Sur le Web, ces 30 derniers jours

vendredi 15 décembre 2017

  • Déploiement : les propositions de la CGT
    Journal Contact CGT

  • Philippe Martinez sur RFI
    Médias

    Lundi 18 décembre à 7h50

    Philippe Martinez sur RFI "L'invité du matin"

    Emission présentée par Frédéric Rivière


  • Contentieux sur les salaires : désavouée en justice, la direction rallume le feu !

    Alors que l'AFP entre dans la sixième année de gel des salaires, la direction vient d'être condamnée par le Tribunal de Grande Instance de Paris à appliquer la convention collective signée avec le Syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN) sur l'augmentation des salaires.

    Agence France Presse

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    Selon cette décision de justice, et sauf revirement en appel, tous les salariés devraient récupérer en moyenne plusieurs centaines d'euros sur ces années. Pour rappel, la procédure devant le tribunal a été engagée à l'initiative de la CGT et de FO fin 2014.

    Dans un communiqué, le SNJ-CGT, la CGT-SGLCE et l'UFICT « se félicitent de la reconnaissance des droits des salariés de l'Agence France-Presse, mais expriment leur consternation devant la réaction de la direction, qui tente d'exploiter une décision de justice – plutôt que de la respecter – en pratiquant le chantage et en faisant des syndicats les bouc-émissaires de ses propres errements. »

    La direction a en effet indiqué que le jugement « bien que non exécutoire, va obliger l'Agence à provisionner les montants considérés, compliquant à l'extrême le bouclage de son budget 2018. »

    Lire le communiqué dans son intégralité


mercredi 13 décembre 2017

  • Sauvons et accueillons les migrants, journée spéciale à la CGT le 14 décembre
    Ensemble contre le racisme

  • Les heures non payées depuis 2012 seront indemnisées
    Université de Lorraine

    En 2012, au moment de la fusion des quatre universités lorraines, contre l'avis du comité technique, et sans consulter le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, le président a décidé que tous les personnels BIATSS (ingénieurs, administratifs, techniques, sociaux et de santé et des bibliothèques) allaient travailler 36 h 40 par semaine, alors que la moitié d'entre eux étaient à 35 h.
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    La Fédération de l'éducation de la recherche et de la culture CGT se félicite que cette décision ait été annulée par la justice, et qu'elle donne la possibilité aux 1 500 agents concernés de demander l'indemnisation des heures travaillées en trop depuis quatre ans.


  • La parole se libère aussi dans l'enseignement supérieur et la recherche
    Harcèlement sexuel

    À l'unité de recherche sur les maladies infectieuses et tropicales émergentes d'Aix-Marseille, un directeur de recherche vient d'être révoqué sur décision d'une commission disciplinaire du CNRS pour des faits de harcèlement et d'agression sexuelle, grâce au courage d'une ingénieure d'étude et d'une doctorante. Soutenues par la Ferc-CGT et le SNTRS-CGT, elles ont pu s'exprimer devant une délégation du CHSCT de l'université d'Aix-Marseille.
    « Cette victoire démontre qu'il est possible d'obtenir des sanctions exemplaires pour ce types d'agissements, et doivent encourager les victimes à parler et à se faire accompagner dans leurs démarches par la CGT » a souligné la Ferc-CGT.

    ""Autre victoire, à l'ENS de Lyon cette fois : lors de la tenue de la réunion du CHSCT le 10 novembre dernier, la Ferc-CGT a obtenu du chef d'établissement le signalement au procureur de la République d'un cas de harcèlement dans l'établissement qui durait depuis plusieurs années.


  • Des discussions sous haute surveillance !
    Assurance chômage

    La première réunion de concertation sur le devenir de l'assurance chômage s'est tenue ce mercredi 13 décembre, avec beaucoup de retard sur le planning annoncé.
    Le ministère du travail s'est engagé à transmettre un document de cadrage pour le 14 décembre.

    Des négociations vont s'ouvrir avec un calendrier très limité (obligation de conclure pour fin janvier et un projet de loi rédigé en février) et des thèmes encadrés par le gouvernement. Celui-ci se réserve dans tous les cas certains sujets et la reprise ou non des résultats des négociations.

    Ainsi le ministère annoncera des mesures renforçant les sanctions contre les chômeurs vers le 20 janvier. Il entretient le flou sur la question de la répartition des rôles entre État, patronat et syndicats.

    Les thèmes de discussion porteront sur les démissions, les travailleurs « indépendants », le recours aux contrats courts.

    Des négociations vont donc probablement s'ouvrir entre patronat et syndicats.

    Elles vont débuter par un cadeau pour le Medef et compagnie : la notion de précarité est limitée aux quelques secteurs où les employeurs embauchent « les mêmes personnes sous contrats de moins d'un mois de façon récurrente », soit 1% de la masse salariale ! Le gouvernement n'imposerait le bonus/malus qu'en cas de désaccord. La CGT rappelle que la précarité concerne des millions de travailleurs et travailleuses, en CDD, en intérim, en temps partiels subis notamment par les femmes. Nous ne laisserons pas escamoter la question de la lutte contre la précarité.

    La CGT a porté ses propositions, sur la base du projet de sécurité sociale professionnelle, pour que celles et ceux qui vivent de leur travail puissent choisir leur métier et leur évolution professionnelle, sans chantage des employeurs et sans menace de réduction ou suppression des allocations chômage. Les travailleurs dépendants des plateformes doivent ainsi ouvrir des droits, et celles-ci doivent s'acquitter des cotisations patronales.

    La CGT rappelle que le seul système juste de protection sociale est basé sur la cotisation ouvrant des droits. Elle s'oppose au glissement vers un « filet de sécurité » minimal financé par l'impôt.

    La CGT mettra tout en œuvre pour que ces discussions ne se fassent pas à l'insu et au détriment des salarié.e.s avec ou sans emploi.

    Montreuil, le 13 décembre 2017


mardi 12 décembre 2017

  • CHU de Toulouse : 58 jours de grève pour les agents du service transports prélèvements

    Les agents du transport de sang du CHU de Toulouse sont en grève depuis 58 jours. Leur mouvement a révélé plusieurs graves dysfonctionnements, notamment des problèmes de délais, dans le transport de sang mais aucune mesure n'a été prise.

    Santé

    Les agents du service transports prélèvements du CHU de Toulouse et du 801 de la logistique du pôle ressources matérielles avaient déposé un préavis de grève depuis le 16 octobre, et un rassemblement était organisé le 29 novembre dernier. Hier soir aussi le service administration de l'hôpital était bloqué par 25 grévistes sur 35 salariés concernés.

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    Leurs conditions de travail se dégradent d'années en années du fait aussi des pressions managériales (encadrement de proximité et chargé de mission) sous prétexte de la rentabilité avec le précepte de « faire toujours plus avec moins de moyens humains ». Le manque de moyens et de personnel dû aux politiques d'austérité.

    Ce personnel hospitalier qui a le statut d'ouvrier, demande à passer au statut de technicien hospitalier. Ceci leur permettrait de passer en catégorie B. Leur rôle, est pourtant primordial : ils réceptionnent, acheminent et livrent les différents flux : médicaux/ non-médicaux, programmés/non programmés, urgents/non urgents, dans les différents services et sites hospitaliers de Purpan à Rangueil/Larrey, jusqu'à St Gaudens souvent dans des véhicules non adaptés voir dangereux pour eux ou pour les usagers. Parfois même avec leurs frigos ou étuves en panne...

    Les revendications sont les suivantes :
    *Reconnaissance salariale de leurs compétences et savoir-faire. Possibilité d'avancement.
    *Primes reconnaissant les risques pris au quotidien.
    *Stagiairisation de tous les CDD sur des postes pérennes.
    *Remise en état des véhicules et aménagement des espaces de livraisons.
    *Renforcement d'un poste par équipe (1 en jour/ 1 en nuit/ 1 à la régulation)

    La direction avec qui négociait encore aujourd'hui les salariés et le syndicat CGT du CHU de Toulouse, bloque encore sur l'obtention d'une prime de 41 euros par mois que d'autres hôpitaux octroient sur ces postes. Autre point de blocage : les salariés accompagnés par la CGT ont proposé la création d'un nouveau métier d'Assistant en Logistique Médicale accessible avec une formation de 3 mois pour passer en catégorie B de la fonction publique.

    Selon Julien Terrié, secrétaire général de la CGT au CHU de Toulouse, " on est dans une impasse qui découle du PLFSS 2018 qui a été validé et de l'ONDAM contraint, avec des mesures d'économies qui s'élèvent à 1,9 milliards au total". Et le syndicat CGT du CHU d'ajouter, " La direction doit signer au plus vite le protocole de fin de conflit largement revu par les grévistes et totalement acceptable par la direction".

    Une caisse de soutien est organisée : www.lepotcommun.fr/pot/ysnx3sdg


  • Super U Châtellerault : on ne cède pas aux pressions !
    Harcèlement

    Désormais, il ne se passe pas un jour sans que ne soit dévoilée une nouvelle affaire de harcèlement sexuel ou sexiste au travail. La parole de celles et ceux, victimes ou témoins, qui ont osé révéler ces faits, doit être entendue et protégée des pressions.
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    Pourtant l'Union départementale CGT de la Vienne (86) a été alertée sur les pressions que subissent depuis plusieurs mois, les salariés de l'enseigne Super U de Châtellerault, pour avoir révélé, en juin dernier, des faits d'abus d'autorité en matière sexuelle.
    Saisie par le CHSCT, la direction du magasin a manifestement mal accepté d'avoir à mettre à pied l'agresseur, puis à le muter dans un autre magasin de la région et le fait savoir à ses salariés sous des formes de plus en plus difficiles à supporter.

    Les élus CGT ont donc décidé d'interpeller directement la clientèle et de demander son soutien au travers d'une pétition (que vous pouvez télécharger ici et transmettre à l'UD-CGT de la Vienne).

    Cette action, qui s'est déroulée ce mardi matin, a permis de recueillir une centaine de signatures de clients et ainsi prouver aux salariés que leur combat est légitime.


  • Sauvons et accueillons les migrants, journée spéciale à la CGT le 14 décembre

    Arrivée en France en 1962, Antoinette Garcia, militante CGT d'origine espagnole, a créé un syndicat CGT dans son usine où la majorité des salariés étaient des femmes, notamment d'origine étrangère. Pour celle qui a commencé à travailler à sans diplôme, la CGT a été un véritable levier d'émancipation.

    Ensemble contre le racisme

    Antoinette Garcia, un combat pour la dignité

    La CGT a décidé de s'attaquer à ce qui gangrène les relations entre les salariés au travail et de traquer toutes ces petites choses qui y font le lit du « racisme ordinaire ». Cette campagne donne l'opportunité de montrer aux salariés, chômeurs, retraités, précaires, qui sont la cible du racisme et de la haine, que la CGT est là pour les défendre et qu'ils y ont toute leur place.

    Le 14 décembre la CGT organise une journée spéciale dans le cadre de cette campagne. Téléchargez l'invitation et le programme :

    > 9 h 30 à 10 h 00 : accueil
    > 10 h 00 : Présentation de la journée par Jean-Philippe Chateil, secrétaire général de la Fédération des Officiers de la Marine marchande CGT
    > 10 h 15 à 12 h 30 : Le sauvetage des migrants en Méditerranée
    Modérateur : Isabelle Avran, NVO
    Introduction aux débats :
    • Fabienne Lassalle, Association SOS méditerranée
    • Naima Hamami, secrétaire générale adjointe de l'UGTT, Réseau
    syndical (RSMMS)
    • Officier de la Marine marchande
    • Patrick Bar, Photographe SOS méditerranée et boat people
    Intervention depuis la salle : Douanes françaises
    Débat avec la salle

    >14 h 30 à 17 h 30 : L'accueil des migrants rescapés
    Modérateur : Francine Blanche, Pôle Migrants de la Confédération
    Introduction aux débats :
    • Pascal Debay/Sonia Porot, collectif contre l'extrême droite
    • Un représentant de la CGIL (Italie)
    • Fédération des Cheminots
    • Fédération Mines-Energie
    • Gérard Ré, secrétaire général de l'UD CGT Alpes-Maritimes
    • Grégory Glorian, SG UD CGT Pas-de-Calais
    > Intervention depuis la salle : Fédération des Ports et Docks,
    Fédération des Finances, Fédération des Transports
    Débat avec la salle
    > 17 h 30 : Intervention de clôture par Patricia Tejas, Membre de la Direction confédérale de la CGT Participation et stands d'associations d'aide

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    Et à partir de 18 h 00, comme chaque année maintenant, sont célébrés, peu avant la journée internationale des droits des travailleurs migrants et de leur famille, les milliers de régularisations et les nombreuses victoires obtenues par ces salariés qui « bossent ici ! vivent ici ! et restent ici » ! Au programme : cuisine du monde et concert de Nanoo Coul, chanteuse malienne, et ses musiciens.
    • Bernard Thibault, ancien secrétaire général de la CGT,
    administrateur du BIT
    • Marco Cilento, Confédération européenne des syndicats, Réseau
    Union Migrant Net
    • Nejat Ferouse, Espace International CGT accord UE/Turquie

    Voir aussi :
    > Jean-François Ben-Yahia, l'antiracisme au cœur de la lutte
    > L'intégralité du dossier : Racisme : avec nos différences, donnons des couleurs à l'avenir


  • À mi-parcours de la programmation 2014-2020 ce sont 7,7 milliards d'euros de fonds européens structurels versés à la France
    En direct de l'institutionnel

    À la moitié de la période de programmation 2014-2020, la France a reçu 7,7 milliards d'euros de fonds européens structurels et d'investissement (Feder, FSE, Feamp et Feader) sur les 27,5 milliards prévus, ont annoncé le CGET et Régions de France, lors d'un séminaire organisé mardi 28 novembre 2017 sur le thème : « L'Union européenne au cœur des territoires : les perspectives pour l'après 2020. »

    Ces financements « permettent des investissements à long terme assurant la cohésion économique, sociale et territoriale », ont estimé les 300 représentants des administrations de l'État, des collectivités territoriales, des acteurs socio-économiques et de la société civile.

    Les fonds européens financent les projets couvrant les onze objectifs thématiques définis par l'Union européenne : recherche, innovation ; numérique ; aide aux PME ; transition énergétique ; climat ; environnement ; transports ; emploi ; inclusion sociale ; formation ; capacités administratives. Au total, 100 000 projets ont été cofinancés en France par l'Union européenne pour un investissement total de 15 milliards d'euros. Le taux de programmation tous fonds confondus pour la France s'élève à 29 %.

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    Selon l'accord de partenariat passé entre la France et la Commission, 10 % des fonds versés au titre du Feder et du FSE reviennent à des projets urbains intégrés. La même proportion du Feader est destinée au développement local dans les zones rurales.

    Au total, selon la programmation 2014-2020 de la Commission européenne, plus de 100 milliards d'euros seront investis sur l'ensemble des pays de l'Union dans les zones urbaines au titre du Fonds européen pour les investissements stratégiques et des fonds de la politique de cohésion.

    Alors que les services de la Commission planchent déjà sur le budget 2021-2027, qui sera impacté de façon importante par le Brexit, ce séminaire a aussi été l'occasion de réaffirmer « la nécessité d'un budget européen ambitieux » mais aussi l'importance de « simplifier drastiquement la mise en œuvre des financements européens au bénéfice des porteurs de projets et des autorités de gestion ».

    La Commission européenne et la Banque européenne d'investissement ont lancé le même jour, à l'occasion du Forum des villes 2017, Urbis (pour Urban Investment Support), un nouveau service de conseil. Sorte de guichet unique pour les collectivités regroupant des experts issus notamment de la Banque européenne d'investissement, Urbis fournira des conseils techniques et financiers aux collectivités, en vue de les aider à planifier leurs investissements et faciliter leur accès aux financements européens.


  • Les métropoles n'ont pas d'effet dynamique systématique sur l'emploi dans leurs territoires et ceux avoisinants
    En direct de l'institutionnel

    ""Les lois Maptam de 2014 puis NOTRe de 2015 ont élargi les compétences des métropoles et leur ont donné des moyens pour leur croissance économique, confiant simultanément la responsabilité de l'équilibre territorial aux régions et celle de la solidarité et de la cohésion sociale aux départements. Le Pacte État-métropoles signé en juillet 2016 a affirmé la nécessité de renforcer les coopérations entre les métropoles et les territoires qui les entourent.

    Une note de France Stratégie de novembre 2017 dresse un état des lieux du dynamisme et du rayonnement régional de douze métropoles en matière d'emploi : Aix-Marseille, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier, Nantes, Nice, Rennes, Rouen, Strasbourg et Toulouse.

    L'analyse fait ressortir d'importantes disparités entre ces grandes villes. La croissance est systématiquement plus forte aux franges de leurs aires urbaines avec, au centre, un rôle déterminant des secteurs dits de la « base compétitive » — industrie manufacturière, services aux entreprises, commerce de gros et transport de marchandises — qui explique une grande partie du surcroît de performance des métropoles.

    Si on considère leur zone d'emploi, parmi les douze métropoles de province étudiées, cinq ont vu leur poids dans l'emploi national augmenter significativement, quatre de façon limitée et trois ont vu leur poids diminuer sur les quatre dernières décennies (Nice, Rouen et Strasbourg).

    En ce qui concerne les effets d'entraînement, l'étude identifie plusieurs groupes de métropoles. Certaines partagent leur dynamique d'emploi avec les territoires régionaux avoisinants : c'est le cas de Lyon, Nantes,
    Marseille et, dans une moindre mesure, de Bordeaux et Rennes. Viennent ensuite les métropoles qui se développent sans qu'il en soit de même pour les territoires voisins : Lille, Toulouse, Montpellier. Quant à Grenoble et Strasbourg, elles présentent une dynamique d'emploi inversée, plus forte dans les territoires avoisinants qu'au centre. Enfin, les territoires de Nice et Rouen sont en difficulté sur le plan de l'emploi.

    L'analyse réalisée ici ne suffit pas à déterminer si c'est la métropole qui imprime le tempo ou, à l'inverse, si elle est influencée par un contexte régional favorable ou défavorable. La double question de la capacité des métropoles à se développer et à faire rayonner leur dynamisme sur les territoires voisins, souvent appelée ruissellement et présentée comme une évidence, reste donc à démontrer.

    Pour en savoir plus


  • Publication du décret entérinant la création des observatoires départementaux d'appui au dialogue social dans les PME
    En direct de l'institutionnel

    Un décret en Conseil d'État relatif à la mise en place des observatoires d'analyse et d'appui au dialogue social et à la négociation a été publié au Journal officiel le 29 novembre 2017. Découlant de l'ordonnance du 22 septembre 2017 relative au renforcement de la négociation collective, ce texte « détermine la composition et le fonctionnement des observatoires d'analyse et d'appui au dialogue social et à la négociation chargés de favoriser et d'encourager le développement du dialogue social et la négociation collective au sein des entreprises de moins de cinquante salariés du département ».

    Cet observatoire a trois missions :

    • établir un bilan annuel du dialogue social dans le département ;
    • répondre aux saisines par les organisations syndicales ou professionnelles de toutes les difficultés rencontrées dans le cadre d'une négociation ;
    • apporter son concours et son expertise juridique aux entreprises de son ressort dans le domaine du droit social.

    Il est composé au plus de 13 membres : jusqu'à 6 membres représentant les salariés et jusqu'à 6 membres employeurs ayant leur activité dans la région, et du responsable de l'unité départementale ou son suppléant, désigné par la Direccte, qui assurera le secrétariat. Ils sont désignés par les organisations syndicales de salariés représentatives au niveau du département [la Direccte doit publier tous les quatre ans la liste des syndicats représentatifs au niveau départemental interprofessionnel] et par les organisations professionnelles d'employeurs représentatives au niveau national interprofessionnel et multiprofessionnel. Chaque organisation ne peut disposer que d'un seul siège.

    Les partenaires sociaux ont deux mois après la saisine du représentant de la Direccte pour donner les noms de leur représentant. La liste des membres est ensuite publiée « au recueil départemental des actes administratifs et sur le site internet de la Direccte ».

    Les membres de l'observatoire arrêtent le règlement intérieur qui prévoit notamment la durée des mandats des membres, leur caractère éventuellement renouvelable, les conditions de désignation et de mandat du président ainsi que celles de mise en œuvre de l'alternance de la présidence entre représentants syndicaux et représentants patronaux. L'ordre du jour des réunions de l'observatoire sera arrêté conjointement par le président et le responsable de l'unité départementale.

    Reste à savoir quelle sera l'utilité réelle de ce nouvel observatoire, aux côtés des multiples commissions et observatoires pré existants. Outre les CPRI pour venir en appui des salariés et entreprises de moins de 11 salariés et les commissions paritaires locales à même de négocier des accords locaux, il existe déjà, dans les branches, des observatoires et des commissions paritaires permanentes de la négociation et d'interprétation.


  • Emmanuel Macron confirme l'Agence de cohésion des territoires et annonce le droit à l'expérimentation des collectivités
    En direct de l'institutionnel

    Le Président de la république a conclu le 100e Congrès des maires le 23 novembre 2017 avec plusieurs annonces pour permettre davantage de « liberté » et « d'autonomie » aux collectivités, tentant de renouer un climat de « confiance » avec les 4 000 élus présents. L'AMF n'a pas encore officiellement communiqué depuis ce discours mais, avait affirmé juste avant qu'elle envisageait de ne pas participer à la prochaine conférence nationale des territoires du 14 décembre.

    Le président de la République est revenu sur la conférence nationale des territoires du 17 juillet et « reconnaît » que les annonces de « l'été » (notamment 300 millions d'euros d'annulation de crédits pour les collectivités et 13 milliards de baisses des dépenses au lieu des 10 milliards annoncés) « n'ont pas été à la hauteur des engagements » de l'État et que le gouvernement n'a pas « dûment concerté » avec les élus.

    La réforme de la taxe d'habitation est maintenue et inscrite dans le projet de loi de finances pour un coût de « 10 milliards d'euros pour l'État ». Cet impôt sera progressivement supprimé pour 80 % des contribuables français d'ici 2020. Le président a rappelé qu'il s'agira d'un dégrèvement, l'État remboursera aux municipalités ce qui leur était dû. L'État prendra à sa charge le dynamisme des bases et de la population mais un dispositif concerté dans le cadre de la Conférence nationale des territoires sera mis en place pour responsabiliser financièrement les collectivités locales vis-à-vis des hausses éventuelles des taux qui pourraient avoir été votées après 2017.

    Emmanuel Macron indique vouloir enclencher parallèlement une « refonte en profondeur de la fiscalité locale et en particulier communale » et « veut un impôt cohérent avec chacune de vos missions », prenant l'exemple des nouvelles recettes dynamiques (TVA) introduites pour les régions dans le PLF. Il fait référence à la mission confiée à cet effet à Alain Richard et Dominique Bur dont les travaux doivent « alimenter » la CNT « courant 2018 pour des décisions budgétaires prises en 2019 ». Il souligne l'enjeu de la « péréquation horizontale comme verticale » et appelle à « une réforme ambitieuse, cohérente, dont la taxe d'habitation n'est que le premier acte ».

    Si la contractualisation avec les principales collectivités (qui doivent s'engager à contenir l'augmentation de leurs dépenses de fonctionnement en tendancielle de 1,2 % sous peine de sanctions financières) est maintenue, le président évoque la possibilité d'« adapter » cette contrainte pour « tenir compte des différentes difficultés socioéconomiques des territoires ». Les modalités devront être fixées dans le cadre de la CNT du 14 décembre.

    Le président de la République indique que désormais, une « concertation préalable avec les associations d'élus locaux » sera menée « avant de prendre des décisions » les impactant. Le Conseil national d'évaluation des normes « doit voir ses missions renforcées », « en amont » et « en aval ». Il appelle son président Alain Lambert à lui faire « des propositions dans les prochaines semaines ». Il a demandé à François Goulard, maire de Vannes, « une revue du stock des normes » pesant au quotidien, qui sera débattue dans le cadre de la CNT.

    Le chef de l'État défend une plus grande « autonomie des territoires », qui ne passera pas par une « nouvelle grande transformation institutionnelle pour les collectivités territoriales » mais un soutien des pouvoirs publics pour les mutualisations et regroupements voulus par les collectivités. Il veut repenser l'avenir des départements et « procéder à des rapprochements » avec les métropoles pour entre « cinq et huit d'entre elles d'ambition européenne », avec « un texte législatif si c'est leur souhait ». Il appelle encore à un « schéma plus simple, plus volontariste » du Grand Paris en l'accompagnant « peut-être » là aussi d'une loi.

    « Ce qui n'a pas été fait pendant plus d'un siècle le sera dans ce quinquennat », explique aussi le président, développant sa volonté d'élargir le droit à l'expérimentation des collectivités, ce qui passera par une modification de la Constitution. L'idée est de pouvoir pérenniser — sans les généraliser à l'ensemble du territoire — les expérimentations mises en œuvre localement.
    De quoi offrir une « capacité inédite de différenciation » aux collectivités volontaires, jusqu'à « aboutir à un transfert aux collectivités de compétences », leur permettant d'agir « plus efficacement ». « Permettons de faire, laissons les maires innover », lance-t-il. Il indique aussi qu'un « pouvoir réglementaire » sera laissé aux collectivités, une « reconnaissance institutionnelle » de la « vérité du terrain », selon lui.

    Le président confirme l'existence à venir de l'Agence nationale de la cohésion des territoires annoncée lors de la conférence nationale des territoires de juillet dernier. Elle doit être un « facilitateur » des projets des collectivités, en mettant à leurs services « des opérateurs de l'État comme la Caisse des dépôts et consignations ». Elle doit être un « interlocuteur unique » permettant de mobiliser des ressources pour les territoires et de les accompagner en termes d'ingénierie territoriale.

    Cette agence doit conduire à une « simplification radicale du côté de l'État ». Il explique enfin qu'il entend que prenne plus d'importance l'État « déconcentré », les territoires devant y trouver le bon interlocuteur.


  • Gérard Collomb veut conforter les préfets dans leurs missions en déconcentrant davantage les moyens financiers et en leur donnant des moyens réglementaires nouveaux
    En direct de l'institutionnel

    Le ministre de l'Intérieur a annoncé sa volonté de conforter les préfets dans leurs missions le 4 décembre 2017 devant l'assemblée générale de l'association du corps préfectoral et des hauts fonctionnaires du ministère en soulignant l'entrée en vigueur prochaine de la possibilité pour les préfets de « pouvoir déroger à certaines normes réglementaires afin de répondre à la diversité des réalités socio-économiques », dans le sillage de la nouvelle charte de déconcentration publiée en mai 2015.

    La feuille de route pour cinq ans du ministère de l'Intérieur rendue publique à la rentrée prône de fait plus de déconcentration et prévoit d'octroyer la faculté aux préfets « de déroger à la norme réglementaire, pour tenir compte de circonstances locales et faciliter l'atteinte d'un objectif d'intérêt général ».

    Dans cette perspective, la feuille de route prévoit la publication d'un décret au dernier trimestre 2017 « permettant en 2018 une expérimentation d'un an dans deux régions métropolitaines et une collectivité d'outre-mer de la faculté pour les préfets de déroger à la norme réglementaire ».
    Si cette expérimentation s'avère pertinente, « nous le généraliserons », a-t-il ajouté, qualifiant cette disposition de « révolution » qui va permettre aux préfets de devenir des « entrepreneurs d'État ».
    Le ministre de l'Intérieur précise que le projet de décret « a été transmis au Conseil d'État ». Il veut, « pour l'avenir, conforter les préfets dans leurs missions par une déconcentration plus forte des moyens financiers », a confirmé ce calendrier.

    « Sur le plan de l'aménagement du territoire, il nous faut parvenir à réconcilier les France entre elles, les Français entre eux. La première fracture est […] celle qui passe au sein de nos villes entre des communes et des quartiers dynamiques et d'autres qui se paupérisent, qui se ghettoïsent. La seconde fracture, souvent évoquée ces derniers temps, est celle de nos territoires. Aujourd'hui, l'opposition se fait de plus en plus vive, on l'a vu au congrès des maires, entre territoires urbains, en dynamique, et territoires qui se vivent comme abandonnés, entre France urbaine et France rurale », a-t-il convenu.

    Distinguant les rôles respectifs des « grandes métropoles de niveau européen » et des « métropoles de taille nationale », les unes et les autres devant « penser leurs relations avec les territoires qui les entourent, avec leur périphérie comme avec les zones rurales », le ministre demande aux préfets d'« encourager des coopérations toujours plus actives entre les métropoles et leurs périphéries, entre les grandes aires urbaines et les territoires ruraux, dans un partenariat fort avec les grandes régions ».
    Au chapitre des moyens, il a signalé le maintien de la dotation d'équipement des territoires ruraux « à un niveau élevé » et la pérennisation de la dotation de soutien à l'investissement local via son inscription dans le Code général des collectivités territoriales. « Il vous appartiendra de l'utiliser pour soutenir des dynamiques d'innovation selon quatre priorités : transition numérique ; mobilité durable ; construction et logement ; liens entre métropoles et territoires ruraux. »


  • Les comités départementaux de la citoyenneté et de l'autonomie (CDCA) se mettent en place
    En direct de la CGT en territoires

    Ces comités ont été créés par la loi d'adaptation de la société au vieillissement votée fin 2015 et sont opérationnels depuis l'automne 2016. À ce jour, 58 sont créés. À Lyon et Nantes existent des CDA à l'échelle de la métropole.

    Ils regroupent l'ex-comité départemental des personnes âgées et l'ex-conseil départemental consultatif des personnes âgées. Il comporte deux formations spécialisées distinctes : une pour les personnes âgées et une pour les personnes handicapées de tous âges. Chacune a 4 collèges où les organisations, associations et organismes sont désignés assez clairement. Le CDCA inclut la représentation des organisations syndicales de retraités dans la formation « personnes âgées » et les organisations syndicales de salariés dans les deux formations.

    Cette instance est consultative. Elle a pour but la prévention de la perte d'autonomie, l'accompagnement médico-social et l'accès aux soins et aux aides humaines ou techniques. Elle est compétente en matière d'accessibilité, de logement, d'habitat collectif, d'urbanisme, de transport, de scolarisation, d'intégration sociale et professionnelle, d'accès à l'activité physique, aux loisirs, à la vie associative, à la culture, au tourisme.

    Le CDCA est notamment consulté sur toutes les décisions qui relèvent de l'ARS, du département et des régimes de vieillesse en matière de santé et de politique de l'autonomie, sur toutes les conventions signées. Il donne notamment un avis sur le Plan régional santé et la répartition des fonds de la conférence des financeurs.

    Il est aussi informé, il recommande, il peut débattre sur plusieurs sujets.
    Ses membres doivent donc disposer de toutes les informations nécessaires et avoir connaissance de tous projets en cours. La CGT doit y prendre toute sa place.

    L'objectif de la CGT est d'en faire un outil pour l'action, les revendications sur les enjeux dans les territoires. Ce peut être aussi un outil pour élargir nos échanges avec d'autres acteurs non syndicaux, notamment associatifs.


  • Pétition : le Congé individuel de formation (CIF), ça marche ! Je m'engage pour le sauver !
    En direct de la CGT en territoires

    Le CIF est un droit exceptionnel. C'est l'unique moyen de partir en formation de longue durée (jusqu'à 1 200 heures) à la seule initiative du salarié, pendant le temps de travail, en gardant son salaire, en ayant la garantie de retrouver son poste à l'issue de la formation. Il permet de réaliser un projet vraiment personnel même s'il ne correspond ni à son emploi actuel, ni à l'activité de son entreprise. L'employeur n'a rien à dire sur le choix et le contenu de la formation.

    Dans le projet de réforme sur la formation professionnelle présenté le 15 novembre, le gouvernement veut le supprimer pour le fondre avec le compte personnel de formation (CPF) qui ne permet d'accéder, de sa propre initiative, qu'à des formations courtes (150 heures) et en dehors du temps de travail. Pour des formations sur le temps de travail ou plus longues, il faut l'aval de l'employeur, y compris sur le contenu de la formation.

    Depuis sa création, plus d'un million de salariés ont pu accéder au CIF. Si c'est cotre cas ou si vous envisagez d'en bénéficier, si l'un de vos proches en a bénéficié ou compte en bénéficier, signez et faites signer cette pétition.

    Le CIF est menacé, je m'engage pour le sauver !

    Vous pouvez signer la pétition en ligne ici


  • Calendrier 2017-2018

    Réunion des comités régionaux le 14 décembre à Montreuil

    Journée de travail sur l'hydrogène le 18 décembre à Montreuil

    Assises de la formation professionnelle en territoire :

    • journée sur les projets en territoires et les enjeux du travail et de la formation le 5 décembre à Lyon organisée par le comité régional Rhône-Alpes
    • journée le 21 décembre à Metz organisée par la coordination Grand-Est ;
    • Journée le 25 janvier en Bretagne organisée par les comités régionaux Bretagne et Normandie ;
    • journée sur les filières industrielles et la formation professionnelle le 5 février en PACA organisée par le comité régional PACA avec la fédération de la métallurgie ;
    • journée sur le numérique et la formation professionnelle en Île-de-France.

    Des conférences régionales sont annoncées :
    • 17 au 19 janvier : Île-de-France ;
    • 5 et 6 avril : Limousin ;
    • 23 et 24 avril : Bourgogne-Franche-Comté ;
    • 7 et 8 juin : PACA.

    Formation syndicale 2018 :
    • Prospective et territoires (1session en 3 modules) : 24-26 janvier, 4-6 avril, 19-21 septembre ;
    • Dialogue social territorial : 14-16 mai à ISST de Bourg-la-Reine ;
    • Ceser (1 session en 2 modules) : 4-6 juin, 3-5 décembre.

    Pour en savoir plus : territoires@cgt.fr


  • Les premiers pactes d'actions issus de l'Agenda urbain publiés
    En direct de l'institutionnel

    Lancé en 2016 par le Pacte d'Amsterdam, l'Agenda urbain européen basé sur douze thématiques vise à obtenir un meilleur partage des connaissances des villes, une meilleure réglementation et des financements accrus pour celles-ci au niveau de l'Union européenne.

    Parmi les premiers groupes de travail lancés en 2016, celui sur le logement (coordonné par la ville de Vienne en Autriche et par la Slovaquie) a publié cet été son pacte d'action demandant une amélioration de la législation en matière de logement abordable et social et la création d'une base de données des bonnes pratiques en la matière.

    Le groupe consacré à la pauvreté urbaine (pauvreté infantile, sans-abri, régénération des quartiers défavorisés) auquel participent, pour la France, la ville de Lille et la région Île-de-France a lui aussi publié son pacte le 27 novembre et a annoncé à cette occasion le lancement d'une déclaration des droits des sans-abri.

    Enfin, le groupe de travail « adaptation aux changements climatiques », lancé en juillet 2017 et pour lequel l'État français est représenté par la DHUP, espère publier ses conclusions d'ici juin 2018.


  • STOP à la casse sociale chez SFR
    Télécoms

    ""Depuis le rachat de SFR par Numéricâble en 2014, les salariés paient la stratégie de Patrick Drahi. Le plan de départs volontaires (PDV) annoncé pendant l'été 2016 qui prévoyait la suppression de 5 000 emplois — plus d'un tiers des effectifs — sur l'ensemble du groupe a pris fin le 30 novembre 2017.

    La CGT Fapt (Fédération CGT des salariés des activités postales et de télécommunications) avait dénoncé cette casse sociale dès l'annonce de ce PDV, ce qui l'avait conduit à se positionner contre ce projet néfaste tant pour l'avenir de l'entreprise que de ses salariés et n'avait pas signé le NEW deal du 3 août 2016, a contrario de l'Unsa et de la CFDT.

    Dès le début, la direction a mis sous pression les salariés pour qu'ils acceptent un départ « volontaire ». Quelques semaines plus tard, la direction de SFR a annoncé l'externalisation des services clients — plus de 1 500 salariés concernés — vers le prestataire de services Intelcia*, et la fermeture de très nombreuses boutiques.

    S'y ajoute le déménagement en cours des salariés du Campus de Saint-Denis (93) vers Champs-sur-Marne (77) et sur le site de Quadrans dans le 15e arrondissement de Paris (en mode bureau non attribué dit flex-office).
    Ces choix pris unilatéralement par l'entreprise n'ont fait qu'accentuer le profond mal-être des salariés, le manque de visibilité de la stratégie de l'entreprise à court et moyen terme. De plus, la fermeture de 11 nouvelles boutiques a récemment été annoncée.

    Qui pourrait croire qu'en supprimant des milliers d'emplois à tous les niveaux du groupe on puisse améliorer le service rendu, les conditions de travail des salariés restant dans l'entreprise, ou encore son image ?

    La CGT s'était exprimée lors de la rencontre avec la ministre du Travail le 2 août 2016 : « Le gouvernement ne peut pas rester spectateur et doit veiller au maintien et au développement de l'emploi dans l'ensemble du secteur des télécommunications. »

    L'effondrement de l'action a d'ailleurs mis en évidence la défiance des opérateurs financiers. C'est pourquoi la CGT considère qu'il y a lieu de mettre en place une procédure au titre du droit d'alerte économique, tel qu'annoncé par le CCE SFR dans sa résolution du 26 octobre 2017.

    La changement récurrent des dirigeants, orchestré par Patrick Drahi, ne fait qu'accentuer le doute sur la stratégie de l'entreprise et alimente le caractère anxiogène quotidien des salariés.

    Pour la CGT d'autres choix sont possibles. Les salariés ont leur mot à dire sur l'avenir de l'entreprise — qui est aussi le leur. La direction doit répondre à leurs revendications, tant sur l'emploi, les salaires, les droits et les garanties, et ainsi contribuer à l'amélioration de leurs conditions de travail au quotidien.


    *Intelcia est un acteur majeur des métiers de l'externalisation, implanté au Maroc, au Cameroun, au Sénégal et en France.


  • Le groupe Le Moniteur ne veut pas partager 5 millions d'euros avec ses journalistes...

    Depuis qu'il a racheté le groupe Le Moniteur en 2014, Infopro digital refuse de verser aux journalistes les droits de reprographie qui leur est dû. Le SNJ-CGT a publié un communiqué à ce sujet.

    Médias

    ""Ce 13 décembre à la cour d'appel de Paris devrait se dérouler le procès en appel de 73 journalistes du groupe Le Moniteur, accompagnés des syndicats SNJ et SNJ-CGT, contre leur direction, Infopro Digital. Motif de la plainte : depuis leur rachat en 2014, les journalistes du groupe Le Moniteur n'ont pas perçu la quote-part qui leur est dû des droits à la reprographie, versé à la direction par le centre français d'exploitation du droit de copie (CFC). Entre 2012 et 2016, le CFC a versé plus de 5 millions d'euros au groupe Le Moniteur.

    Cette manne, qui représente le copyright des journalistes, doit normalement être partagé entre la direction et les journalistes. La direction d'Infoprodigital s'y refuse, arguant les droits de reprographie étaient redistribués dans le cadre de l'accord Hadopi signé en 2012. La CGT a aussitôt dénoncé cet accord, qui devra être renégocié l'an prochain.

    Après avoir été déboutés en première instance, les représentants des syndicats de journalistes et leur conseil ont décidé d'interpeller le CFC à travers une assignation en intervention forcée, afin de connaître exactement les montants perçus par le CFC et reversés à Infopro digital.


  • Des écarts entre les paroles et les actes
    Politiques publiques pour le climat

    Politiques publiques pour le climat : des écarts entre les paroles et les actes
    Le sommet « One Planet » sur le financement des actions prévues par l'Accord de Paris sur le changement climatique se tient deux ans après la COP 21. Réunie à Bonn en novembre dernier, la COP 23 a témoigné des écarts entre les contributions nationales de réduction des gaz à effet de serre (GES) et le niveau d'ambition voulu par l'Accord de Paris pour contenir l'élévation des températures et en limiter les effets. La CGT et les organisations syndicales membres de la CSI et de la CES font valoir le besoin de traduire en actes les ambitions.

    La transition juste doit associer les salariés et leurs représentants aux plans nationaux et territoriaux de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Car les enjeux industriels, de services publics, d'emplois, de justice sociale et de lutte contre la précarité énergétique liés aux transitions énergétiques et écologiques sont élevés. La justice et la solidarité climatique passe par le respect des responsabilités communes mais différenciées des États.

    Les engagements de financement des actions de réduction et d'adaptation au titre du Climat et ceux souscrits pour tenir les objectifs de développement durable dans le cadre de l'ONU appellent autant d'actions indispensables et cohérentes. En France, les écarts entre ces engagements et les actes sont manifestes.

    Le 12 décembre, les personnels du ministère de la transition écologique et solidaire, CEREMA (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement), IGN (Institut national de l'information géographique et forestière), Météo France sont en grève et alertent sur le projet de supprimer 233 emplois en 2018 dans ces trois établissements, après 218 suppressions en 2017. Et la trajectoire « Action Publique 2022 » supprimerait 1150 postes dans ces 3 établissements sans aucun égard pour les besoins d'expertise sur les risques, l'information géographique et météorologique ! Le 14 décembre, les salariés de l'ONF (Office national des forêts) manifesteront du ministère de l'agriculture à celui de l'écologie, pour dénoncer les réductions d'effectifs, le management agressif et la mise en cause des missions de gestion durable des forêts que devrait tenir l'ONF au service de la biodiversité.

    Dans les énergies renouvelables, les mauvaises nouvelles en matière de pertes d'emplois et de savoir-faire se succèdent dans notre pays : équipements d'hydroélectricité, avec les suppressions combattues à Grenoble par les salariés de General Electric ; mise en concurrence des équipements et barrages hydroélectriques d'EDF ; plus de fabrication sur le territoire national de panneaux solaires ; plan social chez Vergnet, fabricant d'éoliennes près d'Orléans ; et des perspectives d'emplois liés aux projets d'éolien en mer suspendues à des réponses à des appels d'offres non suivies d'effets.

    Enfin, le secteur des transports, premier émetteur de GES, voit ses émissions reparties à la hausse
    suite à la libéralisation des bus, à la diminution du fret ferroviaire et à une politique qui conduit à mettre les marchandises et les personnes sur les routes. Et ce ne sont pas les orientations prises par les Assises de la Mobilité qui se clôtureront, le 13 décembre, qui changeront la donne car les vrais enjeux n'auront pas été traités !

    Transition juste ? Les salariés vivent douloureusement les écarts entre les objectifs et les actes.

    Montreuil, le 12 décembre 2017


lundi 11 décembre 2017

  • Négociation de fusion de l'Arrco et de l'Agirc

    La CGT a décidé de refuser de signer l'accord du 17 novembre 2017 instituant un régime unifié Agirc-Arrco de retraite complémentaire. Elle adhérera simplement à l'accord, pour participer à la gouvernance du régime et y défendre les intérêts des salariés cotisants, comme elle l'avait fait pour l'accord de création de l'Arrco du 8 décembre 1961. La CFDT, la CGC et la CFTC signeront cet accord avec les employeurs, FO refuse de le signer et y adhérera.

    Retraites complémentaires

  • Non au plan de licenciement de Profilage Réunion !

    La fédération métallurgie de la CGT dénonce le plan de licenciement de 40 salariés orchestré par la filiale d'ArcelorMittal qui touche en plein cœur l'une des rares usines de production industrielle qui opère encore sur le territoire de la réunion. Nous reproduisons leur communiqué du 8 décembre 2017 ci -dessous.

    Métallurgie

    ""

    L'annonce brutale d'un plan de licenciement de 40 salariés de l'entreprise Profilage Réunion, filiale d'ArcelorMittal, touche en plein cœur l'une des rares usines de production industrielle qui opèrent encore sur le territoire de la Réunion.

    Cette annonce faite par la direction de Profilage est inacceptable, alors que l'entreprise a bénéficié d'aides publiques et notamment du CICE. Le groupe ArcelorMittal a réalisé 3 milliards d'euros de bénéfice net sur les seuls neuf premiers mois de l'année 2017 et décide paradoxalement de supprimer 40 emplois à La Réunion, au seul motif d'une baisse du bénéfice enregistré dans cette entité.

    Ce plan de suppression d'emplois se ferait aux dépens de l'atelier d'huisserie, dont les pièces sont essentielles dans la rénovation de logements sociaux. Des pièces qui devraient dès lors être importées, un non sens économique et environnemental.

    Cette entreprise fait partie de la branche « distribution solution » du groupe ArcelorMittal, une branche qui ne semble pas être la priorité des dirigeants, lesquels souhaitent prioriser les activités à très haute valeur ajoutée tels les aciers pour l'automobile. Le groupe opère une stratégie purement financière, à très court terme, au détriment de la demande d'acier présente dans de nombreux secteurs.

    Les salariés de Profilage sont par ailleurs parmi les premières victimes de la loi El-Khomri et des ordonnances contre le Code du travail du gouvernement Macron.

    La Loi Travail, dite loi El-Khomri, et les ordonnances Macron, que la CGT a combattues et continue de combattre, marquent aujourd'hui une grave régression des droits sociaux pour tous les salariés du secteur privé : des licenciements sécurisés pour le patronat qui vont accroitre davantage le chômage et généraliser plus de précarité à la Réunion.

    La fédération CGT des travailleurs de la métallurgie et la fédération CGTR Métallurgie tiennent à apporter toute leur solidarité aux salariés de Profilage Réunion en lutte pour sauver leurs emplois. Nos fédérations ont informé, quant à cette situation, les élus CGT du CCE [comité central d'entreprise] et du comité d'entreprise européen d'ArcelorMittal. Ces derniers interviendront dans l'instance européenne le 14 décembre.

    Les travailleurs du secteur métallurgie et de l'automobile, ceux des autres corporations voient là l'illustration du « dialogue social » qu'entendent promouvoir le patronat et le gouvernement Macron. Ils sont donc avertis pour ce qui les attend : on licencie d'abord, on discute après !


  • Pour l'honneur du service public, préavis de grève à France Télévision
    Médias

    Dès lundi, les journalistes des rédactions nationales de France 2 et 3, Franceinfo et franceinfo.fr sont appelés à se rassembler en assemblée générale avant de procéder mardi au vote sur la motion de défiance. Avec l'objectif de préserver une information de service public, en toute indépendance. Car l'info de bonne qualité "nécessite du temps, de l'investissement et des moyens humains".

    Les syndicats du groupe - CGT, FO, SNJ - appellent à une grève de 24 heures mercredi 13 décembre pour protester contre un "plan de destruction méthodique de notre entreprise de service public".
    "Le Contrat d'objectifs et de moyens signé entre l'État et la direction de l'entreprise prévoit déjà la suppression de 500 postes d'ici à 2020, dont 180 en 2018. Le gouvernement, dans le cadre du budget 2018, exige davantage et veut amputer les ressources de l'audiovisuel public de 80 millions d'euros, dont 50 millions pour France Télévisions", en 2018, déplorent les organisations.
    En cause également, des propos polémiques tenus par Emmanuel Macron devant les députés de la commission des Affaires culturelles, et rapportés par la presse. Au prétexte d'économies à réaliser, l'État et la présidence de France Télévisions préparent une asphyxie de l'entreprise, ainsi qu'un démantèlement partiel.

    Les syndicats signataires de l'appel à la grève s'insurgent contre la situation dramatique que les salariés risquent d'affronter. Ils dénoncent la stratégie de dénigrement de France Télévisions assumée par le chef de l'État en personne. "L'audiovisuel public est une honte", selon des propos rapportés par l'Express. Dans leur préavis les organisations syndicales signataires exigent entre autres :
    "-" l'abandon des projets de restructuration ou d'externalisation tels que : l'arrêt de France 0 et le transfert des Outremer 1ères, France 4 sur le Web, la holding FTV/Radio France, la fusion des antennes régionales de France 3 et des France Bleu, la cession de retransmissions sportives majeures à des groupes privés...
    Ces projets concoctés au niveau du ministère ou des directions des entreprises vont à l'encontre du développement du service public audiovisuel. Lire le préavis de grève unitaire à France Télévision :

    Préavis de grève

  • Chez Pasquier, les salarié.e.s gagnent des avancées sociales
    Agroalimentaire

    ""Les syndicats CGT du groupe Pasquier avaient bien préparé, cette année, les négociations annuelles obligatoires (NAO). Avec les salariés, il avaient listé une série de revendications, ramassées dans un seul cahier de doléances. Entre autres, les salariés réclamaient une augmentation générale des salaires de 5%, l'instauration d'une prime d'ancienneté, une amélioration de la prime de départ à la retraite et une augmentation de la participation aux bénéfices.
    Le 28 novembre dernier, lors d'une première réunion de NAO, la direction n'avait pas donné suite à ces revendications. Un premier site, celui d'Etoile (26), à l'appel des syndicats CGT et FO, avait alors décidé de se mettre en grève. Parallèlement, les syndicats CGT des sites de Vron (80), du Cerqueux (49), et d'Aubigny (62) menaient plusieurs initiatives avec les salariés.
    Trois jours après le début du mouvement social, la direction a cédé et est retourné à la table des négociations. Une augmentation des salaires de 50 euros est obtenue, la renégociation des critères de la participation, une prime de départ à la retraite pouvant aller jusqu'à cinq mois de salaire contre deux auparavant, des primes, bons d'achat, et le paiement de 50% des jours grevés.
    La lutte paie ! Syndiquez-vous


  • Victoire des salarié.e.s de Cyclocity
    Vélib' Paris

    Les salarié.e.s de la société Cyclocity, filiale du groupe JCDecaux, chargé.e.s de l'entretien et de la régulation des Vélib', étaient en grève depuis la mi-novembre et viennent d'obtenir gain de cause, avec le soutien des syndicats Sud et CGT.

    ""En effet la société JCDecaux, prestataire historique de Vélib' pour la ville de Paris n'a pas été retenu, en début d'année, lors de l'appel d'offres lancé par celle-ci.

    Le nouveau prestataire, Smovengo, qui obtient le marché pour les 15 années à venir à partir de janvier 2018, ne s'était alors pas clairement prononcé sur le sort réservé aux salarié.e.s, pas plus que la Mairie de Paris n'avait été claire sur ce point lors de l'appel d'offre.

    Après 15 jours d'une grève suivie par 100% des personnels, Cyclocity, JCDecaux, la Mairie de Parie et Smovengo ont enfin accepté que les salarié.e.s qui le souhaitent soient repris par Smovengo, avec maintien de leurs acquis de salaires et d'ancienneté et que des moyens conséquents soient déployés en faveur de ceux qui souhaitent une reconversion professionnelle.


  • Rassemblement devant le siège de l'Urssaf d'Île-de-France
    Organismes sociaux

    Les salariés du RSI, inquiets pour leur avenir et les conditions pour l'intégration au régime général, se rassembleront mardi 19 décembre à 14 h 30 devant le siège de l'Urssaf d'Île-de-France (22, rue de Lagny à Montreuil). Votre soutien est indispensable !


  • Rassemblement de soutien à une inspectrice du travail injustement sanctionnée
    Libertés syndicales

    L'UFSE-CGT appelle a participer au rassemblement qui se tiendra le 14 décembre prochain à 14 heures au 14, avenue Duquesnes à Paris, date de la tenue d'une commission de discipline d'une inspectrice du travail, militante SUD, injustement sanctionnée pour l'exercice de son mandat syndical. Elle avait été suspendue de ses sanctions le 14 novembre dernier pour avoir porté la parole de son syndicat et contesté la politique de suppression massive de postes au sein de son ministère, qui met à mal la qualité du service public.

    Son cas n'est malheureusement pas isolé : blâme reçu par des camarades CGT-TEFP d'Île-de-France pour leur action en soutien aux travailleurs sans-papiers, rappel à l'ordre d'un militant SUD inspecteur du travail pour sa participation à une réunion publique critiquant la réforme actuelle du droit du travail, acharnement contre une conseillère pénitentiaire d'insertion et de probation pour avoir porté la parole de son syndicat CGT sur les politiques de lutte contre la radicalisation... Les exemples sont légion.

    L'UFSE-CGT le rappelle : « Ces sanctions et ces menaces représentent une atteinte grave à la liberté d'expression et au droit syndical, pourtant garantis par la Constitution et le droit international. Il s'agit également d'attaques aux fondements du statut général [de la fonction publique]. Ceux qui en sont les instigateurs rêvent probablement d'un retour à l'époque où les agents de la fonction publique étaient considérés comme des sujets, devant rester muets quelles que soient les turpitudes dont ils avaient connaissance. »

    Une attaque contre l'un d'entre nous est une attaque contre nous tous, soyons solidaires ! Combattant vigoureusement « des conceptions et des pratiques visant à faire taire les syndicalistes ou — ce qui revient à peu près au même — à ne les autoriser à s'exprimer que sur ce qui convient aux employeurs », l'UFSE-CGT appelle « à signer massivement la pétition en ligne et à participer au rassemblement à Paris, le 14 décembre prochain, à 14 heures au 14 avenue Duquesnes », pour soutenir la camarade et dénoncer les attaques faites à la liberté d'expression.


  • Catherine Perret sur France culture
    Médias

    Lundi 11 décembre à 18h20

    Catherine Perret sur France culture "Du grain à moudre"

    Emission présentée par Hervé Gardette


vendredi 8 décembre 2017

  • « La Révolution russe et le syndicalisme français »
    IHS - Présentation du Cahier spécial

    ""L'expérience révolutionnaire qui se joue en Russie en 1917 sera à l'origine d'importantes reconfigurations politiques et syndicales en France et en Europe.

    Quelles furent les conséquences, sur le mouvement ouvrier, de la crise morale et stratégique survenue après le ralliement à l'Union sacrée ?
    Comment a été reçue la révolution russe par les militants ?
    Comment a-t-elle été comprise ?
    Quelle fut la part des circonstances dans les choix opérés ?

    Dans la conférence du 5 décembre 2017, les historiens mobilisés pour la rédaction de ce numéro spécial des Cahiers de l'Institut CGT d'histoire sociale consacré à la réception syndicale de la révolution russe, ont apporté leur éclairage sur ces bouleversements qui ont profondément remodelé et divisé le mouvement ouvrier français et européen au cours du vingtième siècle.

    Le Cahier spécial « La Révolution russe et le syndicalisme français » est disponible à l'Institut CGT d'histoire sociale et à la boutique CGT au 263 rue de Paris à Montreuil.


  • Rassemblement pour la réintégration de Mahamadou Kanté
    Paprec

    Le PDG de Paprec, exalte à longueur d'antenne la réussite de son entreprise. Mais derrière les brochures en papier glacé du service communication, la réalité du travail dans les dépôts de La Courneuve est toute autre :

    • pas de vestiaires pour les chauffeurs ;
    • des toilettes indignes pour les salariés du dépôt ;
    • des camions en surtonnage ;
    • des tournées impossibles à réaliser en respectant les limites de vitesse ;
    • des salariés qui trient sur le tapis en marche ;
    • un salarié en poste depuis plus de dix ans, raccompagné à la porte de l'entreprise avec pour seule explication « tu vas recevoir un courrier » ;
    • et la phrase type de l'encadrement : « De toute façon, tu n'as pas le choix. »

    L'union locale CGT de La Courneuve, l'union départementale CGT 93 et la fédération CGT des transports appellent à un rassemblement devant le dépôt Paprec Île-de-France (au coin de la rue de la Prévôté et de la rue Pascal) le 18 décembre de midi à 14 heures pour exiger la réintégration de Mahamadou Kanté, le paiement de l'intégralité des salaires et accessoires de salaire qui lui sont dus et le respect et l'acceptation de l'organisation syndicale CGT au sein du groupe Paprec.


  • Création d'un nouveau comité régional CGT en Occitanie

    La fédération des finances CGT a produit un communiqué sur la création d'un comité régional CGT « Occitanie » issu des ex-comités régionaux Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, suite à la fusion de ces deux régions.

    Organisations

    ""
    La première conférence du comité régional CGT « Occitanie » a réuni à Carcassonne sur deux jours des délégué·e·s venu·e·s des 13 départements de la région Occitanie et des fédérations, dont celle des finances.

    Elle s'est terminée mercredi 6 décembre 2017 par l'adoption, après un projet travaillé collectivement depuis plus de deux ans, de la feuille de route du tout nouveau comité régional, né de la fusion des comités Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées.

    La CGT, face à la nouvelle cartographie politique et administrative des régions, a décidé de se doter des moyens appropriés, de l'outil le plus efficace pour coordonner l'activité en direction des travailleuses et travailleurs, sur ce territoire de plus de 5 millions d'habitants.

    Belle occasion de rappeler la riche histoire de ces (désormais ex) comités régionaux Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, de leur volonté de travailler ensemble à une meilleure appropriation des grands dossiers régionaux, pour la satisfaction des besoins des populations.

    Et ce fut aussi l'occasion de rappeler, par delà les frontières, la solidarité, le respect de la démocratie, le refus de la violence, notamment par une motion adressée aux travailleuses et travailleurs de Catalogne.


  • Grand Paris : des réformes sans vraie concertation
    Ile-de-France

    Créée en janvier 2016, « La métropole du Grand Paris est constituée en vue de la définition et de la mise en œuvre d'actions métropolitaines afin d'améliorer le cadre de vie de ses habitants, de réduire les inégalités entre les territoires qui la composent, de développer un modèle urbain, social et économique durable, moyens d'une meilleure attractivité et compétitivité au bénéfice de l'ensemble du territoire national. » (Extrait de l'article L. 5219-1 I du Code général des collectivités territoriales.)

    ""
    Presque deux ans après sa création, le président de la république annonce son intention de réorganiser l'Île-de-France et devrait faire connaître ses décisions lors de la Conférence nationale sur les territoires, le 14 décembre prochain et à l'occasion de la Conférence territoriale dédiée au Grand Paris, en janvier 2018.

    L'union régionale Île-de-France (Urif) CGT s'inquiète, dans un communiqué, des conceptions de l'avenir de l'Île-de-France que porte la présidente de région, Valérie Pecresse, tout comme celles défendues par Emmanuel Macron.

    En effet, loin de la déclaration fondatrice de La métropole du Grand Paris, les deux propositions « visent à éloigner les citoyens des lieux de décisions et constituent un enjeux de démocratie. »

    La CGT réaffirme son attachement aux services publics et aux départements, à la maitrise du foncier et aux logements sociaux, et reste porteuse de projets alternatifs de réindustrialisation, à l'opposé de ce qui a été donné à voir sur les futurs JO de 2024, présentés « comme un élément de compétition internationale », très éloignés de ce que vivent chaque jour les franciliens.


  • Coups de rabot dans la prévention !
    Santé

    Les discussions sur les Conventions d'objectifs et de gestion (COG) Accidents du travail et maladies professionnelles (ATMP) ne sont pas terminées. Or, nous apprenons que Bercy demanderait dans une note une réduction de ce budget de 15% (sur le fonctionnement) et 10% (sur les effectifs) qui impacterait l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) et les services de prévention des Caisses d'assurances retraite et de la santé au travail (Carsat).
    Il va de soi que cette politique d'austérité, si elle était confirmée, remettrait complètement en cause le Plan Santé Travail 3 (PST3) que le ministère du travail prétend défendre.
    De surcroît, cette démarche de réduction budgétaire est sans fondement : la branche est excédentaire depuis 4 années de suite avec un solde net de 762 millions d'euros.
    Cette réduction budgétaire porte également une autre contradiction : 3 millions de travailleur.seuse.s indépendant.e.s (relevant du Régime social des indépendants) vont rejoindre la caisse. Et, les effectifs seront d'autant plus nécessaires.
    La CGT a demandé un moratoire budgétaire. Les coups de rabot sans discernement sont porteurs de désespérance pour les équipes mobilisées au service de la prévention : les Carsat, l'INRS, Eurogip ainsi que l'ensemble de la communauté de la Sécurité Sociale.
    Leur travail bien fait a évidemment du sens pour eux mais, également, pour l'ensemble du monde du travail.

    Montreuil, le 8 décembre 2017


jeudi 7 décembre 2017

  • Un budget toujours insuffisant pour la recherche civile
    Loi de finances 2018

    Le débat parlementaire s'achève et, alors que la ministre s'était engagée à renforcer les budgets récurrents, pour les organismes de recherche sous tutelle de l'État, le budget 2018 est catastrophique : toujours moins d'emplois et une stagnation de la subvention pour charge de service public.

    Lors de la présentation du PLF 2018, Frédérique Vidal a annoncé une hausse de 501 millions d'euros pour la recherche dont 87 millions d'euros pour les organismes publics de recherche.

    De quoi est-il vraiment question ?

    L'augmentation du budget de la Mission Interministérielle pour la Recherche et l'Enseignement Supérieur (MIRES) de 46 millions d'euros (soit + 0,9 %) concerne essentiellement le financement des faibles mesures salariales de la Fonction publique (PPCR) et sans prise en compte du glissement vieillesse technicité.

    En réalité, c'est zéro augmentation des moyens des laboratoires. L'unique gagnant du programme 172 de la MIRES, c'est l'Agence Nationale de la Recherche (ANR) dont le seul rôle est de distribuer les crédits sur projets (+134 millions d'euros).

    De fait, une grande partie de la hausse annoncée pour la recherche est orientée vers l'aéronautique civile (+135 millions d'euros) et notamment Ariane 6, pour les Très Grandes Infrastructures de Recherche (TGIR) et pour résorber en partie les dettes accumulées auprès des organisations internationales de recherche ; dettes évaluées par la Cour des Comptes à près de 216 millions d'euros en 2016.

    L'annonce de millions en plus pour la recherche n'est donc qu'un leurre.

    Aucune création de poste, voire même une baisse du nombre de postes pour certains EPST (-21 au CNRS, -8 à l'INRA, -1 à l'INSERM). L'ANR se voit quant à elle dotée de 30 postes supplémentaires. Le choix du gouvernement est clair : payer du personnel pour gérer l'attribution des financements plutôt que du personnel pour les laboratoires.

    Tous statuts et contrats confondus, l'emploi scientifique dans les EPST s'est réduit de 6,3% depuis 2010.

    La part des contractuels, hors doctorants, est estimée à 20 % dans les EPST. Cette situation inacceptable déstabilise les collectifs de travail, enraye la transmission des savoir-faire et des connaissances et décourage les jeunes diplômés à embrasser une carrière dans la recherche. Et loin de vouloir résorber la précarité, le gouvernement préconise une généralisation du contrat de chantier à l'ensemble des métiers de la recherche.

    Les EPIC émargeant au programme 172 et hors recherche militaire ne sont pas mieux lotis.

    Leurs crédits de paiement et leur plafond d'emplois restent inchangés, voire baissent.

    Par exemple, si le CEA voit ses crédits de paiement augmentés de 4 millions d'euros dans le programme 172, c'est pour honorer ses engagements envers les TGIR et non pour faire fonctionner des équipes de recherche. Quant au programme 190 relatif à la Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables, il subit une nette diminution (-7 millions d'euros) des crédits publics. Difficile dans ces conditions de poursuivre avec ambition les recherches primordiales dans le secteur de l'énergie.

    De même, si l'IFREMER voit son budget crédité de +19,72 millions d'euros c'est pour prendre en charge le regroupement du TIFR « flotte océanographique française » du CNRS, de l'IPEV et de l'IRD au sein de l'IFREMER.

    Un sous-investissement notoire des entreprises dans la Recherche et Développement (R&D) persiste au pays de la plus forte aide publique à la recherche privée

    D'un montant de 5,55 milliards d'euros en 2016, le Crédit Impôt Recherche devrait atteindre les 5,81 millions d'euros en 2018, quand dans le même temps les trois premières branches industrielles exécutant 35 % des dépenses intérieures de R&D des entreprises (automobile, construction aéronautique et spatiale, pharmacie) baissent sensiblement leurs dépenses en R&D. Le gouvernement, en privilégiant ces aubaines fiscales qui grèvent le budget de l'État, incite de fait au sous-investissement des entreprises dans la recherche.

    Un effort national de recherche qui n'a pas décollé depuis 1990 !

    L'effort global de recherche français de 2.24 % du PIB en 2017 (2,2 % au début des années 1990) se situe derrière celui de l'Allemagne (2,8 %), du Japon (3,6 %) ou encore de la Corée du sud (4,3 %). La France reste loin de l'objectif des 3 % préconisé par l'Europe pour 2020. Et ce n'est pas près de changer, le gouvernement Macron affichant un objectif de seulement 2.3 % du PIB à l'horizon 2020.

    Le budget 2018 va donc se traduire pour les organismes de recherche par encore plus de difficultés pour travailler, de blocages de carrière, de recours à l'emploi précaire, de mal être au travail.

    La CGT revendique une augmentation significative du budget récurrent des organismes accompagnée d'un plan pluriannuel de recrutement sur postes de fonctionnaires et d'une résorption de la précarité.

    Il est urgent de consacrer 1 % du PIB à la recherche publique et d'atteindre les 3 % par l'augmentation des investissements de la sphère privée. La CGT demande la suppression du Crédit Impôt Recherche dans sa forme actuelle et son remplacement par des aides directes contrôlées, conditionnées et orientées notamment vers les PME/TPE.

    Les besoins présents et futurs sont importants, la France doit s'appuyer sur une industrie dynamique répondant aux multiples défis de notre société et en lien avec le développement technologique.

    Pour relancer des filières industrielles sur l'ensemble du territoire national, il est crucial de développer une activité de recherche collaborative équilibrée entre le monde industriel, l'enseignement supérieur et la recherche.

    Montreuil, le 7 décembre 2017


  • Le personnel de l'OPH de Bobigny toujours en lutte

    Face au projet de privatisation de 4 000 logements sociaux, la CGT continue de mener la lutte à l'Office Public de l'Habitat de Bobigny. Pour rappel, la direction avait notamment tenté de remettre en cause le résultat des élections pour destituer la déléguée syndicale CGT Nadia Giunta et son suppléant Christian Jacquin. La justice avait été rendue par le tribunal d'instance de Bobigny le 10 octobre dernier, et la direction de l'OPH avait été déboutée. Le 5 novembre 2017, la CGT a tenu une conférence de presse sur cette affaire de répression syndicale aux multiples épisodes.

    Libertés syndicales

    Voici par ailleurs ce qu'on peut notamment lire dans le communiqué du 1er décembre du Syndicat CGT des fonctionnaires territoriaux de Bobigny :

    Récemment le maire a envoyé un communiqué à tous les agents pour réagir au reportage diffusé la veille dans l'émission « Pièces à conviction » (France 3). (...) Dans ce mail, le maire met en cause le syndicat pour les propos sur « des manœuvres de mafieux rendant le climat délétère ». Nous vous invitons à regarder la définition du mot « mafieux ». Ces mots ne sont qu'un simple constat de ce qui se passe dans l'équipe politique et administrative de cette ville.

    Nous avons maintes fois dénoncé les carrières fulgurantes de certains, les salaires disproportionnés, le clientélisme, des postes qui seraient plus ou moins occupés, quand la majorité des collègues stagnent dans leur carrière !"

    Par ailleurs, la CGT vient de gagner cet été deux jugements du Tribunal Administratif pour recrutements et cadre d'emploi inadaptés pour des embauches en 2014. Nous avons demandé au maire le repositionnement de ces agents ainsi que le reversement des sommes.

    Comme le prévoit la loi, nous avons aussi demandé aux Ressources Humaines de nous communiquer les arrêtés de recrutement, de nomination, que nous n'avons plus depuis dix-huit mois, sans les sélectionner ce qui se faisait avant.

    Nous n'avons jamais connu un tel mal être dans le personnel communal depuis ces dernières années. Le CHSCT a mis en place un groupe de travail sur les risques psycho-sociaux (RPS) qui ne cesse d'être sollicité par les collègues. Dans tous les services, il y a de la souffrance ; bien souvent elle est due aux comportements inadmissibles des collègues ou encadrements. Il est temps que le maire et l'administration se préoccupent sérieusement de ce problème. Nous nous félicitons qu'après trois années d'alerte, enfin cette question attire votre attention par la proposition qui est faite que le nouveau directeur général des services reçoive tout agent en souffrance la semaine prochaine".

    Une assemblée générale du personnel doit se tenir aujourd'hui, jeudi 7 décembre.

    Voir aussi l'article : L'invalidation des élus CGT de l'OPH Bobigny rejetée par la justice !


  • Solidarité avec les salarié.e.s en grève depuis 50 jours !

    Depuis 50 jours maintenant, 11 salariés du prestataire de nettoyage Héméra, femmes de chambre, gouvernantes et équipiers de la sous-traitance, employés par l'Holiday Inn de Clichy (92) font grève pour dénoncer leurs conditions de travail et s'opposer à des mutations.

    Holiday Inn Clichy (92)

    ""Soutenus par la CNT et la CGT-Hôtels de prestige et économiques, 11 salariés réclament que soient ouvertes des négociations, pour obtenir leur internalisation, le respect de leurs contrats de travail, la suppression de la clause de mobilité, l'augmentation des qualifications et des salaires, le paiements des heures travaillées et supplémentaires, le versement de primes de panier et de 13e mois.

    Depuis le début de cette mobilisation, les grévistes se sont donné les moyens de rendre visible leur combat au travers de rassemblements, manifestations, interventions sur les radios, à la télévision et reçoivent le soutien de citoyens, notamment à Clichy. Aussi, les travailleurs espagnols de l'hôtellerie ont organisé une manifestation devant un hôtel Holiday Inn à Barcelone en solidarité.

    Mais Héméra comme Holiday Inn continuent à faire la sourde oreille et misent sur l'épuisement des salariés, financièrement et moralement.

    C'est sans compter sur leur détermination :

    "-" ce jeudi 7 décembre à 17h, la CNT et la CGT-Hôtels de prestige et économiques appellent à un rassemblement devant l'hôtel Holiday Inn de Clichy (2 Rue Du 8 Mai 1945 - 92110 Clichy) pour une remise des chèques de soutien aux grévistes ;

    "-" le dimanche 10 décembre à 15h, la Compagnie Jolie Môme donnera un concert au Théâtre de la belle étoile à La Plaine-Saint-Denis, dont les bénéfices seront reversés à la caisse de grève ;

    "-" le vendredi 15 décembre à 19 heures, les salariés organisent une projection-débat au Café Kamu à Clichy, avant leur départ à Londres pour une manifestation devant le siège d'IHG (Intercontinental Hotels Group) , groupe hôtelier britannique propriétaire de la marque Holiday Inn.


  • De nombreuses actions dans tous les sites Coca-Cola

    Les salariés de la firme organisent la lutte après l'annonce par la direction d'une nouvelle suppression de plus de 200 emplois.

    Agroalimentaire

    ""
    Cet énième plan de casse du travail ne passe pas. La Fédération nationale agroalimentaire et forestière (Fnaf) CGT annonce dans un communiqué en date du 6 décembre que de nombreuses actions se développent sur tous les sites de Coca-Cola suite à l'annonce de la suppression de plus de 200 emplois, en lien avec l'application du lean management.

    L'argument financier ne tient pas : première productrice mondiale de soda, la firme à augmenté les dividendes versés à ses actionnaires de 360 % en 2016. Cette année, le CICE atteindra 2,5 millions d'euros, sans compter les multiples autres exonérations de cotisations sociales patronales. Même remarque pour l'argument de la taxe soda : de par sa position sur le marché de ce type de boisson, l'entreprise en fera supporter l'augmentation par les salariés et les consommateurs.

    Cette stratégie mortifère de destruction d'emplois dans le seul but de faire des profits (qui grimpent de 70 000 € à 100 000 € par salarié et par an entre le dernier plan et celui-ci) est à l'opposé de ce que propose la CGT, à savoir :

    • la suppression de la précarité de l'emploi par l'embauche en CDI, notamment pour les postes dits non pourvus ;
    • la réduction du temps de travail à 32 heures sans perte de salaire ;
    • l'augmentation des salaires ;
    • l'amélioration des conditions de travail.
      Comme le rappelle la Fnaf-CGT dans son communiqué : « Les moyens financiers existent pour satisfaire les revendications des salariés. »

  • Mobilisation devant le siège de Météo-France et de l'IGN contre les suppressions d'emploi
    Équipement-environnement

    La CGT Équipement-Environnement, la Fédération équipement environnement transport services FO, l'Unsa Développement durable et Solidaires environnement organisent une mobilisation pendant le Sommet international sur le climat le 12 décembre prochain. 233 météorologues, cartographes et experts des risques seront rassemblés, en réponse à la suppression de 233 postes à Météo-France, l'IGN et le Cerema en 2018 prévue par le programme « Action publique 2022 ».

    « La sensibilité de la société aux évolutions climatiques et aux événements météorologiques se renforce, les besoins permanents et nouveaux d'informations géographiques et forestières de qualité comme la capacité de l'État d'apporter son concours à la gestion des risques et des crises, ainsi qu'à l'aménagement des territoires, sont en cause. Comment ne pas s'inquiéter de la qualité du service rendu aux citoyens, aux collectivités, aux entreprises et de la capacité de la France et de son État de maîtriser les évolution et de répondre aux enjeux des évolutions climatiques : anticipation, connaissance du territoire et capacité d'agir ? »

    Vous pourrez retrouver les représentants de l'intersyndicale et l'ensemble des manifestants le mardi 12 décembre entre 11 h 30 et 14 h 00 devant le siège de Météo-France et de l'IGN (73, avenue de Paris, Saint-Mandé). La justice climatique ne doit pas être bradée !


  • : encore des allègements de cotisations patronales
    Financement de la Secu

mercredi 6 décembre 2017

  • La CGT de la mairie de Toulouse appelle à la grève le 8 décembre
    Services publics

    ""La Fédération des Services Publics de la mairie de Toulouse appelle à la grève ce 8 décembre au Square De Gaulle à 9h pour demander l'arrêt des suppressions de postes et de certains services publics, ainsi que l'amélioration des conditions de travail des agents.
    La mairie de Toulouse va présenter ce 8 décembre un nouveau plan d'économie budgétaire qui prévoit une baisse de 31 millions des dépenses de fonctionnement. Ces économies touchent essentiellement le personnel puisque le plan prévoit une économie de 42 millions chez ces derniers, soit -13%. Cette baisse pourrait ainsi se traduire par la suppression de 870 postes supplémentaires, la suppression ou la privatisation de certains services et la dégradation tant des conditions de travail des agents que du service public rendu. « La règle d'or » sera elle inscrite par le maire au budget 2018 et obligera désormais la collectivité, par contrat avec le préfet, à limiter ses dépenses, ce qui signifie la fin de la libre administration des communes.
    En 2014, le nouveau maire, Jean-Luc Moudenc, avait déjà présenté un plan d'austérité pour la collectivité. Les non remplacements de départs en retraite étant passés de 1/3 en 2014 à 2/3 en 2016.

    LA CGT REVENDIQUE :
    "-" Arrêt des suppressions de postes,
    "-" Arrêt des réorganisations de service qui entraînent la mobilité massive des agents, des conditions de travail détériorées, des fermetures partielles ou totales de service public -NON aux privatisations !
    "-" Recrutements afin de répondre aux vrais besoins de service public de la population -Titularisation de l'ensemble des contractuels !

    Rendez-vous à partir de 9h Un préavis de1h à 24h a étét déposé auprès du Maire pour vous permettre d'y participer.


  • Financement de la Sécurité sociale 2018 : encore des allègements de cotisations patronales
    Protection sociale

    ""Le 5 décembre dernier, le Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2018 a été définitivement adopté. Comme annoncé, il acte le basculement des cotisations « salariés » d'assurance maladie et d'assurance chômage sur la CSG réalisés en 2 fois (au 1er janvier et au 1er octobre), et de l'augmentation de la CSG de 1,7 % intervenant au premier janvier.

    Surtout, ce PLFSS confirme la transformation du CICE en allégement de cotisations en 2019. Depuis 2000, les cotisations patronales ont été allégées de 220 milliards. Sans ces allègements, la Sécurité sociale serait largement excédentaire : en 2015, elle afficherait un résultat positif de plus de 17 milliards d'euros.

    En même temps qu'il allège les cotisations patronales, le gouvernement rogne sur les prestations dues à chacun des assurés : déremboursement de médicaments, franchises médicales, baisses des prestations hospitalières…

    Face à cette situation, la CGT entend mener une reconquête de la protection sociale, pour transmettre aux générations futures ce qui reste encore aujourd'hui une référence dans le monde entier.
    Lisez notre dossier !


  • Grève des agents des industries électriques et gazières
    Énergie

    Les agents des industries électriques et gazières seront en grève le jeudi 7 décembre pour peser sur les négociations salariales en cours.

    Après le gel du salaire national de base en 2017, les employeurs de la branche professionnelle ne propose qu'une augmentation de 0,2 % pour 2018. Ils n'ont par ailleurs toujours pas trouvé comment compenser l'augmentation de 1,7 % de la CSG, qui ampute directement le pouvoir d'achat des agents actifs et inactifs.

    Les agents grévistes mèneront des actions ciblées, décidées collectivement sur les piquets de grève. Coupures et baisses de production d'électricité et de gaz sont une nouvelle fois au programme de la journée de mobilisation.


  • Appel à la grève dans la RATP sur les lignes A et B du RER
    Transports

    Les syndicats CGT, FO, SUD et Unsa de la RATP ont déposé un préavis de grève qui court du mardi 12 décembre à 4 heures au mercredi 13 décembre à 7 heures. Ils dénoncent des « tensions chroniques » et « dysfonctionnements récurrents dans l'organisation du travail », conséquences d'une « politique du chiffre » liée aux obligations fixées par le Syndicat des transports d'Île-de-France (Stif).

    À l'issue d'un tentative de conciliation « stérile » — la direction ayant été jusqu'à dire que les syndicats n'étaient « pas représentatifs de tous les agents » — le préavis est maintenu.

    Les organisations réclament notamment « l'arrêt des méthodes agressives de management », le « respect des mesures de sécurité » en cas de colis suspect et « des effectifs en corrélation avec l'offre de transport » sur ces deux lignes cogérées avec la SNCF. Elles indiquent qu'« il reste sept jours à la direction pour désamorcer le conflit » et éviter « une journée dont on sait qu'elle sera noire ».


  • Le ministère (trop) compréhensif
    Smic et durees maximales de travail -

mardi 5 décembre 2017

  • Un rapport explosif pour dynamiter le SMIC !
    SMIC

    La situation sociale et économique du pays montre l'urgence à augmenter les salaires, les minima sociaux et les pensions de retraite. La CGT propose la revalorisation immédiate du SMIC à 1 800 euros brut ainsi qu'une véritable dynamique salariale reconnaissant les qualifications et l'expérience professionnelle.

    Les politiques libérales mises en œuvre, depuis plusieurs décennies, conduisent aujourd'hui inévitablement à une augmentation de la pauvreté, une aggravation des inégalités sociales et une dévalorisation du travail.

    Elles font la part belle au Medef et aux politiques salariales dans les entreprises, alors que le pays regorge de richesses créées par le travail. Ces richesses n'ont d'ailleurs jamais été aussi mal réparties. Les résultats faramineux des grands groupes par exemple et les dividendes versés aux actionnaires en attestent chaque année. 2017 sera encore un très bon cru pour les actionnaires !

    Le groupe d'experts sur le SMIC, encore une fois, préconise de ne pas accorder de « coup de pouce » au SMIC et, cette année, de stopper sa revalorisation automatique. Concrètement, ces experts « hors-sol » demandent de geler le niveau du SMIC sur plusieurs années mais, aussi, les salaires, les minima sociaux.

    Dynamiter le SMIC est une atteinte grave et dangereuse contre des millions de travailleurs dans le pays, qu'ils soient payés au SMIC ou pas, du privé ou du public, quel que soit leur type de contrat. De plus, le groupe d'experts ouvre la piste d'un SMIC différent par territoire voire même « suggère » de réintroduire le SMIC jeune en lien avec la réforme de l'apprentissage.

    La CGT ne laissera pas faire et n'acceptera nullement que ces préconisations soient traduites dans le futur projet de loi « croissance des entreprises », par exemple.

    La CGT exhorte le gouvernement Philippe à ne surtout pas suivre les préconisations réactionnaires du groupe d'experts et à revaloriser le SMIC à hauteur de 1 800 euros brut par mois. Dans les entreprises et administrations, doivent s'ouvrir immédiatement les négociations avec les organisations syndicales, pour l'augmentation des salaires effectifs afin de revaloriser le travail, partager les gains de productivité et les richesses.

    Montreuil, le 5 décembre 2017


  • Le gouvernement français soutient l'adoption d'une norme internationale contraignante contre les violences sexistes et sexuelles
    Victoire

    Suite à l'interpellation des syndicats et des féministes, le gouvernement français vient de changer sa position et soutient maintenant clairement l'adoption d'une convention OIT contraignante contre les violences sexistes et sexuelles. La CGT se félicite de cette victoire et de ce changement de position.

    La CGT, avec la Confédération Syndicale Internationale (CSI), a lancé en 2013 une campagne pour l'adoption d'une norme de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) contre les violences sexistes et sexuelles. Grâce à cette mobilisation, une norme contre les violences et le harcèlement au travail a été mise à l'ordre du jour de l'OIT en juin 2018. Son contenu et sa portée dépendront de la position des États et notamment de la France.

    C'est la raison pour laquelle les organisations françaises membres de la CSI (CGT, CFDT, CFTC et FO) ont interpellé à deux reprises, dans des courriers unitaires, le Premier ministre Édouard Philippe.

    En effet, la France soutenait une position a minima, refusant notamment d'identifier spécifiquement dans la convention les violences fondées sur le genre.
    Suite à ces interpellations et à leur médiatisation, le gouvernement vient de transmettre sa position définitive à l'OIT. Il l'a modifiée sur plusieurs aspects déterminants et accepte :
    • de défendre sans ambiguïté l'adoption d'une convention contraignante ;
    • l'identification spécifique des violences fondées sur le genre de façon à mettre en place des mesures de prévention et de sanction adaptées aux violences sexistes et sexuelles ;
    • une approche intégrée de la lutte contre les violences, intégrant cette question dans l'ensemble des politiques publiques ;
    • la prise en compte des violences conjugales avec, pour les victimes de violences domestiques, la mise en place de congés, d'assouplissement horaire, de prise en charge médicale, etc. ;
    • une définition large des responsabilités de l'employeur et des violences au travail, incluant le trajet, le lieu de restauration, les moyens de communication et les déplacements professionnels ;
    • la formation des inspecteurs et inspectrices du travail ;
    • la nécessité de mesures de protection spécifiques pour les publics les plus précaires et notamment les femmes migrantes et les travailleuses informelles.

    Sans attendre l'adoption d'une convention OIT, la CGT demande au gouvernement de mettre en place, en France, les mesures qu'il soutient au niveau international et de prévoir dans le projet de loi sur les violences un volet sur les violences sexistes et sexuelles au travail.

    Montreuil, le 5 décembre 2017


lundi 4 décembre 2017

  • Non-respect du Smic et des durées maximales de travail : le ministère compréhensif
    Législatif

    ""Le ministère du Travail a présenté ce 27 novembre un projet de loi « pour un État au service d'une société de confiance », dit « droit à l'erreur », qui a fait bondir le syndicat des travailleurs de l'État et de la fonction publique (CGT-TEFP). Présenté dans les médias comme un texte de loi cherchant à simplifier les relations entre les administrés et l'État, ce projet vise en fait « à protéger les intérêts de ceux qui sont coutumiers » des erreurs de déclaration vis-à-vis des pouvoirs publics : contribuables fortunés et employeurs. « Nous nous étonnons que des règles aussi simples que le Smic ou la durée maximale de travail quotidienne figurent dès lors dans la liste des infractions concernées par le « droit à l'erreur ». Nous pointons également la curiosité statistique que révèlent les contrôles de l'inspection du travail : les erreurs dans le décompte de la durée du travail ou dans le respect des minima salariaux ne se font jamais en faveur des salariés », pointe le CGT-TEFP.

    La communication gouvernementale fait aussi montre d'une ignorance crasse quant à l'activité réelle des services de l'État, rappelle le syndicat. En effet, les erreurs relevées aboutissement rarement à des sanctions : « S'agissant de l'activité de l'Inspection du travail, 98 % des suites données aux contrôles sont des avertissements sous forme de lettre d'observation. L'agent n'a malheureusement pas le pouvoir de notifier quelque amende que ce soit, il ne peut que les suggérer au procureur de la République — qui classe bien trop souvent la procédure sans suite — ou à sa propre hiérarchie. » La mise en œuvre de sanctions pénales fait suite à plusieurs rappels à la loi, hormis les cas d'accidents graves et mortels. Et de se poser la question : « Pourquoi inciter les directeurs régionaux à infliger un avertissement plutôt qu'une amende, si ce n'est pour ménager une énième porte de sortie aux employeurs qui ont choisi d'ignorer la réglementation ? »


  • Temps de travail : le Conseil d'État donne raison aux syndicats de l'université de Lorraine

    Après cinq années de procédure, le Conseil d'État vient de donner raison aux trois syndicats (CGT FERC Sup de l'université de Lorraine - FO - FSU) en rejetant le pourvoi de l'université de Lorraine. Le Conseil d'État confirme l'annulation de la décision du conseil d'administration du 20 novembre 2012 relative au temps de travail des personnels BIATSS, à savoir les personnels de la fonction publique (Bibliothèques, Ingénieurs, Administratifs, Techniques, Sociaux et Santé).

    Ferc Sup

    Pour mémoire, en 2012, au moment de la fusion des quatre universités lorraines en une seule, des négociations "harmonisation RH" avaient eu lieu avec les élus du comité technique. Contre l'avis du CT, et sans consulter le CHSCT, le président avait décidé que tous les personnels BIATSS allaient travailler 36h40 par semaine alors que plus de la moitié d'entre eux travaillaient 35h par semaine depuis 2002. Malgré une forte mobilisation des personnels (grève et 600 manifestants devant la présidence protégée par des vigiles), le CA du 20 novembre 2012 avait validé cette décision, ainsi que le principe du pointage pour tous.

    C'est cette décision qui vient d'être annulée par la justice, qui juge que le CA était alors mal constitué et qui donne enfin la possibilité aux personnels concernés de demander réparation : les personnels des ex-universités Nancy 2 et Paul-Verlaine Metz peuvent désormais demander l'indemnisation de toutes ces heures travaillées en trop depuis quatre ans.

    ""

    À travers ce jugement, c'est aussi la conception du "dialogue social" des dirigeants d'universités que la CGT Ferc Sup déplore : pour le président de l'université de Lorraine et son équipe, il se résume en un rapport de force qui se règle devant les tribunaux !

    "Cette victoire est celle d'un collectif, qui s'est appuyé sur nos organisations syndicales, espaces de liberté, pour reprendre la main sur notre travail : nous nous sommes organisés et nous avons pu agir ! Côte à côte, enseignants-chercheurs et BIATSS, titulaires et contractuels, dans le syndicat CGT FERC Sup, outil pérenne pour défendre leurs droits collectifs et individuels, se sont battus, contraints d'aller au bout d'une longue bataille juridique pour que soit enfin regardé le sort de certains d'entre eux", se félicite la CGT Ferc Sup.


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