonçant la course au prix le plus bas, conséquence de la loi de 2008 dont Macron fut un des promoteurs sous la baguette de Sarkozy, il propose aujourd'hui aux agriculteurs d'inverser la logique de la fixation des prix et de partir des « coûts de production » en agriculture. Derrière les mots, se cache une attaque supplémentaire contre le « coût du travail ». La poursuite du pillage du travail salarié et du travail paysan par les industriels agroalimentaires et la grande distribution se poursuivra. Les États généraux ne font aucune mention des niveaux de rentabilité financière ni des dividendes indécents versés aux actionnaires. Et pour cause, 7 des 14 ateliers, et pas des moindres, étaient présidés par des dirigeants des grands groupes dominants. La facture sera payée par les salariés, les consommateurs et les petits agriculteurs.
    Par ailleurs, l'organisation des producteurs, à elle seule, n'est pas de nature à rééquilibrer le rapport des forces à l'intérieur de chaque filière sans une intervention pérenne et forte de l'État. Ce n'est pas à l'ordre du jour des stratégies économiques mises en œuvre par le gouvernement. Par contre, l'intervention publique, de 5 milliards d'euros en 5 ans pour accompagner l'agriculture dans cette réorganisation, serait-elle l'équivalent d'un « plan de licenciements » pour les petits et moyens agriculteurs voués à disparaître ? Cet objectif signifierait l'accélération de la concentration agraire, contraire à un type de développement agricole soucieux de la sauvegarde des ressources naturelles et de l'environnement, participant d'un aménagement harmonieux du territoire. Ce risque est corroboré par l'affirmation du Président qui veut « des modèles plus productifs et capables d'affronter la concurrence internationale. » On est loin d'une agriculture plus proche des citoyens !
    Dans ces conditions, l'accès pour tous à une alimentation saine et de qualité n'est qu'un slogan de tréteau. L'alimentation est un élément vital pour les populations. Une véritable politique alimentaire et nutritionnelle publique doit garantir l'accès pour tous à une alimentation saine et diversifiée à des prix socialement acceptables. Les orientations proclamées par Macron n'y répondent pas. Au contraire, elles lui tournent le dos.

    Montreuil, le 13 octobre 2017


  • Argumentation fallacieuse sur le prélèvement à la source

    Les partisans du prélèvement à la source usent du même argument depuis le départ : « La contemporanéité de l'impôt » (l'impôt payé au mois M correspond aux revenus que le contribuable perçoit ce même mois). Ce n'est malheureusement pas vraiment le cas... Retour sur cette tromperie avec la fédération CGT des finances.

    Finances publiques

    ""
    L'impôt sur le revenu est progressif : son taux est différent en fonction du niveau des revenus perçus (plus on est riche, plus le taux d'imposition sera élevé). Il est donc impossible de le déterminer avant la fin de la période annuelle considérée. Que le paiement de l'impôt soit mensuel ou annuel ne change rien à l'affaire (sauf à mettre en place un taux fixe, mesure qui se révèlerait fort inéquitable).

    La fameuse « contemporanéité » que nous servent à toutes les sauces les admirateurs du prélèvement à la source se révèle donc être un bel exercice d'enfumage. Ce n'est malheureusement pas le seul problème...

    Un autre argument qui revient souvent est la simplification des démarches. Il faudrait tout de même nous expliquer en quoi ajouter un nouvel acteur dans le processus de collecte (en l'occurrence l'employeur) pourrait simplifier quoi que ce soit... Ne parlons même pas de la confidentialité : étant mis dans la boucle, l'employeur recevra des informations sur ses salariés qu'il ne devrait normalement pas connaître...

    Enfin, le fait que le recouvrement soit réalisé par l'entreprise est source d'un autre risque : celui que l'employeur ne reverse pas immédiatement — voire pas du tout — les montants collectés — comme c'est déjà le cas pour la TVA... La conséquence serait une chute significative du taux de recouvrement spontané de l'impôt sur le revenu qui, collecté par l'État, s'élève aujourd'hui à 98 %. Les recettes publiques risquent donc forcément d'en pâtir... Rappelons que ceux qui cherchent à mettre en place le prélèvement automatique sont les mêmes qui critiquent une soi-disant mauvaise gestion des comptes publics...

    Rien ne justifie donc le prélèvement à la source, et encore moins de nos jours, où les systèmes d'information et de communication se sont démocratisés et où les paiements dématérialisés se sont répandus. Il est temps que les thuriféraires du libéralisme cessent de nous enfumer !


  • Philippe Martinez sur Radio Classique

    Lundi 16 octobre à 8h15

    Philippe Martinez à la matinale de Radio Classique

    Émission présentée par Guillaume Durand


  • La ministre de la Santé fait fausse route !
    DÉSERTS MÉDICAUX

    Depuis près de 20 ans, les gouvernements se succèdent avec des plans pour trouver une solution à la désertification, qui s'avèrent être tous un échec. En effet, si le nombre total de médecins n'a jamais été aussi important, le nombre de médecins généralistes continue inexorablement de diminuer et leur répartition sur le territoire est de plus en plus inégale. À cela s'ajoute la fermeture des hôpitaux de proximité qui aggrave la situation.
    On peut s'interroger sur les raisons de cet échec.
    La CGT, pour sa part, juge qu'il existe un refus de considérer que la santé doit relever d'une mission de service public et être prise en compte en tant que telle par l'État. À cela s'ajoute le fait que le système de la médecine libérale, avec la liberté d'installation et la rémunération à l'acte, est arrivé en bout de course et ne permet de répondre ni aux besoins de la population, ni aux aspirations des jeunes médecins. En effet, ces derniers privilégient le salariat et les activités mixtes.
    Depuis des années, la CGT avance des propositions simples qui s'appuient sur un principe essentiel : l'égalité de traitement de la population, quel que soit son lieu de résidence sur le territoire. Seul le service public est capable de répondre à cet impératif qui est un droit constitutionnel.
    Nous proposons ainsi de développer un réseau de centres de santé rattachés aux hôpitaux de proximité avec des médecins et des personnels salariés. Cette solution permet de répondre à deux objectifs : une juste répartition des ressources humaines sur le territoire et la fin des dépassements d'honoraires avec la généralisation du tiers payant intégral.
    Pour cela, il faut arrêter de fermer les hôpitaux de proximité et médicaliser les EHPAD (Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) dans lesquels pourraient s'établir un certain nombre de centres de santé en capacité de proposer des consultations avancées dans les zones de plus faible densité de population. Par ailleurs, ces structures auraient la mission d'assurer la permanence des soins, ce qui éviterait un recours par défaut aux urgences par les patients qui ne trouvent pas d'autre solution.
    Le ministère de la Santé doit prendre conscience que la majorité de la population considère que la santé doit relever du service public.
    Les propositions de la CGT répondent à cette attente ainsi qu'à celles d'une majorité de professionnels de santé. Il est temps d'ouvrir un véritable débat sur ces questions avec l'ensemble de la population.
    La CGT est prête à apporter sa pierre pour une véritable rénovation de notre système de santé qui doit s'appuyer sur deux piliers : le service public et une sécurité sociale reposant sur ses trois principes d'universalité, d'uniformité et d'unicité.

    Montreuil, le 13 octobre 2017


jeudi 12 octobre 2017

  • Journée fédérale d'action et de grève contre la criminilation du mouvement syndical
    Bâtiment

    La fédération CGT des salariés de la construction, bois et aménagement appelle à une journée d'action et de grève le 16 octobre pour protester contre la criminalisation de l'action syndicale.

    Alors que les grands groupes ne sont pas inquiétés pour leurs fraudes fiscales et les effets néfastes de leurs politiques managériales toxiques, des militants sont condamnés pour des jets de confettis ou un simple tractage. Rappelons que 800 camarades sont actuellement en procédures pénales, que de fortes amendes sont prononcées en premières instances... mais que les parquets font appel afin d'obtenir la prison ferme...

    Un rassemblement sera organisé le 16 octobre à 11 h 30 sur la place du Châtelet à Paris, en soutien à Philippe Christmann, injustement condamné en décembre dernier suite à une manifestation devant la fédération française du bâtiment (patronale) pour protester contre la pénibilité. Pour défendre la liberté d'action syndicale, venez nombreux !


  • BPIFrance doit servir à l'emploi, à la reconquête industrielle et au développement des territoires
    Banque publique d'investissement

    BPIFrance, Banque publique d'investissement, organise, ce 12 octobre 2017, la « troisième édition de Bpifrance Inno Génération » qualifié dans son communiqué de « plus grand rassemblement d'émulation entrepreneuriale d'Europe. »

    Cette opération de communication coûteuse n'est pas compatible avec les missions de cette banque. L'argent ainsi dépensé aurait pu être utilisé pour financer l'emploi et l'activité économique et pour améliorer les conditions de travail de ses salariés.

    Le bilan de Bpifrance reste en-deçà des attentes, eu égard aux objectifs définis par la loi.

    De plus, à de très rares exceptions, les Comités Régionaux d'Orientation (CRO) de BPIFrance ne se réunissent plus, surtout depuis la fusion des régions. C'est d'autant plus problématique que les CRO sont présidés par les présidents des conseils régionaux.

    Pour la CGT, la création des emplois en quantité et en qualité, la ré-industrialisation et le développement dynamique et équilibré des territoires, tout en respectant les êtres humains et l'environnement, nécessitent la mise en place d'un Pôle financier public. Les missions assignées par la loi à BPIFrance en feraient une composante de ce pôle public que nous revendiquons. C'est la raison pour laquelle notre organisation a soutenu la création de BPIFrance et a pris activement part dans ses Comités d'Orientation.

    Compte tenu des attentes qui demeurent insatisfaites, la CGT interpelle la direction de BPIFrance et, plus largement, les pouvoirs publics particulièrement sur deux points.

    D'une part, sur le rôle que peut et doit jouer Bpifrance dans le financement des projets de développement régional en donnant la priorité à la ré-industrialisation des territoires, à la déclinaison d'une vraie politique industrielle appuyée sur des filières, ce qui suppose d'évaluer et de questionner les modalités et les critères actuels de ses interventions. Cela nécessite également de recenser les projets régionaux en cours. Pour la CGT, les choix de BPIFrance ne peuvent pas et ne doivent pas être calés sur ceux des banques privées et des marchés financiers.

    D'autre part, sur le renouvellement rapide des Comités Régionaux d'Orientation (CRO) suite à la fusion des régions, en tirant les enseignements des dysfonctionnements de ces CRO. En effet, ceux-ci sont rarement réunis et le point de vue des représentants des salariés est rarement pris en compte. C'est d'autant plus grave que les organisations syndicales représentatives des salariés ne siègent pas, en tant que telles, au conseil d'administration de BPIFrance. Une révision de la loi sur ce sujet comme sur celui des critères d'intervention de BPIFrance est nécessaire.

    Montreuil, le 12 octobre 2017


  • À quoi sert la lettre électronique du pôle Territoires ?
    Introduction

    La lettre électronique du pôle Territoires doit permettre l'échange d'informations sur les territoires et notre activité CGT. Elle est organisée en quatre parties :
    "-" Veille documentaire ;
    "-" En direct de la CGT en territoires ;
    "-" Informations diverses ;
    "-" Les rendez-vous des territoires.

    Elle parait toutes les trois semaines.

    Cette lettre doit être utile. Faites-nous part de vos remarques, suggestions, besoins…

    Envoyez-nous des informations, des documents, vos travaux, l'annonce de vos initiatives qui peuvent intéresser l'ensemble des militants de nos organisations dans les territoires et que nous pourrons partager grâce à cet outil.

    N'hésitez-pas à nous communiquer les adresses courriel des camarades intéressés pour la recevoir régulièrement et directement.

    Il existe aussi un blog « Activités CGT en territoires » pour mettre à disposition en continu les comptes-rendus de réunions et d'activités, les publications… du pôle et des organisations autour des questions de territoires.
    Contactez-nous pour obtenir identifiant et mot de passe.

    Pour nous contacter : territoires@cgt.fr


  • Calendrier 2017
    • journée de travail des secrétaires des comités régionaux le 26 octobre à Montreuil ;
    • journée de travail pour la réouverture de la mine de Salau avec les syndicats de l'Ariège, l'union départementale, l'union locale de Saint-Girons, les fédérations de la métallurgie et mines-énergie, le comité régional Midi-Pyrénées le 27 octobre à l'UD de l'Ariège ;
    • journée de travail des porteurs de projets dans les territoires dans les suites des assises de l'industrie – date à confirmer ;
    • journée de travail sur l'hydrogène le 27 novembre à Montreuil ;
    • conférence de l'Union interprofessionnelle des transports UIT du 28 au 30 novembre à Montreuil ;
    • assises de la formation professionnelle en territoire : première journée sur les enjeux de l'industrie et de la formation professionnelle le 5 décembre à Lyon organisées par le comité régional Rhône-Alpes ;
    • formation des mandatés Ceser du 4 au 8 décembre à Courcelle — Inscrivez-vous dès maintenant ;
    • journée de travail sur les métropoles à l'intention des UD concernées le 12 décembre à Montreuil ;
    • des conférences régionales sont annoncées :
      "-" 5 et 6 décembre : Occitanie,
      "-" 17 au 19 janvier 2018 : Île-de-France,
      "-" Avril 2018 : Bourgogne-Franche-Comté ;

    Formation syndicale 2018 :
    "-" prospective et territoires (une session en 3 modules) : 24-26 janvier, 4-6 avril, 19-21 septembre,
    "-" Ceser (1 session en 2 modules) : 4-6 juin, 3-5 décembre,
    "-" Dialogue social territorial : 14-16 mai à ISST de Bourg-la-Reine

    Pour en savoir plus


  • La liste des instances emploi-formation donnant droit à autorisation d'absence par l'employeur et prévoyant la rémunération du salarié mandaté, titulaire et suppléant, est modifiée
    Informations diverses

    Un arrêté du 17 juillet 2017, publié au Journal officiel du 21 juillet, consolidé au 6 octobre, actualise un précédent arrêté du 20 mai 1980.

    Pour en savoir plus


  • Projets en territoires
    En direct de la CGT en territoires

    Dans la suite des assises de l'industrie, de nombreux projets industriels sont travaillés par la CGT dans les territoires. Plusieurs congrès d'unions départementales vont avoir lieu dans la période. Les directions ont décidé de leur donner une place importante dans leurs travaux comme en Ariège, Isère, Saône-et-Loire…


  • Les Ceser sont renouvelés à la fin de l'année
    En direct de la CGT en territoires

    Ce renouvellement se fera à l'échelle des nouvelles régions. Les dernières mesures de la représentativité dans le public et le privé seront prises en compte pour le collège des organisations syndicales. Ceci peut entrainer des modifications importantes dans la composition et le nombre de mandatés pour la CGT.

    Un travail en réseau CGT des mandatés se met en place sur quelques grands thèmes structurant l'activité de ces institutions.

    Une rencontre nationale des mandatés CGT au Cese et dans les Ceser aura lieu en 2018.


  • Territoires de santé
    En direct de la CGT en territoires

    Dans la région Pays-de-la-Loire, les organisations syndicales ont obtenu de l'agence régionale de santé de pouvoir participer aux conférences de territoires ou aux conseils territoriaux de santé au titre des personnalités qualifiées alors qu'elles avaient été d'emblée exclues par la loi. La CGT participe ainsi à la conférence de territoires de la Sarthe et de la Vendée.

    Il en est de même en Auvergne-Rhône-Alpes via d'autres mandatements assumés par la CGT.


  • Mise en place des commissions paritaires régionales interprofessionnelles (CPRI)
    En direct de la CGT en territoires

    La CGT, première organisation à l'issue des élections TPE de 2016, est présente dans l'ensemble des CPRI en cours d'installation dans toutes les régions.
    Des collectifs CGT se mettent en place dans les régions pour organiser notre activité en direction des salariés des TPE. Des formations CGT sont proposées aux mandaté·e·s. Un réseau confédéral des mandatés est en cours de constitution.

    Une réunion des mandatés et des référents régionaux CGT des CPRI-CPRIA aura lieu le 22 novembre à Montreuil.


  • États généraux de l'alimentation
    En direct de la CGT en territoires

    Les états généraux de l'alimentation ont débuté nationalement le 20 juillet dernier pour se terminer fin novembre. Des initiatives régionales devraient également se tenir. Les modalités de leur organisation laissent la part belle aux employeurs de l'industrie agroalimentaire et de la grande distribution.
    Les camarades de la fédération de l'agro n'ont pas pu s'exprimer dans divers ateliers organisés nationalement.

    Diminuer le coût du travail et la fiscalité, réduire drastiquement la réglementation constituent le cadre de ces rencontres, loin des intérêts des salariés et des consommateurs.

    Dans de nombreux territoires, l'activité agricole et agroalimentaire constitue un des premiers secteurs d'activité en nombre d'emplois et participe fortement à l'aménagement des territoires.

    Il s'agit d'enjeux économiques, sociaux, culturels importants, "qui parlent" aux salariés, aux citoyens. La CGT formule des analyses, des propositions. Toute expression de la CGT sur ce sujet sera donc bienvenue.

    Le comité régional Bretagne s'est mobilisé pour distribuer un matériel CGT à l'occasion du salon de l'agriculture de Bretagne le 13 septembre.
    La CGT était présente à Pontivy le 19 septembre. voici l'intervention de la CGT Bretagne.


  • Les Assises de la mobilité, c'est répondre aux besoins de transport pour la CGT
    En direct de l'institutionnel

    Le gouvernement a lancé les assises le 19 septembre. Les présentations faites ont été « hors-sol » par rapport à la situation réelle des transports et infrastructures. Les préconisations apportées ne répondent en rien aux défis auxquels nous sommes confrontés en matière de réponses aux besoins, accessibilité aux transports collectifs, saturation routière, aménagement du territoire, développement industriel, environnement et réchauffement climatique…

    Transport et mobilité ne sont pas synonymes. L'un renvoie à une organisation, une infrastructure, des matériels, une planification, l'autre à un ou des usages mais qui nécessitent qu'organisation et infrastructures existent. Le 19, les deux ont été déconnectés en se focalisant sur la mobilité.
    Ainsi, la mobilité des personnes est traitée comme si elle était unique et les solutions identiques alors que les besoins des individus, des salariés sont fort divers et vont nécessiter des réponses variées.

    Nulle part ne sont évoqués les usagers, non plus d'ailleurs les salariés du transport, ce qui impliquerait une conception collective des transports et un service public. Il est fait référence à la solidarité (version start-up) mais pas à l'intérêt général. Le renvoi est permanent sur l'individu. Souvent avec de fausses évidences ! Sont beaucoup mises en avant des solutions individuelles de services numériques autour du transport, ce n'est pas ce qui crée un mode de transport, ni l'infrastructure nécessaire. C'est oublier aussi la réalité de la fracture numérique pour une partie des citoyens, notamment les plus âgés, les plus précaires …

    Les modes proposés relèvent tous d'une adaptation au routier : covoiturage, auto-partage, véhicule électrique, véhicule autonome… mais aussi scooter, vélo y compris électrique, trottinette… Or là il n'est pas question des coûts, de la sécurité… comme si cela allait de soi. Rien sur un véritable report modal vers des modes alternatifs.

    Pour la ruralité, rien n'est envisagé hors de différentes formes de covoiturage et de l'organisation de services autour. Ceux qui peuvent auront donc des voitures individuelles, les autres organiseront leurs déplacements en fonction des opportunités proposées par leur voisinage.

    La question environnementale est juste évoquée mais n'est pas traitée.

    Le gouvernement a décidé de traiter à part plusieurs chapitres de la mobilité dans ces assises : transport aérien et maritime, fret et logistique, ferroviaire… Comment réfléchir à une politique globale en séparant le transport des personnes de celui des marchandises ? Comment résoudre les problèmes de financement des infrastructures sans aborder la dette du ferroviaire ?

    Ne pas traiter le fret est réducteur, y compris pour le transport de personnes, puisque des solutions peuvent être conjointes ou nécessiter les mêmes investissements. Or les infrastructures ne sont vues que comme des coûts que l'État ne veut plus assurer.

    On retrouve la logique présidentielle et gouvernementale en cours : casser le modèle construit, déréglementer, casser les normes, libéraliser, privatiser, mettre en concurrence, individualiser sur le territoire…

    Comme pour l'énergie, certains pensent que le prix des transports n'est pas assez cher, l'augmenter permettrait de réduire la demande…

    La CGT doit travailler l'ensemble de ces questions dans une démarche cohérente.
    "-" sortie rapide d'un argumentaire avec les enjeux et surtout les propositions pour les militants des professions et des territoires ;
    "-" intervention dans les ateliers régionaux et départementaux, les initiatives organisées dans le cadre des assises ;
    "-" s'adresser aux militants, aux salariés, aux usagers et à la population pour que ce ne soit pas que l'affaire de quelques spécialistes aux ordres du capital ;
    "-" être à l'initiative de débats publics, « d'états généraux des transports » dans les territoires... travailler concrètement ensemble structures interprofessionnelles et professionnelles dans les territoires ;
    "-" inciter nos organisations, notamment en territoire, à sortir des expressions locales, voire un cahier d'acteur pour contribuer aux assises.


  • Congrès de Régions de France : le gouvernement maintient la baisse des moyens en 2018, les régions rompent le dialogue
    En direct de l'institutionnel

    Régions de France (ex-ARF) voulait aborder trois grands sujets lors de son 13e congrès les 27 et 28 septembre à Orléans : perception par les régions à partir du 1er janvier 2018 de la dotation globale de fonctionnement en une fraction de TVA, possibilité d'expérimentation de nouvelles compétences, obtention de nouvelles délégations de compétences de la part de l'État dont celles de l'orientation des jeunes et de l'organisation de la formation des demandeurs d'emploi.

    Après la baisse de 11 milliards d'euros de dotations du précédent quinquennat, les 319 plus grandes collectivités locales, dont les régions, devront s'acquitter de 13 milliards d'économies en ne dépassant pas une hausse tendancielle de 1,2 % de leurs dépenses de fonctionnement sur 2018-2022.
    Dans son discours d'ouverture du 28 septembre, le premier ministre a confirmé l'attribution en 2018 d'une fraction de la TVA, estimée à 100 millions d'euros, en remplacement de la DGF et la suppression dans le PLF 2018 de 450 millions d'euros pour les actions des régions en matière de développement économique (crédits décidés par le précédent gouvernement pour compenser le transfert de cette compétence des départements vers les régions). Le Premier ministre annonce l'évolution possible de l'allocation d'une part de TVA après 2018, la réflexion sur l'évolution du système de fiscalité locale et un pacte financier.

    « Contrairement à ce que dit le Premier ministre, les ressources des régions baisseront de 350 millions d'euros en 2018 », a réagi Philippe Richert (Alsace, président de Régions de France). Les régions « ne participent pas, à partir d'aujourd'hui, à des discussions sur des réformes qui sont le faux nez d'une reprise des responsabilités qui leur ont été confiées », a poursuivi François Bonneau (Centre-Val-de-Loire), président délégué de Régions de France. Rupture sine die… « Dans ces conditions, il n'est plus possible aux président·e·s de régions de participer aux « simili » concertations engagées par l'État, que ce soit dans un cadre multilatéral (conférence nationale des territoires — la prochaine est annoncée pour le 14 décembre — assises de la mobilité, états généraux de l'alimentation — en cours…) ou bilatéral (sur la réforme de la formation professionnelle et de l'apprentissage) », a précisé Régions de France. Les régions se disent « néanmoins prêtes à renouer ce dialogue dès lors que le président de la République et le Premier ministre feront des propositions concrètes pour sortir de l'impasse ».

    Le Premier ministre propose d'engager des discussions sur l'apprentissage, la formation professionnelle, l'emploi, le numérique, les assises de la mobilité, le développement économique des territoires, le rôle des régions dans la cohésion des territoires via, par exemple, des contrats de ruralité.

    Le gouvernement souhaite favoriser l'expérimentation en laissant plus de liberté d'organisation aux collectivités. Il annonce vouloir saisir le Conseil d'État sur les modalités d'exercice des compétences en cas de regroupements de collectivités. Il envisage une éventuelle réforme constitutionnelle.
    Le Premier ministre a proposé en conclusion une rencontre bilatérale État-régions en janvier.

    En attendant, les régions comptent faire des propositions, notamment aux parlementaires, pour mettre en œuvre un « processus de décentralisation plus respectueux des prérogatives des élus locaux et qui laisse une place plus importante à l'expérimentation et aux libertés locales ».

    Un atelier était consacré à l' avenir de la politique de cohésion de l'Union Européenne après 2020. L'enjeu est central pour les régions, le FSE et le Feder finançant de nombreux projets de développement. L'avenir de ces fonds structurels est incertain face aux défis actuels. Le flou demeure sur l'élaboration en cours du prochain programme couvrant la période 2021-2027. Un cadre nouveau doit être défini. Le cadrage financier pluriannuel a été reporté en juin 2018 avec le risque que la politique de cohésion soit la variable d'ajustement du budget.

    Sources : AEF et Régions de France


  • Grand plan d'investissement 2018 – 2022
    En direct de l'institutionnel

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    Le 25 septembre, à la suite de la remise du rapport de Jean Pisani-Ferry, le Premier ministre a détaillé les ambitions et le contenu du grand plan d'investissement (GPI) qui va accompagner les réformes structurelles du programme présidentiel avec l'objectif de diminuer les dépenses publiques, notamment de fonctionnement (donc de personnels notamment…).
    Sur le quinquennat, 57 milliards d'euros (en fait 24 milliards de crédits nouveaux !) seront ciblés sur les 4 politiques publiques jugées les plus stratégiques pour transformer le pays.

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    20 milliards pour la transition écologique :

    • amélioration de l'efficacité énergétique de 1,3 million de logements considérés comme des « passoires thermiques » occupés par des ménages modestes propriétaires ou locataires du parc social ;
    • amélioration de l'efficacité énergétique des bâtiments publics de l'État et des collectivités territoriales ;
      _* régénération des routes nationales et rénovation des infrastructures ferroviaires les plus vétustes et les plus utilisées ;
    • développement de plateformes de mobilité et aménagements cyclables, en lien avec les assises de la mobilité ;
    • « prime à la casse » pour 500 000 vieux véhicules ;
    • augmentation de 70 % de la production d'énergies renouvelables par rapport à 2016 ;
    • innovation environnementale (recherche, développement de nouveaux modèles urbains...).
      Ce volet reprend principalement le plan de Nicolas Hulot pour le climat annoncé le 18 septembre.

    15 milliards pour la formation professionnelle :

    • formation d'un million de chômeurs faiblement qualifiés et d'un million de jeunes décrocheurs avec pour objectif 300 000 personnes en emploi de plus et une baisse d'un point du taux de chômage structurel, en lien avec la réforme annoncée de la formation professionnelle et de l'apprentissage ;
    • expérimentations innovantes pour la formation des enseignants ;
    • développement des campus des métiers et des qualifications ;
    • réforme complète du 1er cycle universitaire.

    13 milliards pour l'innovation :

    • développement d'universités de rang mondial ;
    • développement de nouveaux modèles économiques et financiers dans les universités en valorisant le patrimoine matériel et immatériel ;
    • rapprochement entre la recherche fondamentale et la recherche & développement des entreprises ;
    • soutien des jeunes entreprises en croissance les plus innovantes ;
    • soutien de filières stratégiques telles que l'aéronautique ou les domaines émergents (intelligence artificielle, capacités de calcul, cybersécurité, nanoélectronique …) ;
    • déploiement du très haut débit et achèvement de la couverture à 100 % du territoire ;
    • transformation des filières agricoles et agroalimentaires, de la pêche et du secteur forêt-bois, en lien avec les états généraux de l'alimentation.

    9 milliards pour transformer en profondeur l'action publique et diminuer la dépense publique :

    • chantier action publique 2022 ;
    • création d'un fonds pluriannuel pour la transformation publique (État, opérateurs, administrations de sécurité sociale) ;
    • dématérialisation de 100 % des services publics d'ici 2022 avec des plans de transformation numérique dans chaque ministère ;
    • accompagnement des agents publics dans la transformation de leurs missions ;
    • accompagnement des collectivités territoriales dans la modernisation de leur administration ;
    • transformation numérique de l'organisation de l'offre de santé (numérisation de l'hôpital et de son environnement, prise en charge numérisée du patient, télémédecine, stratégie d'intelligence artificielle en santé) ;
    • transformation numérique du système de cohésion sociale pour « la sécurité sociale du futur » (développement du portail numérique des droits sociaux, construction d'un « compte citoyen ») ;
    • transformation profonde et recomposition de l'offre de soin (financement du doublement du nombre de maisons de santé, accélération du développement de l'ambulatoire hospitalier).

    Le financement du GPI sera assuré par :

    • des prêts, des fonds propres ou des fonds de garantie, notamment de la Caisse des dépôts, de BPI France, de la Banque européenne d'investissement, pour 11 milliards d'euros ;
    • une réorientation d'investissements déjà existants, en fonction des priorités du GPI, pour 12 milliards d'euros ;
    • l'intégration du 3e volet du Programme d'investissements d'avenir (PIA3) annoncé en 2016 par le précédent Gouvernement, pour 10 milliards d'euros (6 de subventions et 4 de fonds propres) ;
    • de nouvelles mesures budgétaires, pour 24 milliards d'euros.
      Ces financements seront sanctuarisés et inscrits dans les budgets des ministères concernés (hors PIA3) avec des règles spécifiques de gestion. Les ministères devront rendre compte des résultats obtenus au regard d'indicateurs correspondant aux objectifs. Les crédits pourront être réorientés entre les ministères en fonction de leurs résultats.
      Les investissements seront gérés par un « secrétariat aux Investissements » placé auprès du Premier ministre. Il « coordonnera l'activité des comités de pilotage thématiques, notamment leurs méthodologies, et organisera le suivi d'ensemble du plan d'investissement ».
      Un conseil de surveillance devrait être mis en place pour être le garant de l'esprit du GPI. Composé pour moitié de personnalités qualifiées choisies pour leur compétence sur les trois thèmes du GPI, il pourrait être présidé par une personnalité internationale.


    Pour en savoir plus


  • Lettre ouverte à la ministre du Travail

    La Fédération CGT Commerce, Services et Distribution observe depuis des années une recrudescence de faits intolérables touchant les salarié·e·s de nos champs professionnels. Récemment, l'actualité s'est faite le relais d'affaires graves touchant à l'intégrité physique et morale des salarié·e·s.

    Aujourd'hui, la Fédération interpelle officiellement le ministère du Travail pour qu'il mette un terme à ces situations de souffrance au travail.

    Commerce

    ""
    Madame la Ministre,

    La fédération CGT Commerce, Service, Distribution observe depuis des années une recrudescence de faits intolérables touchant les salariés de nos champs professionnels. Récemment, l'actualité s'est faite le relais d'affaires graves touchant à l'intégrité physique et morale de salarié·e·s.

    Les affaires médiatisées de Free et surtout de Lidl démontrent le caractère inique et dégradant des conditions de travail subies par les salariés de ces enseignes.

    Le fichage des salariés intérimaires chez Leroy Merlin Valence démontre l'état d'esprit patronal à travers des comportements haineux des responsables qui osent tout. Un fichier a en effet été découvert sur le réseau interne de l'entreprise. Ce dernier rassemble les noms des intérimaires ayant travaillé pour Leroy Merlin entre 2014 et 2016, et une colonne contient des commentaires peu flatteurs pour les travailleurs ayant effectué des missions : « boulet », « vicieux », « feignasse », ce qui est proprement scandaleux.

    Et que dire de l'enfermement d'une employée d'un supermarché de Cagnes-sur-Mer un soir de septembre 2017 dans son magasin, qui a levé le rideau de fer pour sortir et dont l'employeur a mis fin à sa période d'essai, estimant qu'elle avait fait courir un risque de vol à l'entreprise !

    Le calvaire vécu par des travailleurs et des travailleuses conduit à de terribles drames humains, comme ceux vécus par Ayele au O marché frais de la Courneuve et par Fadila, à Auchan Tourcoing, qui ont été victimes de fausses couches liées à leurs conditions de travail.

    Ce management inhumain amène aussi des salariés à mettre fin à leurs jours, comme récemment un salarié de Monoprix Raincy.

    Combien d'autres drames vous faudra-t-il pour mettre en place de véritables garanties pour protéger les salariés au travail ?

    La réforme du Code du travail que vous portez, malgré l'opposition très fortement majoritaire des Français et des travailleurs, va encore aggraver cette situation.

    Nous vous demandons une audience pour mettre un terme immédiat à toutes ces situations de souffrance au travail qui, au-delà des exemples cités, concernent des milliers de salariés.

    Nous vous prions d'agréer, Madame la Ministre, nos respectueuses salutations.

    Amar Lagha,
    Secrétaire général


  • Bilal Coulibaly a été réintégré
    Discrimination syndicale

    Bilal Coulibaly, employé d'Acqua, entreprise de nettoyage sous-traitante de l'Hôtel du Collectionneur, un établissement 5 étoiles à Paris, a été réintégré après annulation de sa procédure de licenciement.

    ""

    Le 20 septembre, ce délégué du personnel CGT était agressé physiquement par un employé d'Acqua à qui il demandait de cesser de menacer les femmes de chambre, qui avaient adhéré massivement à la CGT-Hôtel de prestige et économiques.

    La direction d'Acqua, avec l'accord de l'Hôtel du Collectionneur, a saisi cette occasion pour convoquer Bilal à un entretien préalable à licenciement, avec mise à pied.

    C'était sans compter avec la solidarité de ses collègues et de la CGT : une manifestation s'est tenue devant l'hôtel, suffisament importante pour faire plier les directions d'Acqua et de l'Hôtel du Collectionneur, qui ont annulé la procédure à l'encontre de Bilal.

    Une belle victoire qui récompense la détermination à faire respecter leurs droits de ces salarié.e.s "invisibles" qui permettent aux hôtels de luxe d'être ce qu'ils sont.


  • Philippe Martinez sur France Info TV
    Médias

    Jeudi 12 octobre à 21h

    Philippe Martinez sur France Info TV "Tout est politique"

    Emission présentée par Jean-François Achilli


mercredi 11 octobre 2017

  • L'intégrale téléchargeable des fiches argumentaires
    Des arguments pour le débat

    Voici un fichier téléchargeable qui rassemble l'intégralité des fiches argumentaires contre les ordonnances Macron.

    Argumentaire contre les ordonnances Macron

  • Engie prône la fin des tarifs réglementés de vente

    La fédération nationale mines-énergie CGT (FNME-CGT) dénonce la proposition insensée du groupe gazier et rappelle ses revendications dans un communiqué paru le 10 octobre.

    Énergie

    ""S'inscrivant dans la continuité des ordonnances, le groupe Engie s'est rapproché du gouvernement pour proposer l'adoption très rapide d'une loi qui programme l'extinction des tarifs réglementés de ventes (TRV) de gaz et d'électricité.

    Il demande notamment qu'y soient inscrits :
    "-" la fin des contraintes pesant sur Engie pour assurer la sécurité d'approvisionnement afin d'alléger ses coûts ;
    "-" un ajustement des effectifs en six ans, soit la suppression des 811 emplois affectés aux tarifs réglementés chez Engie ;
    "-" la suppression du statut des industries électriques et gazières (IEG) pour l'activité commerciale.

    La suppression du dernier dispositif de service public en matière de vente d'énergie conduirait directement à un renchérissement du prix des énergies et à un risque majeur sur la continuité de fourniture. Cette mesure serait par ailleurs un pas de plus vers l'organisation d'un dumping social à grande échelle.

    A contrario de ces orientations source d'une destruction du droit social, la FNME-CGT revendique :
    "-" le maintien des TRV gaz et électricité et la protection des consommateurs contre une hausse des prix ;
    le respect par tous les fournisseurs de leurs obligations en matière de sécurité d'approvisionnement — en particulier, les stockage de gaz, indispensables à l'équilibre du réseau, doivent être remplis à l'entrée de l'hiver et payés par tous les fournisseurs, sans répercussion sur les factures des clients, car déjà pris en compte dans les TRV ;
    "-" le maintien et le renforcement de conseillers clientèle à Engie SA, pour un service de qualité ;
    "-" le maintien du statut des IEG pour toutes les activités énergétiques, de la production à la vente, en y intégrant les énergies renouvelables, donc tous les salariés du secteur.

    Constatant que le marché déréglementé mis en place par les directives européennes ne fonctionne pas, la FNME-CGT met en garde le gouvernement « contre les graves conséquences qu'auraient les propositions du groupe Engie. Elle appelle les organisations syndicales, les élus locaux et nationaux et les associations de consommateurs à réclamer des comptes au gouvernement et à faire la clarté sur ce qui est en train de se tramer. [...] Ce n'est pas en continuant à démanteler [le secteur] que l'on va répondre [à ses] enjeux industriels, économiques et sociaux ».


  • Pourquoi faire signer une carte pétition ?

    Les mobilisations des 12 et 21 septembre contre les ordonnances MACRON portant les propositions alternatives de la CGT, ainsi que la mobilisation des retraités le 28 septembre contre la hausse de la CSG et pour une revalorisation de leur pouvoir d'achat, ont été une réussite.
    La conscience grandit, à tous les niveaux de l'organisation sur l'enjeu de la mobilisation des salariés dans chaque service, établissement, entreprise, à partir des réalités vécues en faisant le lien et en montrant la cohérence avec les ordonnances et autres projets en cours et à venir.
    L'ancrage à l'entreprise et la rencontre de tous les salariés sur leur lieu de travail, là où nous sommes organisés mais également dans les déserts syndicaux sont la condition pour gagner un engagement plus massif des salariés dans la bataille contre les ordonnances et la politique sociale régressive du MEDEF et du gouvernement, pour imposer des alternatives et gagner de nouveaux droits.
    La rencontre et le débat avec les jeunes, sur leur lieu d'études, les privés d'emplois et les retraités, sur leur lieu de vie, le sont également.
    Nous mettons à disposition une carte pétition, qui se veut être l'outil des militants pour aller au contact des salariés, des jeunes, des privés d'emplois, des retraités et débattre avec eux. Leur signature sera déjà un premier engagement.
    De plus, vous pourrez leur proposer et décider de diverses initiatives pour les déposer auprès du patronat de l'entreprise, des pouvoirs publics, du MEDEF, des députés, …
    Mesurer ce déploiement en grand de tous, syndicats, militants, élus et mandatés est essentiel, c'est pourquoi un PV type est joint à cet envoi.

    Carte-pétition contre les ordonnances Macron

mardi 10 octobre 2017

  • Comme les autres salariés, les fonctionnaires exigent d'être entendus !
    FONCTION PUBLIQUE

    Avec près de 400 000 manifestants dans plus de 140 villes, la journée de grève et de manifestation du 10 octobre est incontestablement une réussite. La CGT s'en félicite.
    Les fonctionnaires et les salariés précaires des services publics étaient des dizaines de milliers en grève. On constate un taux global de grévistes de l'ordre de 30%, avec des pointes à plus de 50%, dans de nombreux secteurs d'activité. Écoles, crèches, cantines, hôpitaux et centres de santé, administrations et collectivités ont fermé leurs portes ou ont tourné au ralenti.
    Partout, fonctionnaires et précaires ont défilé ensemble pour exiger la résorption de la précarité, l'augmentation de leur rémunération, la création d'emplois statutaires, les moyens budgétaires pour répondre aux besoins, l'amélioration des conditions de travail. Dans de nombreuses localités, les salariés en contrats aidés ont défilé pour exiger la transformation de leurs contrats en emplois pérennes.
    Ce même jour, les salariés des services publics belges se sont massivement mobilisés sur les mêmes revendications. À Paris, une forte délégation de la Fédération Syndicale Européenne des Services Publics (FSESP) était présente.
    La mobilisation des agents, le soutien affiché d'autres catégories professionnelles et de la population montrent que l'exigence de progrès social est importante.
    Cette journée d'action est un tremplin pour les agents de la fonction publique pour gagner de meilleures conditions de vie, conquérir les moyens qui permettent d'offrir à la population des services publics de qualité.
    La participation de salariés du privé, de privés d'emplois et précaires, de retraités, d'étudiants et de lycéens, qu'elle soit individuelle ou organisée, démontre la volonté du monde du travail de faire converger les luttes sociales.
    C'est pour répondre à cette demande de plus en plus prégnante que la CGT a décidé d'appeler à une journée d'action interprofessionnelle le 19 octobre prochain.

    Montreuil, le 10 octobre 2017


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