Sur le Web, ces 30 derniers jours

mercredi 28 juin 2017

  • L'injustice sans fin...
    DRAME DE L'AMIANTE

    Les médias relayent, depuis ce matin, la demande du Parquet de Paris de mettre fin aux investigations dans plusieurs enquêtes pénales concernant le scandale de l'amiante, en France, mais cette affaire va bien au-delà de cette fibre tueuse.
    Les juges du parquet considèrent qu'il est impossible de déterminer avec certitude quand les victimes ont été intoxiquées. Cette décision permet d'ouvrir une voie royale à des non-lieux dans de nombreux dossiers emblématiques en cours.
    Plus de 20 années d'instructions, d'atermoiements, d'entraves, de mobilisations pour une ultime humiliation lancée à la face des milliers de victimes et de leur famille une infamie !
    La réalité du travail ouvrier est-elle si éloignée de l'univers de ces gens-là ?
    Est-il juste que les travailleurs perdent leur vie à la gagner, dans un pays où les inégalités d'espérance de vie sont les plus grandes ?
    Cette décision inique, si elle est confirmée, participe de la banalisation du mauvais traitement des salariés et valide qu'aucun responsable exposant en toute connaissance de causes des travailleurs à des produits CMR ne peut être poursuivi pénalement uniquement par l'imprécision de la date de contamination, même si le lien de causalité est établi. C'est une impunité générale accordée aux industriels : un permis de tuer !
    Aujourd'hui, plus de 2 millions de salariés sont exposés à ces produits.
    Cette conclusion du parquet serait en totale opposition avec des années de discours d'incitation à la prévention.
    Le nouveau gouvernement ne peut pas rester silencieux devant tant d'injustice et de tels enjeux. Ministre du Travail, ministre de la Santé et Premier ministre doivent s'exprimer pour rendre leur dignité aux victimes et à leurs familles et sécuriser la santé des salariés.
    La valeur travail, le travail libéré, ce sont, avant tout, respecter celles et ceux qui donnent le meilleur d'eux-mêmes pour l'accomplir mais pas au péril de leur vie.

    Montreuil, le 28 juin 2017


  • Non aux ordonnances Macron ! Non à la casse du Code du travail !
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    Mobilisation du 27 juin 2017

    À l'appel des syndicats CGT, FO, Solidaires, Unef et FSU, plusieurs milliers de personnes étaient rassemblées près de l'Assemblée nationale, et dans toute la France, le 27 juin 2017, jour de rentrée des nouveaux députés.
    Des slogans, des banderoles et des pancartes contre le projet d'Emmanuel Macron de réformer le code du travail par ordonnances et contre le démantèlement du Code du travail.
    Sur la tribune, des témoignages de salariés et de dirigeants des différents syndicats qui se battent contre le projet gouvernemental, lequel voue aux gémnies tous les droits du Code du travail. Des droits qui seraient remis en cause, voire amenés à disparaître, comme par exemple, dans les conventions collectives : les primes diverses (ancienneté, vacances, etc.), l'intégralité du salaire versée pendant les arrêts maladie, l'indemnité conventionnelle de départ en retraite ou de licenciement... Dans cette réforme, ce que l'on appelle « la place centrale » dévolue aux accords d'entreprise, n'est que l'inversion de la hiérarchie des normes, qui permettra au patronat d'appliquer des accords moins favorables aux salariés.

    Avec l'extension des contrats de chantier, la fusion des instances représentatives du personnel et la "barémisation" des dommages et intérêts aux prud'hommes en cas de licenciement abusif, le gouvernement prépare des cadeaux au Medef, et surtout une plus grande précarisation pour les salariés.

    Voici le témoignage de Pascal Joly de la CGT sur l'esplanade des Invalides.


  • La précarité comme modèle social !
    LOI D'HABILITATION

    Début juin, la presse publiait un avant-projet de loi que la CGT se refusait à commenter. Le gouvernement assurait qu'il n'émanait pas de lui et démentait son contenu… il est aujourd'hui confirmé ! Le « Projet de loi d'habilitation à prendre par ordonnances les mesures pour le renforcement du dialogue social » en est la copie conforme !
    La conférence de presse de la ministre du Travail, en ce début d'après-midi, confirme ce que la CGT craint depuis le début du mois de juin : des attaques qui, comme la loi El Khomri, sont des attaques portées au monde du travail d'une importance jamais égalée, participant d'une généralisation de la précarité.
    En plus d'utiliser les rencontres avec les organisations syndicales comme faire-valoir alors que le bilan était écrit d'avance, le changement promis par le Président Macron n'est pas au rendez-vous ! Tant sur le manque de sincérité dans ladite « concertation » que sur les contenus, le gouvernement du « changement » est dans la continuité de ce que le précédent avait entrepris.
    Pour la CGT, ce procédé jette le discrédit sur la « concertation » tant vantée par le gouvernement.
    Un projet de loi dans lequel « liberté juridique » des employeurs rimerait avec « sécurité juridique » des salariés est, en réalité, une remise en cause profonde des valeurs et du fondement de notre système social.
    Le quotidien des salariés dans le monde du travail serait profondément bouleversé ; de la précarisation des emplois aux atteintes aux droits à la représentation collective des salariés.
    Le texte apporte davantage de précarité :
    "-" pour ceux qui sont en situation d'emploi avec l'assouplissement du licenciement, le plafonnement des indemnités prud'homales ;
    "-" pour ceux qui doivent y accéder, jeunes et privés d'emploi, avec le Contrat de Projet, instaurant le CDD « à vie » ;
    "-" pour tous, avec le contrat de travail, qui ne pourra être opposable à toute modification régressive induite par un accord d'entreprise (par exemple mobilité professionnelle ou baisse des salaires, augmentation de la durée du temps de travail).
    La CGT dénonce fermement cette conception du « dialogue social ». Elle créera toutes les conditions pour que s'ouvre une véritable négociation à partir de ses propositions d'un Code du Travail du 21ème siècle et de celles remises à la ministre du Travail le 3 juin, résolument tournées vers l'avenir pour les salariés.
    Dès aujourd'hui, la CGT invite tous les salariés à se mobiliser, le 12 septembre, dans l'action et la grève.

    Montreuil, le 28 juin 2017


  • 80% des salariés en grève à la policlinique des Alpes du Sud
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    Santé

    ""80% des salariés, soit la quasi totalité des CDI, se sont déclarés grévistes depuis le 20 juin dernier, à la policlinique des Alpes du Sud (05). Ils tiennent à dénoncer les conditions de travail qui se dégradent, et qui ne permettent plus, selon un communiqué de la CGT Hautes-Alpes, d'assurer des soins de qualité pour le public accueilli.
    De plus, ajoute-t-il, la stagnation des salaires depuis de nombreuses années, la baisse continue des effectifs (pour permettre à cette direction d'augmenter les profits de l'entreprise), la pression managériale de plus en plus agressive, le non respect des instances représentatives du personnel ont rendu la situation impossible à vivre.
    Malgré le mouvement social, la direction refuse catégoriquement d'ouvrir des négociations jugeant les revendications de la CGT "non recevables et non discutables". La grève a donc été reconduite par 80% des salariés. L'USD 05, l'UD 05, l'union fédérale de la santé privée CGT et la fédération Santé action sociale, apportent tout leur soutien aux salariés de la policlinique.


  • Un accord trouvé au Campanile tour Eiffel après 43 jours de grève
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    Les salariés du Campanile tour Eiffel avaient lancé un mouvement de grève illimité le 16 mai dernier pour protester contre les agissements de leur direction. Après 43 jours de lutte, un accord a enfin été trouvé.

    Lutte gagnante

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    Les salariés de l'hôtel Campanile tour Eiffel s'étaient déjà battus en 2016, obtenant satisfaction quant à leurs principales revendications au bout de 28 jours de grève. Dès lors, la direction avait tout mis en œuvre pour tenter de déstabiliser et faire voler en éclat l'unité de l'équipe (embauche de personnes externes plutôt que de privilégier la promotion ou le reclassement interne, pressions sur le personnel, mise à l'écart de la sous-directrice, sanction d'un élu syndical, refus systématique des revalorisations de salaires...), conduisant les salariés à lancer un mouvement de grève illimité le 16 mai 2017. Après 43 jours de lutte, la direction a enfin pris la mesure de leur mécontentement et de leur détermination sans faille.

    Le syndicat CGT Hôtels de prestiges et économiques indique en effet dans un communiqué le 27 juin dernier que la maison mère Louvre Hotels Groupe, détenue par le groupe chinois Jin Jiang International, a finalement proposé un accord de fin de conflit.

    Les salariés obtiennent notamment :

    • le passage d'un délégué en travail de jour après dix ans en travail de nuit qui ont grandement atteint sa santé ;
    • le passage de la mensualisation des femmes de chambre de 25 heures à 27 heures par semaine ;
    • le passage à temps complet d'un des grévistes veilleurs de nuit (au lieu de 3/5) ;
    • le rétablissement des attributions de la déléguée sous-directrice de l'hôtel ;
    • une attention particulière à la rémunération de deux des délégués les plus anciens sur l'établissement ;
    • la mise en place d'une nouvelle organisation donnant plus de responsabilités aux représentants syndicaux, qui permettra d'éviter d'éventuels « coups fourrés » de la direction et de repartir sur de bonne bases dans l'hôtel Campanile tour Eiffel.

  • Fabrice Angeï sur BeurFM
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    Fabrice Angeï sur BeurFM "L'actu c'est toi"

    Emission présentée par Adile Farquane

    Jeudi 29 juin à 9h20

    Fabrice Angeï sur BeurFM "L'actu c'est toi"

    Emission présentée par Adile Farquane


  • Catherine Perret sur France 24
    Médias

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    Catherine Perret sur France 24

    Emission présentée par Raphaël Kahane

    Mercredi 28 juin à 19h10

    Catherine Perret sur France 24

    Emission présentée par Raphaël Kahane


  • Sophie Binet sur LCI
    Médias

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    Sophie Binet sur LCI

    Mercredi 28 juin à 12h15

    Sophie Binet sur LCI


  • La France condamnée pour non-respect de la vie privée
    Fichage ADN

    Depuis 2008, la Police est autorisée à prélever abusivement l'ADN de nombreux de nos militants, dès lors qu'ils sont placés en garde à vue et alors même que leur culpabilité n'est pas établie. Cette conservation de l'ADN dure 40 ans et les possibilités d'effacement du fichier, si la personne n'est pas condamnée, sont dissuasives du fait de la complexité de la procédure.

    Ce 22 juin, la Cour européenne des Droits de l'Homme (CEDH) a mis des limites à cette législation, en condamnant la France, pour violation de l'article 8 de la Convention européenne des Droits de l'Homme, relatif au respect de la vie privée.

    Le requérant, un agriculteur, avait participé à une manifestation en 2008, organisée par un syndicat agricole. Il a été condamné à deux reprises, une première fois pour avoir menacé, avec un parapluie, les gendarmes présents lors du rassemblement et, ensuite, pour avoir refusé un prélèvement de son ADN en vue de son inscription au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG).

    Sa requête auprès de la CEDH portait sur la condamnation pour refus de prélèvement ADN.

    La Cour décide que « La condamnation pénale du requérant (...) s'analyse en une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et ne peut passer pour nécessaire dans une société démocratique. » Et, elle conteste dans ce même arrêt que la loi ne fasse « aucune différenciation [dans le prélèvement de l'ADN] en fonction de la nature et de la gravité de l'infraction commise ». Elle ajoute que la conservation des profils ADN « n'offre pas, en raison tant de sa durée (quarante ans après une condamnation) que de l'absence de possibilité d'effacement, une protection suffisante à l'intéressé. »

    La CGT avait vivement protesté, lors de la création du fichier FNAEG, et a rappelé à plusieurs reprises son opposition aux extensions apportées. En effet, mis en place dans un premier temps pour le fichage des délinquants sexuels, il recense aujourd'hui 3.5 millions d'individus dont certains n'ont pas été condamnés mais simplement placés en garde à vue pour des faits mineurs. Les syndicalistes sont notamment visés par ce fichage accroissant la tendance à la criminalisation de l'action syndicale.

    Pour la CGT, cette condamnation doit conduire la France à réviser fortement sa législation en matière de fichage.

    Montreuil, le 28 juin 2017


  • Fabrice Angeï sur LCP
    Médias

    Sommaire

    Fabrice Angeï sur LCP "Ça vous regarde"

    Emission présentée par Arnaud Ardoin

    Mercredi 28 juin à 19h30

    Fabrice Angeï sur LCP "Ça vous regarde"

    Emission présentée par Arnaud Ardoin


mardi 27 juin 2017

  • Réforme du droit du travail : le double jeu du gouvernement
    DÉCLARATION DE LA COMMISSION EXÉCUTIVE CONFÉDÉRALE

    Le gouvernement a engagé des rencontres avec les organisations syndicales et patronales sur la réforme du droit du travail. Chaque organisation est reçue individuellement, en tout et pour tout six fois une heure, pour 120 ans d'histoire sociale ! La CGT a décidé de participer à ces réunions avec un double objectif :
    "-" avoir une législation du travail renforçant les droits de l'ensemble du monde du travail (salariés et non-salariés) ;
    "-" dénoncer l'idée selon laquelle les droits collectifs seraient responsables du chômage.
    Sur la base d'un document de 15 pages, la CGT a mis sur la table des propositions allant dans ce sens. Personne ne peut donc évoquer la désertion et le refus de discuter de la CGT dans ce processus.
    Où en est-on à ce jour ?
    D'un côté, les syndicats sont reçus sans que le ministère ne dévoile précisément ses intentions. De l'autre, il faut lire la presse pour découvrir les principales mesures du futur projet de loi.
    On y apprend, par exemple, qu'un CDI de « projet », dans la droite ligne du CPE (Contrat Première Embauche) rejeté par la rue en 2006, serait créé pour allonger dans le temps la précarité et pour supprimer toutes contraintes financières pour les employeurs. Ce n'est ni plus ni moins qu'une vieille revendication du Medef.
    On y apprend également qu'il serait laissé la possibilité de licencier des salariés qui refuseraient d'adapter leur contrat de travail à un accord d'entreprise, même minoritaire. Dès lors, un salarié refusant une baisse de son salaire prévu dans un accord serait licencié sans possibilité de recours.
    Et la liste est longue…
    Alors que 70% de l'opinion publique et une majorité de syndicats ont rejeté la loi dite El Khomri, ce gouvernement veut écrire une loi pire que la précédente !
    La CGT refuse de servir d'alibi ou de faire-valoir dans le cadre d'un dialogue social pipé d'avance.
    Nous refusons d'ores et déjà d'entendre dire fin septembre que les ordonnances, présentées par le gouvernement, auraient été co-élaborées avec les syndicats. C'est pourquoi notre organisation a lancé une campagne d'information, de débat mais aussi de mobilisation dans les services, les entreprises et les territoires, dans le public comme dans le privé. Ces initiatives se prolongeront tout l'été car il n'est pas question d'accepter ce marché de dupes.
    La CGT considère que la mobilisation doit s'amplifier, s'ancrer sur tous les lieux de travail, dans un cadre unitaire le plus large possible. La rentrée de septembre doit être la traduction des résistances, du mécontentement et d'une volonté de changement en matière économique et sociale.
    C'est pourquoi elle propose de faire du 12 septembre, une journée d'action et de grève dans toutes les entreprises et services.

    Montreuil, le 27 juin 2017


  • Denis Gravouil sur Sud Radio
    Médias

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    Denis Gravouil sur Sud Radio

    Emission présentée par Dimitri Pavlenko

    Mercredi 28 juin à 7h05

    Denis Gravouil sur Sud Radio

    Emission présentée par Dimitri Pavlenko


  • Philippe Martinez sur Radio VL
    Médias

    Sommaire

    Philippe Martinez sur la page Facebook de Radio VL

    Emission présentée par Boris Ehrgott

    Mardi 27 juin à 18h

    Philippe Martinez sur la page Facebook de Radio VL

    Emission présentée par Boris Ehrgott


lundi 26 juin 2017

  • Violente hausse du chômage : la précarité explose !

    Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A (personnes sans emploi tenues d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi) passe de 3 471 800 à 3 494 100 inscrits à Pôle Emploi (soit +0.6% sur 1 mois, + 0.9% sur 3 mois) alors que le nombre des demandeurs en catégories B et C (personnes ayant exercé une activité réduite) augmente de 3 500 personnes pour atteindre les 2 066 700 (soit + 0.2 % sur 1 mois, + 0.8 % sur 3 mois et surtout + 8 % sur 1 an). Non seulement le chômage ne baisse pas mais les catégories de travailleurs précaires ne cessent d'augmenter.

    Les demandeurs d'emploi inscrits en catégorie D sont en baisse de 12.6 % depuis le mois de janvier en raison de la fin progressive de l'effet du plan « 500 000 formations ». Les doutes concernant l'utilité de ce plan se confirment de plus en plus, sachant que seuls 56 % des demandeurs d'emploi qui ont suivi une formation accèdent à un emploi et que, parmi ceux-ci, 29 % uniquement trouvent un emploi de plus de 6 mois.
    La qualité de ces formations est largement contestée par les privés d'emploi CGT qui déposent un recours auprès de Pôle Emploi ce mardi 27 en appelant au rassemblement devant la Direction Générale de Pôle Emploi, avant de rejoindre un rassemblement aux Invalides.

    L'emploi intérimaire augmente de 16,1% sur 1 an. Il s'agit là aussi d'une forme de précarité qui se développe sans limites dans les secteurs de l'Industrie en particulier où se concentrent 42,5% des emplois.

    L'échec des politiques d'austérité sous la Droite puis pendant le quinquennat de Hollande, l'insupportable montée des contrats courts devraient faire réfléchir Macron et son gouvernement : les mêmes recettes sévères donneront les mêmes résultats !

    La CGT réclame une véritable politique de relance et le renforcement du code du travail, plutôt que sa destruction, pour lutter contre l'accroissement de la précarité.

    Montreuil, le 26 juin 2017


  • Une inspectrice du Travail convoquée au Tribunal suite aux pressions patronales !
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    Répression

    ""Trois agents de l'inspection du Travail des Yvelines (une inspectrice, le responsable de l'unité de contrôle et le responsable de l'unité départementale) sont cités à comparaitre, devant le tribunal correctionnel de Versailles le 4 juillet 2017 par la société SEPUR, s'indigne le syndicat CGT Travail emploi formation professionnelle (CGT TEFP). Cette entreprise poursuit l'inspectrice qui a rappelé que le fait de ne pas réintégrer dans l'entreprise un délégué mis à pied, après un refus de licenciement de l'inspection du travail, est considéré comme un délit d'entrave. SEPUR a considéré qu'il s'agissait de chantage, alors que l'inspection du travail rappelait à cette entreprise indélicate les règles du droit ! Les supérieurs de l'inspectrice du Travail sont poursuivis par SEPUR pour les mêmes faits !
    Par le biais d'une citation directe, la direction de SEPUR réclame la condamnation pénale des trois agents de l'inspection du travail ainsi que 100 000 euros de dommages et intérêts. L'entreprise cherche ainsi à faire pression pour s'exonérer du droit ; cette attaque est révélatrice de la mise en cause croissante de l'action de l'inspection du travail par le patronat. Et les ministres du travail qui se succèdent portent une lourde responsabilité dans cet état de fait, en contestant sans cesse le Code du travail, rappelle la CGT TEFP. Le syndicat demande à ce que tout le soutien nécessaire soit apporté aux agents mis en cause et à ce que le ministère condamne publiquement et fermement les pressions exercées par la société SEPUR.

    La CGT TEFP appelle au rassemblement le 4 juillet, à 13h30 devant le Medef de Versailles pour soutenir les agents victimes de ces pressions.

vendredi 23 juin 2017

  • "La PMA, pourquoi pas ?" : la CGT en débat
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    La 40ème marche des fiertés aura lieu à Paris ce samedi 24 juin. Comme chaque année la CGT à travers notamment le collectif LGBT fera partie du cortège avec le slogan "Au travail, comme dans la vie, l'égalité pour tous et toutes". 1977-2017, 40 ans de luttes pour les droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT). Des luttes qu'il faut continuer de mener pour mettre fin aux discriminations. Citons à ce titre, le rapport de l'association SOS-Homophobie qui pointe la recrudescence des actes homophobes et transphobes de 19,5 % en 2016. Et en parlant de droits, d'ici la fin du mois, le Comité Consultatif National d'Ethique (CCNE) doit rendre son avis sur la Procréation médicalement assistée (PMA) ; aussi l'interassociative LGBT a choisi le mot d'ordre suivant : "PMA sans conditions, sans restrictions, c'est maintenant".

    40e marche des fiertés

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    A la CGT, "la question de la PMA mérite d'être débattue" explique Henry Ansaldi, membre du collectif CGT confédéral de lutte contre les discriminations LGBTphobes et pour l'égalité. "La PMA concerne en effet le champ d'intervention de la CGT dans la mesure où elle peut changer les règles en matière de protection sociale, sur la manière de gérer les congés spécifiques, etc, bref la CGT à son mot à dire".

    La PMA, pourquoi pas ! "C'est ce qui ressort du débat interne que nous devons continuer de mener", précise Magali Carpena-Feron, animatrice du collectif confédéral contre les LGBTphobies à la CGT. "Pourquoi ne pas organiser un colloque sur la PMA ? C'est ce qui avait été fait au sein de la CGT il y a quelques années déjà sur l'homoparentalité. Nous devons notamment discuter avec le collectif femmes-mixité et le secteur santé.

    Par ailleurs le collectif tente de faire avancer la lutte contre les discriminations LGBTphobes au sein de la CGT et dans les entreprises. "Il y a du travail, y compris en interne", selon les membres du collectif confédéral. A ce titre, depuis 2016, la CGT propose à ses militants une formation intitulée "Agir pour les droits sans distinction de l'identité sexuelle et de genre".

    Dans l'entreprise, les discriminations à l'embauche, salariales, etc, sont nombreuses. Lorsque le collectif est contacté, chaque fois qu'il le peut, il pousse justement les syndicats d'entreprises ou les UL et les UD à gérer le conflit, même s'il est là pour apporter son expertise. "En terme de démarche syndicale, le collectif est un outil au service des organisations, un outil qu'elles doivent s'approprier", rappelle Henry Ansaldi.

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    "" Henry Ansaldi, membre du collectif LGBT de la CGT « Je suis rentré à la CGT en 1976 et dans le collectif en 1998. Par ailleurs, je suis cadre chez Orange à Marseille. Lorsque j'ai fait mon coming-out dans mon syndicat, j'ai gagné une forme de respect parmi les camarades ».

    "" Jeanne Swidzinski, membre du collectif contre les LGBTphobies. « Je suis retraitée de la fonction publique territoriale. C'est au moment où je suis rentrée au collectif, en 2010, que j'ai décidé de faire ma transition et de vivre mon genre. Je faisais alors notamment partie de la filière sportive des services publics. Contrairement à ce qu'on peut croire quand on a en tête l'image des cgtistes primaires à la baguette et au camembert, je n'ai pas eu de réflexion ! ».

    "" Magali Caprena-Feron est animatrice du collectif confédéral de lutte contre les LGBTphobies. « Je suis à la CGT depuis 2001 et depuis 2013 au collectif. Personnellement je n'ai jamais été discriminée, mais je ne supporte pas l'injustice ».

    En pratique : Le cortège de la Marche des fiertés partira à 14h de la place de la Concorde, face à l'Assemblée Nationale, puis se rendra place de la République, en passant par la rue de Rivoli et le boulevard Sébastopol. Un podium se tiendra au point d'arrivée de 17h à 22h.

    Voir aussi l'article : Journée internationale contre l'homophobie et la transphobie


  • Le SNJ-CGT dénonce la "timidité" de l'AFP face au nouveau pouvoir
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    Liberté d'expression

    ""L'agence France Presse (AFP), l'une des trois principales agences mondiales, aurait-elle des scrupules à couvrir les affaire qui portent l'opprobre sur le nouveau gouvernement ? C'est ce que pense le SNJ-CGT, qui s'est fendu d'un communiqué sur la question. Selon le syndicat, l'affaire Richard Ferrand, sortie par le Canard Enchainé, dans son édition du 24 mai, aurait pu être révélée par l'AFP. Des journalistes de l'agence étaient en possession des informations sur l'affaire Ferrand, mais la rédaction en chef France a refusé de les publier. "Généralement un média met les bouchées doubles pour enquêter sur ce type d'informations quand elles se présentent. Pas à l'AFP, où les courrriels de journalistes adressés à la rédaction en chef France soit sont restés sans réponse, soit ont reçu une réponse peu encourageante".

    Ces mêmes journalistes de l'AFP se sont vu opposer un refus de publier de la part de la même rédaction en chef, lorsqu'ils ont proposé le témoignage exclusif de l'avocat en charge de la vente de l'immeuble des Mutuelles de Bretagne en 2010-201.
    Avant l'affaire Ferrand, le 17 mai, une dépêche, annonçant que le garde des sceaux François Bayrou allait être renvoyé en correctionnelle pour diffamation, n'a pas non plus été diffusée, sur ordre de la rédaction en chef.

    Face à ces "ratés", les syndicats ont pu interroger leur direction lors de la réunion des délégués du personnel, "qui s'est montrée incapable de justifier de manière argumentée les choix de sa rédaction en chef". Le SNJ-CGT appelle la direction et la rédaction en chef de l'AFP à s'expliquer sur le traitement incompréhensible de l'affaire Ferrand.


  • Amazon s'attaque à la CGT !
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    Libertés syndicales

    ""Une fois de plus, informe la CGT Commerce et services, la société Amazon s'attaque à la CGT en licenciant une de nos camarades, représentante syndicale élue au CHSCT du site Amazon Sevrey (71), sous couvert d'accusations fausses et mensongères. Ce licenciement, continue la Fédération, a été orchestrée avec la complicité d'un cadre. "Une fois de plus, Amazon nous montre son aversion pour les syndicats, et particulièrement la CGT", ajoute la fédération Commerce. Cette discrimination et cette répression syndicales sont inadmissibles !

    Un rassemblement en soutien à Sandrine aura lieu le 28 juin, premier jour des soldes, à partir de 10 heures, devant le site Amazon de Sevrey (Zac du parc d'activité du Val de Bourgogne - distripôle Chalon - 71100 Sevrey).

  • Nouvelles hausses des tarifs en 2017 intolérables
    SOCIÉTÉS D'AUTOROUTES

    La CGT revendique la renationalisation des sociétés concessionnaires d'autoroutes pour redistribuer les richesses engendrées par les hausses continues des péages !
    Ce n'est certainement pas l'objectif de ce gouvernement, pas plus que cela ne l'était pour le précédent qui en avait la possibilité, à la suite des rapports de 2015 – de la commission développement durable de l'Assemblée Nationale présidée par JP Chanteguet qui avait défendu l'Ecotaxe PL évaluée à plus de 2 milliards d'euros, de la Cour des Comptes et de la haute Autorité de la Concurrence – et d'une proposition de loi du Groupe CRC, lesquels attestaient tous du fait que les sociétés d'autoroutes sont dans une situation de rente, situation reconnue par l'État qui laisse perdurer cette gabegie financière par la poursuite de plans de relance autoroutiers négociés en 2016 et en cours de réalisation pour les 10 ans à venir.
    Déjà pointées du doigt pour leur exploitation des autoroutes sans risque, les sociétés concessionnaires d'autoroutes sollicitent l'autorisation d'une augmentation des tarifs pour les investissements complémentaires à réaliser, alors même que Ségolène Royal, ex-ministre de l'Écologie, avait dénoncé haut et fort cette clause exorbitante des contrats de concession en « béton » avec l'État qui pérennisent les concessions en prolongeant leur durée à chaque fois qu'il leur est demandé de réaliser de nouveaux investissements (de plus de 2 à 3 ans selon les sociétés) qui se solderont à l'échéance par plus de 12 milliards d'euros prélevés sur les usagers !
    Saisie pour avis le 13 mars 2017 sur 7 projets d'avenants aux contrats de concession entre l'État et les sociétés d'autoroutes (APRR, Area, ASF, Escota, Cofiroute, Sanef et SAPN), l'Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) conteste également les tentatives de faire financer, par les usagers et les contribuables locaux, la moitié des 800 millions d'euros (370 millions) qui devrait être financée uniquement sur les fonds propres des sociétés d'autoroutes.
    Une nouvelle fois, les sociétés d'autoroutes tentent de faire payer aux usagers et aux collectivités locales des investissements à leur charge, figurant pour plus d'un tiers dans les contrats État/sociétés concessionnaires d'autoroutes signés en avril 2015.
    La redistribution annuelle des profits est tirée : des péages (usagers), de l'exploitation des salariés des sociétés d'autoroutes (chantage à l'emploi avec 3000 emplois de péagistes déjà supprimés depuis 10 ans, ce qui déshumanise le service rendu), du Crédit d'impôts et Compétitivité emploi des trois dernières années (CICE ayant contribué pour son effet d'aubaine à hauteur de 41,5 millions d'euros).
    Pour la CGT, c'est ce modèle économique et social injustifié d'exploitation d'un bien public qui fonde la revendication de renationalisation des sociétés concessionnaires.

    Montreuil, le 23 juin 2017


  • Vers un état d'urgence permanent
    PROJET DE LOI ANTITERRORISME

    L'état d'urgence instauré suite aux attentats de novembre 2015 sera prolongé une dernière fois le temps de faire voter en « urgence » une loi qui en fera un état permanent.
    Pourtant, l'état d'urgence dont les mesures sont attentatoires aux libertés individuelles et collectives a démontré son inefficacité pour contrer le terrorisme et a été largement détourné pour établir un contrôle social exorbitant sur les citoyen-e-s, manifestant-e-s et militant-e-s.
    La CGT entend réaffirmer la nécessité de défendre les valeurs de démocratie, de solidarité et de paix et dénonce la démagogie sécuritaire dans laquelle s'engage le nouveau gouvernement qui instrumentalise les peurs et alimente les stigmatisations et les divisions.
    Le projet de loi « antiterrorisme », présenté hier au Conseil des Ministres, inscrit dans le droit commun des mesures telles que des « périmètres de protection » avec fouilles corporelles et de véhicules, le fichage généralisé de tous les voyageur-euse-s, la fermeture de lieux de cultes, des mesures « privatives » de libertés (assignation sur une commune, bracelet électronique, etc.) ou encore des « visites et saisies » qui sont en fait des perquisitions administratives.
    Les « périmètres de protections » nous empêcheront par exemple d'organiser des manifestations et des rassemblements dans des conditions normales !
    Malgré quelques modifications sur l'avant-projet divulgué dans la presse, donnant l'illusion d'un projet respectant les Droits de l'homme, ces dispositions sont belles et bien un arsenal d'un état policier qui aura tout loisir de continuer à intimider les militant-e-s et tenter d'étouffer les mobilisations pour le progrès social.
    L'état de droit et nos équilibres démocratiques sont ainsi gravement remis en cause et la liberté de manifester menacée.
    La CGT continuera de lutter avec détermination pour l'acquisition de nouveaux droits et la défense de la démocratie !

    Montreuil, le 23 juin 2017


jeudi 22 juin 2017

  • Contre le racisme, la CGT se mobilise le 29 juin !
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    Événements

    Pourquoi le racisme est-il antinomique avec le message de la CGT ? Comment des valeurs comme la laïcité sont-elles instrumentalisées par l'extrême-droite pour faire passer son message d'exclusion ? Comment combattre les discours xénophobes et populistes qui polluent, de plus en plus, l'espace public ?

    Pour répondre à toutes ces questions, la CGT organise une nouvelle campagne contre le racisme jusqu'en juin 2018, et vous invite le 29 juin à l'inauguration de cet événement qui aura lieu à la Confédération, 267 rue de Paris, Montreuil, à partir de 16h00.


    Combattre le racisme, c'est se donner la force de se rassembler pour donner des couleurs à l'avenir.

    La CGT a décidé de s'attaquer à la question du racisme. A cette occasion une série d'événements sont organisés jusqu'en juin 2018. Pour marquer le lancement de la campagne, le grapheur Chanoir réalisera une fresque accompagnée en musique par Tarik Chaouach le 29 juin à la CGT. Inscrivez-vous à la soirée de lancement et laissez vos coordonnées :

    Inscrivez-vous le 29 juin
    :
    :


mercredi 21 juin 2017

  • Le gouvernement n'assume toujours pas sa réforme
    DROIT DU TRAVAIL

    La CGT a été reçue pour une deuxième et ultime heure de discussion sur le projet de refonte totale de 120 ans de droit du travail. Cela concerne, en effet, la primauté de l'accord d'entreprise sur les conventions collectives et le contrat de travail.
    Le gouvernement se refuse toujours à mettre un texte sur la table ! Dans le même temps, le projet de loi d'habilitation paraît cet après-midi dans la presse.
    Le Directeur de cabinet se contente d'exposer les propositions portées par les organisations patronales et syndicales, sans jamais préciser l'étendue des régressions sociales contenues dans les projets d'ordonnances.
    Avec le projet de loi travail XXL, c'est la fin du CDI pour toutes et tous. Les branches professionnelles pourraient ainsi décider du nombre de renouvellement des contrats précaires ou bien de l'instauration de contrats de mission, de projet ou de chantier, pour l'ensemble des salariés d'un secteur d'activité.
    Avec le projet de loi travail XXL, l'accord d'entreprise pourrait s'imposer au contrat de travail. C'est le travailler plus pour gagner moins !
    Tout salarié n'acceptant pas la modification de son contrat de travail (rémunération et temps de travail) se verrait purement et simplement licencié, sans possibilité de recours.
    La CGT se refuse à marchander les droits et les protections des salariés. Elle entend faire avancer ses propositions de progrès social : augmentation des salaires, réduction du temps de travail, généralisation des CDI (…) pour travailler mieux, moins, toutes et tous.
    La CGT appelle l'ensemble des travailleurs à amplifier les initiatives et les mobilisations interprofessionnelles pour faire barrage au projet Macron et imposer l'acquisition de droits nouveaux.

    Montreuil, le 21 juin 2017


  • Le code du travail n'est pas un frein à l'emploi, confirme l'Insee

    L'argument selon lequel la réglementation du marché travail serait un frein à l'embauche est invalidé par la réalité économique. Le facteur principal demeure le carnet de commandes.
    Dans une enquête récente réalisée auprès de 10 000 entreprises des secteurs de l'Industrie, du Bâtiment et des Services, l'Insee montre que les entreprises affirmant que la réglementation du marché du travail est le premier facteur de « barrière à l'emploi » n'emploient qu'une minorité des salariés du secteur.
    Ainsi, dans le secteur du Bâtiment, les entreprises considérant que le premier facteur néfaste pour l'emploi est la faiblesse du « carnet de commande » emploient 54 % des salariés du secteur.
    Dans cette enquête, il apparaît aussi que les entreprises citant le « niveau des salaires trop élevés » parmi les premiers freins à l'emploi ne représentent que 5 % des salariés dans l'industrie et 7 % dans les deux autres secteurs. Plus spécifiquement, les entreprises considérant l'ensemble des « coûts » (salaires, recrutement, cotisations sociales, coûts de licenciement, etc.) comme l'un des principaux freins à l'embauche n'emploient que 35 % des salariés du Bâtiment, 22 % des salariés des Services et 19 % des salariés de l'Industrie.
    Enfin, les entreprises qui placent les « barrières liées à la réglementation » en bonne position (4ème dans la liste des facteurs constituant des freins à l'embauche) n'emploient qu'une minorité des salariés de ces 3 secteurs d'activité : 34 % dans le Bâtiment, 19 % dans l'Industrie et 16 % dans les Services.
    Ces résultats confirment ce que la CGT et nombre d'observateurs (dont l'OCDE, organisation de coopération et développement économique, l'un des temples du néolibéralisme) ne cessent de répéter : la relance de l'emploi suppose de développer les carnets de commandes, ce qui implique de mettre fin à l'austérité et d'augmenter les salaires.
    Cette enquête confirme aussi, si besoin en était, le bien-fondé de l'opposition de la grande majorité des salariés à la casse des droits du travail.
    Forte du soutien des salariés, la CGT et ses organisations poursuivront les mobilisations contre la casse des droits des travaileurs-euses et pour un code du travail du 21ème siècle.

    Montreuil, le 21 juin 2017


  • Hommage aux journalistes Bakhtiyar Haddad et Stéphan Villeneuve
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    Irak

    ""Le SNJ-CGT (Syndicat national des journalistes CGT) et le SGLCE (Syndicat général du livre et de la communication écrite CGT) expriment leurs condoléances aux familles du journaliste français Stéphan Villeneuve et du journaliste kurde irakien Bakhtiyar Haddad, tués par l'explosion d'une mine à Mossoul.

    Les trois journalistes français Stéphan Villeneuve, Véronique Robert et Samuel Forey, accompagnés par le journaliste kurde irakien Bakhtiyar Haddad, couvraient la bataille de Mossoul dans le nord de l'Irak, dans le cadre d'un reportage pour le magazine « Envoyé spécial » sur France 2. Alors qu'il suivait l'avancée des forces spéciales irakiennes dans leur bataille contre le groupe État islamique (EI), le groupe de journalistes a été touché par l'explosion d'une mine.

    Le secrétaire général de la FIJ Anthony Bellanger a exprimé ses condoléances aux familles des victimes : « La liberté d'informer est une nouvelle fois entachée de la mort de ceux qui font courageusement ce métier. Nos pensées vont aux familles de Stephan et de Bakhtiyar. »

    L'Irak reste l'un des pays les plus dangereux et meurtriers pour les journalistes. Quinze journalistes y ont perdu la vie en 2016 et trois depuis début 2017. Depuis le début de l'année, 33 confrères ont été tués dans l'exercice de leur métier à travers le monde.


  • Les assistant-e-s maternel-le-s de Loire-Atlantique créent leur syndicat
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    Passionnant et utile socialement, le métier d'assistant-e maternel-le est également source de précarité, sur fond de stéréotypes de genre. Pour défendre leurs droits et porter leurs revendications, les assistant-e-s maternel-le-s de Loire-Atlantique ont décidé de s'organiser et de créer un syndicat départemental.

    Syndicalisation

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    Accueillant un ou des enfants à leur domicile privé, les assistant-e-s maternel-le-s sont salariés du particulier employeur parent de l'enfant ou des enfants accueillis. Ils/elles sont plus de 13 000 en Loire-Atlantique, et représentent 60 % de l'offre d'accueil des enfants de moins de trois ans.

    Métier aussi important que passionnant, il présente également des zones d'ombre : manque de reconnaissance professionnelle, isolement, manque d'informations sur les droits (y compris pour les parents employeurs), statut précaire sans déroulement de carrière... Autant de difficultés auxquelles s'ajoute le biais des stéréotypes de genre : métier majoritairement occupé par des femmes, ses compétences et qualifications requises (exigences physiques, émotionnelles et temporelles) ne sont pas suffisamment reconnues, sous prétexte que ces dernières seraient « naturelles », voire « innée »...

    Pour faire face à ces difficultés, les assistant-e-s maternel-le-s de Loire-Atlantique ont décidé de s'organiser pour créer le syndicat CGT des assistant-e-s maternel-le-s de Loire Atlantique, et s'engager pour gagner la reconnaissance du métier, lutter contre l'isolement, s'unir et défendre leurs intérêts individuels et collectifs.

    Les adhérentes du syndicat se réuniront une fois par mois et souhaitent constituer très vite des antennes et organiser des réunions dans l'ensemble du département.


mardi 20 juin 2017

  • Agression au cutter en arrière-boutique
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    C'est une bien triste histoire que celle de ces deux collègues qui s'écharpent en arrière-boutique. Le fond du fond de l'histoire : le manque d'effectifs. Une raison qui n'excuse pas pour autant la violence.

    SFR

    Le 8 juin 2017 vers 19 heures, Yassine, salarié de la boutique SFR du centre commercial de Paridis à Nantes avait négocié avec son responsable de partir plus tôt, mais son collègue Abdel n'en avait pas été informé.

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    Au moment de partir, « je lui indique qu'il y a beaucoup de clients et que le planning indique qu'il doit être présent. Yassine me dit qu'il s'en “fout” et il s'en va et de manière agressive. (...) En s'approchant de moi, il me saisit au cou, je l'attrape par la chemise pour le maintenir à distance et le maitriser » explique Abdel. La situation s'envenime encore quand Abdel menace de prévenir le responsable de boutique. « Yassine est assis sur une chaise, et me menace : “tu vas le regretter tu es un homme mort !” Il se lève me bouscule, je fais le même geste, il saisit un cutter et me donne un coup, me blesse à la main ». Abdel aura quatorze jours d'ITT avec un nerf de la main sectionnée, et des traces de strangulation au cou.

    Agressé et menacé de licenciement

    La direction de SFR n'a pas tenu à ce jour de CHSCT extraordinaire afin de prévenir les risques. Elle n'a pas non plus convoqué les élu-e-s du personnel suite à cet accident, et ce, malgré la demande de ces dernier-e-s et du délégué syndical CGT. La direction de SFR n'a toujours pas réalisé à ce jour de déclaration d'accident de travail malgré les relances d'AbdeI, ni donné d'information sur les suites données par l'entreprise. En revanche, celui-ci a reçu hier une lettre recommandée de sa direction lui signifiant sa mise à pied conservatoire immédiate, ainsi que sa convocation à un entretien préalable à licenciement.

    « Abdel, sans pour autant être un élu, est un militant très actif de la CGT dans son entreprise » selon Sylvain Lamblot, secrétaire général du syndicat FAPT CGT de Loire-Atlantique. Et celui-ci d'ajouter : « La violence en boutique est courante d'une part venant des clients qui suite à la fusion de SFR et de Numericable se retrouvent en plus grand nombre dans les boutiques restantes. Les tensions engendrées touchent également les salariés. » Précisons d'ailleurs que la suppression de 5 000 postes annoncée l'été dernier – soit un tiers des effectifs – dans le pôle télécoms de SFR va aller plus vite à partir de début juillet avec la mise en œuvre effective du plan de départs volontaires.

    Une pétition circule réclamant notamment l'arrêt des mesures disciplinaires à l'encontre d'Abdel.


  • Enfin une (petite) revalorisation des allocations
    ASSURANCE CHÔMAGE

    Le conseil d'administration de l'Unedic s'est réuni lundi 19 juin. À cette occasion, nous avons enfin pu avoir connaissance d'une étude d'impact plus complète de la convention du 28 mars 2016, non signée par la CGT.
    Les chiffres confirment que les privés d'emploi ont payé un lourd tribut avec 930 millions d'euros d'économies supportées par eux seuls à partir du 1er novembre 2017 :
    • 550 millions par les travailleurs précaires – soit 2 millions de personnes qui alternent petits boulots et chômage – dont les allocations ont été nivelées par le bas. 810 000 personnes ont perdu jusqu'à 30 % d'indemnité, dont plus de la moitié (437 000) sont celles et ceux qui perçoivent une allocation inférieure à 1000 euros mensuels ;
    • 37 000 chômeurs âgés de 50 à 55 ans perdent un an d'indemnisation (les 50-52 ans) ou 6 mois (les 53-54 ans) ; au total ce sont 400 millions euros d'économie réalisés sur le dos des seniors, tout en prétendant les aider à retrouver du travail !
    Dans ce contexte et celui des réformes envisagées par le gouvernement pour le 1er janvier 2018, la revalorisation des allocations, discutée chaque mois de juin, a pris une importance particulière.
    À l'appel de la CGT, notamment des comités de privés d'emploi et précaires et de l'intérim, un comité d'accueil des délégations patronales devant l'Unedic a exigé une augmentation après 3 années de disette.
    Plusieurs actions ont également eu lieu en région devant les agences de Pôle emploi. En construisant une démarche syndicale commune, la CGT a obtenu une augmentation, certes très modeste, de 0,65 %.
    La CGT rappelle, néanmoins, que les privés d'emploi sont en droit de réclamer 10 % de revalorisation et que l'assurance chômage ne remplit pas son office : 56 % des privés d'emploi ne perçoivent pas d'indemnités. Les représentants CGT ont décidé de voter cette augmentation de 0,65%, permettant ainsi de revaloriser à hauteur de 180 millions d'euros les indemnités versées à tous les allocataires indemnisés.
    La CGT sera vigilante auprès de toutes celles et tous ceux que le chômage concerne pour exiger une réforme du système qui garantisse un revenu de remplacement pour toutes et tous, à travers une complète sécurité sociale professionnelle.

    Montreuil, le 20 juin 2017


lundi 19 juin 2017

  • Bidouillages financiers pour gruger les salariés
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    Les syndicats CGT et FO ainsi que 1 776 salariés ont engagé des poursuites contre Lapeyre. En effet, le groupe de menuiserie avait élaboré un montage financier complexe pour éviter de payer aux salariés leur prime de participation aux bénéfices. Le manque à gagner représenterait plus de 81 millions d'euros entre 2002 et 2008.

    Lapeyre

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    Conformément à la loi, le groupe Lapeyre, spécialisé dans la menuiserie, avait mis en place un accord de participation (redistribution d'une partie des bénéfices de l'entreprise répartie entre tous les employés) par société comptant plus de 50 salariés.

    Cependant, du fait d'un montage juridique complexe basé sur le découpage du groupe en plusieurs entités distinctes, la redistribution n'a pas été effectuée comme elle aurait dû l'être. En effet, les holdings (Lapeyre SA et K par K) achetaient les produits aux différentes usines en dessous du prix du marché, puis captaient les produits de la vente en magasins (ces derniers ne touchant qu'une commission). Les holdings engrangeaient donc 93,6 % des bénéfices pour zéro salarié, tandis que les sociétés représentant 98 % de l'effectif ne se voyait affecter que 4,3 % des bénéfices (sur lesquels sont calculés les participations). Ainsi, la holding Lapeyre SA a pu engranger 469 millions d'euros de résultat net entre 2002 et 2008, tandis que les salariés de Distrilap (qui gère les magasin) n'ont reçu que 7 euros de participation durant toute cette période.

    La manœuvre a été découverte en 2009, grâce à une expertise économique du cabinet Altinea. Problème pour Lapeyre : toutes les entreprises appartiennent à 100 % aux holdings... Il ne s'agit donc que d'une seule et même entreprise !

    Les syndicats CGT et FO ainsi que 1 776 salariés de Lapeyre ont donc assigné le groupe devant la justice en 2012. Suite à plusieurs renvois, l'audience s'est tenue le 18 juin 2017, et le délibéré est attendu le 26 septembre.

    Au-delà du manque-à-gagner subi par les salariés (81,4 millions d'euros en six ans), la politique de l'entreprise pose également question. La CGT et FO ont ainsi alerté dans un communiqué commun que « dans le même temps ce sont des plans sociaux, avec à la clé plus de 200 licenciements, le gel des salaires et une politique d'investissement quasi nulle avec des prévisions alarmistes sur l'avenir à court terme ».


  • Calendrier 2017

    • Parution imminente de La Lettre du Pôle territoires n°9 qui fera l'état des lieux de l'organisation de l'État en territoires après les multiples réformes qui ont revu ses missions et son organisation.

    27 juin à Montreuil : journée de travail des mandatés CGT dans les Crefop et les Coparef organisée par l'activité Formation professionnelle/Apprentissage de l'espace revendicatif confédéral.

    29 juin à Montreuil : réunion des secrétaires régionaux et des animateurs des groupes CGT dans les Ceser. À l'ordre du jour notamment l'avenir des Ceser et leur renouvellement, les Sraddet.

    28 au 30 novembre : conférence de l'UIT.

    4 au 8 décembre à Courcelle : formation des mandatés Ceser.

    • Des conférences régionales sont annoncées :

    "-" 8 et 9 juin : Aquitaine

    "-" 20 et 21 juin : Grand-Est

    "-" 5 et 6 décembre : Occitanie

    "-" 17 au 19 janvier 2018 : Île-de-France

    • Du côté de l'institutionnel, congrès de Régions de France (ex ARF) les 27 et 28 septembre à Orléans

    Pour nous contacter : territoires@cgt.fr


  • Recensons les projets de relance industrielle !
    Informations diverses

    Dans le cadre de la campagne pour la reconquête de l'industrie et des services publics, les organisations de la CGT travaillent sur des projets.
    Une carte les recense sur le site confédéral :
    http://cgt.fr/Projets-de-reindustrialisation-la.html
    Le pôle Territoires est chargé par le bureau confédéral de les recenser.
    Faites-nous parvenir toutes les informations sur vos travaux, les documents que vous produisez, les initiatives que vous construisez …
    Ce partage peut donner à chacun-e des idées, peut permettre de créer des réseaux …

    Adressez-les à territoires@cgt.fr


  • Les syndicats organisent une rencontre franco-italienne en septembre
    En direct de la CGT en territoires

    Une rencontre syndicale franco-italienne est organisée le 19 septembre à Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie), avec pour thème : « Perspectives pour les traversées alpines et situation sociale des travailleurs ».
    Le CSIR organise un colloque ouvert aux syndicalistes sur les traversées alpines, la mobilité et le chantier du tunnel avec la partie sociale.
    Cette rencontre se tiendra à Saint-Jean-de-Maurienne le 19 septembre, avec la présence de plusieurs intervenants : élus des régions, représentants des chantiers en cours… à confirmer. Le CSIR est l'instance qui regroupe toutes les organisations syndicales côté français de la région Auvergne-Rhône-Alpes, côté italien celles des régions Piémont et Vallée d'Aosta et pour la Suisse, celle du canton de Genève.
    Les inscriptions se font au comité régional.


  • La CGT Bretagne organise une journée dédiée aux mobilités
    En direct de la CGT en territoires

    Le 27 juin 2017 à Rennes (Ille-et-Vilaine), le comité régional Bretagne organise un carrefour des mobilités.
    Le 2 juillet 2017 sera mise en service la ligne à grande vitesse Bretagne-Pays-de-la-Loire.
    La CGT Bretagne a décidé de se saisir de cet évènement pour organiser un carrefour des mobilités le 27 juin de 9h30 à 16H30 à la maison des associations, 6 cours des Alliés à Rennes.
    Cette journée se déroulera en deux temps :
    "-" le matin : des ateliers auxquels sont conviés les syndicats concernés par les thématiques : logistique, transports de voyageurs, activités industrielles de transport, activités infrastructures…
    "-" l'après-midi : un débat public, animé par un journaliste, et ouvert à tous.
    Pour la CGT, cet événement va incontestablement bouleverser le rapport à la mobilité des populations en Bretagne avec des temps de trajet sensiblement réduits vers Paris.
    La Bretagne, comme les autres régions, étant de plus en plus souvent confrontée aux pics de pollution, l'offre ferroviaire va être renforcée pour répondre notamment à la demande de transports plus vertueux.
    Cet événement se situe dans un contexte de réformes territoriales importantes qui confèrent de nouvelles compétences aux autorités organisatrices.
    Enfin, la future convention TER, avec la perspective de l'ouverture à la concurrence des activités voyageurs, l'organisation logistique dans notre région tant terrestre, maritime qu'aérienne en lien avec l'activité industrielle, tout comme la numérisation de l'économie des transports, sont pour la CGT des enjeux majeurs au moment où s'élabore le Sraddet.

    Cliquez ici pour en savoir plus.


  • L'emploi public en 2015 : première hausse depuis douze ans dans l'État et recul inédit dans la territoriale
    En direct de l'institutionnel

    Selon les chiffres publiés le 18 mai 2017 par la Direction générale de l'administration et de la fonction publique, l'emploi public est resté globalement stable à 5,45 millions d'agents hors contrats aidés au 31 décembre 2015, mais certains versants ont connu des évolutions sans précédent.
    Plus des deux tiers des agents de la fonction publique sont fonctionnaires. Ils représentent 62,3 % (70,8 % hors militaires) des effectifs dans la fonction public d'État (FPE), 74,2 % dans la fonction publique territoriale (FPT) et 70,5 % dans la fonction publique hospitalière (FPH), où leur nombre diminue, contrairement à tous les autres statuts.
    Le nombre d'agents relevant des autres catégories et statuts augmente dans la FPE – notamment avec l'apprentissage – et dans la FPH avec la hausse du nombre d'internes en médecine. En revanche, il diminue dans la FPT.
    En dix ans, le poids de chaque versant dans l'ensemble de la fonction publique s'est considérablement modifié. Alors qu'elle réunissait encore la moitié des agents publics en 2005, la FPE n'en réunit plus que 44,0 % dix ans plus tard. À l'inverse, le poids de la FPT s'est accru pendant cette période passant de 29,6 % en 2005 à 34,7 %, la moitié s'expliquant par des transferts de compétence de l'État aux collectivités locales. Dans le même temps, la part de la FPH a progressé de 1,4 %.
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    L'emploi, hors contrats aidés, augmente très faiblement dans la fonction publique de l'État en 2015 pour la première fois depuis 2003 : + 0,2 % pour s'élever à 2,4 millions, soit 5 500 personnes supplémentaires, après une baisse moyenne de 1 % par an entre 2005 et 2014.
    En prenant en compte les contrats aidés, les effectifs n'augmentent plus que de 0,1 %, le nombre de ces contrats diminuant de 4,3 %. C'est la première baisse du nombre de contrats aidés dans la FPE depuis 2012 et la création des contrats d'avenir, notamment en raison de l'arrivée à terme de contrats signés en 2012 et 2013.
    Cette hausse concerne les ministères et les établissements publics, la part de ces derniers progressant pour la dixième année consécutive pour atteindre 20,2 % des agents de la FPE en 2015, en hausse de 11,3 % par rapport à 2005.
    Cette augmentation des effectifs dans le versant État recouvre des réalités différentes illustrant en partie les objectifs du quinquennat Hollande. Elle est limitée à quatre ministères et à leurs établissements respectifs : le ministère des Affaires étrangères (+ 0,6 %), le ministère de la Culture et de la Communication (+ 2,1 %), le ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (+ 1,1 %) et le ministère de la Justice (+ 1,2 %), principalement avec la hausse de 16 000 personnes dans les ministères de l'Éducation et de la Justice.
    Les autres ministères accusent à l'inverse des baisses, parfois importantes : - 3,7 % à l'Écologie et au Développement durable, - 1,7 % dans les ministères économiques et financiers, - 1 000 emplois dans les ministères sociaux, - 4,3 % en moyenne par an depuis onze ans au ministère de la Défense …
    La tendance est inverse pour la fonction territoriale qui s'inscrit dans une baisse sans précédent de 0,3 %. Jamais une telle évolution n'avait été mesurée de 1980 à 2008, conséquence des baisses de dotation de fonctionnement.
    En prenant en compte les contrats aidés, les effectifs de la FPT augmentent très légèrement en 2015 (0,1 %), le recours aux emplois aidés y étant très fort (+ 9,4 %).
    La diminution est importante dans les communes (- 1,3 %), alors que l'emploi y augmentait en moyenne de 0,4 % par an depuis 2005. Les effectifs des communaux diminuent de 1,9 % tandis qu'il n'augmente que de 1,8 % dans les établissements intercommunaux contre un accroissement annuel moyen de + 4,6 % depuis 2005.
    Les départements voient leurs effectifs s'accroître de 1,7 %. Mais le transfert d'agents des communes vers la métropole de Lyon explique à lui seul la totalité de l'évolution des effectifs dans les départements.
    Dans les régions, l'emploi augmente de 0,5 %, une augmentation d'une ampleur réduite au regard du rythme de croissance moyen des dix dernières années (+ 18,5 %).
    Dans la fonction publique hospitalière, le ralentissement de la croissance des effectifs se poursuit en 2015 : + 0,3 % après + 0,9 % en 2014, y compris les contrats aidés.
    Quasiment stables dans les hôpitaux (+ 0,1 % après + 0,7 % en 2014), ils augmentent de 1,5 % dans les établissements médico-sociaux (après + 2,8 % en 2014) et de 1,8 % dans les seuls établissements d'hébergement pour personnes âgées en raison du recours aux contrats aidés.

    (Source AEF 23mars et 22 mai 2017)

    Pour en savoir plus :

    Point stat - Ministère de l'action et des comptes publics – L'emploi dans la fonction publique en 2015 – mai 2017

    Insee première n°1640 - 23 mars 2017


  • À Nantes, rassemblement pour un véritable service public TER
    En direct de la CGT en territoires

    Le 23 juin à Nantes (Loire-Atlantique), un rassemblement est organisé devant le conseil régional pour un véritable service public TER répondant aux besoins de la population.
    Le conseil régional et SNCF Mobilités négocient une nouvelle convention TER pour les cinq ans à venir. Cette négociation devrait se faire en toute transparence puisqu'elle concerne une entreprise publique et des élus de la République. Il n'en est rien ! Entre la position dogmatique de la majorité régionale qui veut ouvrir le TER à la concurrence et une SNCF Mobilités uniquement tournée vers les profits, les usagers et les cheminots n'ont pas voix au chapitre. Les usagers, les salariés, ont pourtant un besoin vital de trains, au bon prix, aux bons horaires, fiables et qui circulent en toute sécurité pour se rendre au travail ou pour leurs déplacements personnels.
    La CGT mène une campagne d'information, de débat et d'actions depuis décembre 2016 : rédaction d'un « cahier des charges » TER, réunions publiques, opérations « gares ouvertes »… Ce sont autant d'initiatives qui doivent permettre de gagner une mobilisation de haut niveau le vendredi 23 juin à 10h30 au conseil régional.

    Cliquez ici pour consulter le tract régional Pays de la Loire Action Transports


  • Les nouvelles compétences de la Commission nationale du débat public
    En direct de l'institutionnel

    François Gillard, représentant la CGT à la Commission nationale du débat public, nous a fait parvenir une note sur les nouvelles compétences de la CNDP suite à l'ordonnance du 3 aout 2016 dont le décret est paru au JO du 27 avril 2017.

    La CNDP voit s'élargir son périmètre de saisine et la désignation de garants CNDP. Le droit d'initiative citoyenne est une nouveauté dans le paysage démocratique du pays.

    Cliquez ici pour découvrir ce qu'est la commission nationale du débat public.


  • Pour la CGT, les transporteurs français doivent être payés comme les Helvètes
    En direct de la CGT en territoires

    Le 7 juin à Thônes (Haute-Savoie), action intersyndicale et transfrontalière dans les transports
    Les salariés, à l'appel de la CGT avec FO et CFDT Transports, ainsi que le syndicat suisse des transports SEV se sont rassemblés ce mercredi 7 juin devant le poste frontière de la Moillesulaz afin de dénoncer le dumping social organisé par la sous-traitance en cascade et le non-respect des clauses sociales qui garantissent qu'à travail égal, on est à salaire égal. Les salariés du transport français doivent bénéficier des mêmes conditions de rémunération que leurs collègues suisses sur les lignes transfrontalières.
    Cliquez ici pour en savoir plus sur cette lutte.


  • À la centrale électrique de Cordemais, la CGT propose une relance industrielle
    En direct de la CGT en territoires

    Nous vous annoncions le rassemblement public le 1er juin 2017 à Indre pour une reconquête de l'industrie et des services publics dans la Basse-Loire et à Saint-Herblain, dans le bassin d'emploi Nantes/Saint-Nazaire. Il a rassemblé 400 personnes.
    La CGT poursuit son travail. Le 6 juin, le collectif Estuaire de la CGT a organisé une conférence de presse pour présenter un projet industriel d'avenir autour de la centrale électrique de Cordemais, pérennisant ainsi le bassin d'emploi et s'inscrivant pleinement dans la transition énergétique. La CGT propose des solutions technico-économico-environnementales pour pérenniser et développer l'emploi local.
    Le collectif Estuaire de la CGT est constitué de tous les acteurs industriels locaux impactés par l'activité présente et d'avenir de la centrale électrique, dont les principaux sont le grand port maritime, la raffinerie Total et la centrale EDF.


  • NUTS, ou la nomenclature régionale en Europe
    En direct de l'institutionnel

    Didier Lassauzay, conseiller confédéral, a rédigé une note sur la nomenclature des unités territoriales statistiques NUTS 2013.

    Cette nomenclature est un système hiérarchique de découpage du territoire économique de l'Union européenne qui sert de référence :
    • pour la collecte, le développement et l'harmonisation des statistiques régionales ;
    • pour les analyses socio-économiques des régions :
    o NUTS 1 : grandes régions socioéconomiques,
    o NUTS 2 : régions de base pour l'application des politiques régionales,
    o NUTS 3 : petites régions pour des diagnostics particuliers ;
    • pour la définition des politiques régionales de l'UE, et notamment pour évaluer éligibilité aux fonds européens.
    Cela peut sembler très technique mais a des conséquences très concrètes pour les populations.

    Le document fait aussi le lien avec le PIB 2015 dans les régions européennes.

    Pour le consulter cliquez ici.


  • Banque européenne d'investissement : sa présence dans les territoires
    En direct de l'institutionnel

    La Banque européenne d'investissement et le Fond européen d'investissement interviennent en France à hauteur de 8,7 milliards d'euros en 2015, contre 4,6 milliards en 2012.
    Les financements publics et privés qui accompagnent les prêts et garanties du groupe BEI représentent 3 fois le montant de ses investissements.

    Pour en savoir plus sur les mécanismes d'interventions et sur les projets financés :


  • Quelle est la répartition des compétences des ministères sur les territoires ?
    En direct de l'institutionnel

    Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, s'impose, dans les décrets d'attribution publiés le 25 mai 2017, comme l'interlocuteur numéro un des collectivités en prenant la main sur la décentralisation, les compétences des collectivités et des métropoles, la définition des orientations des finances locales.

    Le ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand, sera principalement en charge du logement, de l'urbanisme, de la politique de la ville, de la lutte contre l'exclusion.

    Le ministère de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, sera aussi le ministre des fonctionnaires d'État et territoriaux, de la mise en œuvre des finances locales.
    Pour en savoir plus :
    http://www.lagazettedescommunes.com/507953/perimetres-ministeriels-gerard-collomb-prend-la-haute-main-sur-les-collectivites/


  • L'emploi public en 2015 : première hausse depuis 12 ans dans l'État et recul inédit dans la territoriale
    En direct de l'institutionnel

    Selon les chiffres publiés le 18 mai 2017 par la Direction générale de l'administration et de la fonction publique, l'emploi public est resté globalement stable à 5,45 millions d'agents hors contrats aidés au 31 décembre 2015, mais certains versants ont connu des évolutions sans précédent.
    Plus des deux tiers des agents de la fonction publique sont fonctionnaires. Ils représentent 62,3 % des effectifs dans la FPE (70,8 % hors militaires), 74,2 % dans la FPT et 70,5 % dans la FPH où leur nombre diminue contrairement à tous les autres statuts.
    Le nombre d'agents relevant des autres catégories et statuts augmente dans la FPE, notamment avec l'apprentissage, et dans la FPH avec la hausse du nombre d'internes en médecine. En revanche, il diminue dans la FPT.
    En dix ans, le poids de chaque versant dans l'ensemble de la fonction publique s'est considérablement modifié. Alors qu'elle réunissait encore la moitié des agents publics en 2005, la FPE n'en réunit plus que 44,0 % dix ans plus tard. À l'inverse, le poids de la FPT s'est accru pendant cette période passant de 29,6 % en 2005 à 34,7 %, la moitié s'expliquant par des transferts de compétence de l'État aux collectivités locales. Dans le même temps, la part de la FPH a progressé de 1,4 %.
    L'emploi, hors contrats aidés, augmente très faiblement dans la fonction publique de l'État en 2015 pour la première fois depuis 2003 : + 0,2 % pour s'élever à 2,4 millions, soit 5 500 personnes supplémentaires, après une baisse moyenne de 1% par an entre 2005 et 2014.
    En prenant en compte les contrats aidés, les effectifs n'augmentent plus que de 0,1 %, le nombre de ces contrats diminuant de 4,3 %. C'est la première baisse du nombre de contrats aidés dans la FPE depuis 2012 et la création des contrats d'avenir, notamment en raison de l'arrivée à terme de contrats signés en 2012 et 2013.
    Cette hausse concerne les ministères et les établissements publics, la part de ces derniers progressant pour la dixième année consécutive pour atteindre 20,2 % des agents de la FPE en 2015, en hausse de 11,3 % par rapport à 2005.
    Cette augmentation des effectifs dans le versant État recouvre des réalités différentes illustrant en partie les objectifs du quinquennat Hollande. Elle est limitée à quatre ministères et à leurs établissements respectifs : le ministère des Affaires étrangères (+ 0,6 %), le ministère de la Culture et de la Communication (+ 2,1 %), le ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (+ 1,1 %) et le ministère de la Justice (+ 1,2 %), principalement avec la hausse de 16 000 personnes dans les ministères de l'Éducation et de la Justice.
    Les autres ministères accusent à l'inverse des baisses, parfois importantes : - 3,7 % à l'Écologie et au Développement durable, - 1,7 % dans les ministères économiques et financiers, - 1 000 emplois dans les ministères sociaux, - 4,3 % en moyenne par an depuis 11 ans au ministère de la Défense …
    La tendance est inverse pour la fonction territoriale qui s'inscrit en baisse sans précédent de 0,3 %. Jamais une telle évolution n'avait été mesurée de 1980 à 2008, conséquence des baisses de dotation de fonctionnement.
    En prenant en compte les contrats aidés, les effectifs de la FPT augmentent très légèrement en 2015 (0,1 %), le recours aux emplois aidés y étant très fort (+ 9,4 %).
    La diminution est importante dans les communes (- 1,3 %), alors que l'emploi y augmentait en moyenne de 0,4 % par an depuis 2005. Les effectifs des communaux diminuent de 1,9 % tandis qu'il n'augmente que de 1,8 % dans les établissements intercommunaux contre un accroissement annuel moyen de + 4,6 % depuis 2005.
    Les départements voient leurs effectifs s'accroître de 1,7 %. Mais le transfert d'agents des communes vers la métropole de Lyon explique à lui seul la totalité de l'évolution des effectifs dans les départements.
    Dans les régions, l'emploi augmente de 0,5 %, une augmentation d'une ampleur réduite au regard du rythme de croissance moyen des dix dernières années (+ 18,5 %).
    Dans la fonction publique hospitalière, le ralentissement de la croissance des effectifs se poursuit en 2015 : + 0,3 % après + 0,9 % en 2014, y compris les contrats aidés.
    Quasiment stables dans les hôpitaux (+ 0,1 % après + 0,7 % en 2014), ils augmentent de 1,5 % dans les établissements médico-sociaux (après + 2,8 % en 2014) et de 1,8 % dans les seuls établissements d'hébergement pour personnes âgées en raison du recours aux contrats aidés.

    (Source AEF 23mars et 22 mai 2017)

    Pour en savoir plus :

    Point stat - Ministère de l'action et des comptes publics – L'emploi dans la fonction publique en 2015 – mai 2017

    Insee première n°1640 - 23 mars 2017


  • Les 20 commissions paritaires régionales interprofessionnelles se mettent en place
    En direct de l'institutionnel

    La Direction générale du travail a communiqué aux organisations syndicales de salariés et d'employeurs le nombre de sièges qui leur sont attribués au sein des CPRI.
    Selon un arrêté publié au Journal officiel du 8 juin 2017, les organisations doivent désigner leurs représentants entre les lundis 12 et 19 juin auprès des Direccte. Les mandataires des organisations syndicales et professionnelles établissent le mandat de leur organisation. Chaque représentant désigné par les organisations doit signer une déclaration sur l'honneur.
    La composition des 20 CPRI sera publiée au plus tard le 30 juin pour une mise en place au 1er juillet 2017.

    Créées par la loi « Rebsamen », les CPRI ont vocation à représenter les salariés et les employeurs des entreprises ayant un effectif inférieur à 11 personnes, sur la base de l'audience obtenue au niveau régional lors des élections dans les TPE (résultats annoncés le 3 février dernier), côté syndical, et du nombre d'adhérents aux organisations professionnelles, côté patronal.
    Les CPRI qui seront mises en place à partir du 1er juillet n'ont pas compétence sur l'ensemble des entreprises de moins de 11 salariés. En sont notamment exclues des activités relevant de l'artisanat – car disposant déjà d'une représentation via les CPRIA – mais aussi les particuliers employeurs, les assistantes maternelles, les professions libérales, les services automobiles ainsi que le secteur agricole.

    Les CPRI doivent permettre de développer le dialogue social sur les thématiques intéressant les entreprises de moins de 11 salariés.
    Les quatre compétences des commissions paritaires régionales interprofessionnelles définies par la loi du 17 août 2015 relative au dialogue social et à l'emploi sont :
    • apporter des informations, débattre et rendre tout avis utile sur les questions spécifiques aux entreprises de moins de onze salariés et à leurs salariés, notamment en matière d'emploi, de formation, de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, de conditions de travail, de santé au travail, d'égalité professionnelle, de travail à temps partiel et de mixité des emplois ;
    • donner aux salariés et aux employeurs toutes informations ou tous conseils utiles sur les dispositions légales ou conventionnelles qui leur sont applicables ;
    • faciliter la résolution de conflits individuels ou collectifs n'ayant pas donné lieu à saisine d'une juridiction, la commission ne pouvant intervenir qu'avec l'accord des parties concernées ;
    • faire des propositions en matière d'activités sociales et culturelles.

    Cliquez ici pour avoir accès à la répartition des sièges des membres des CPRI pour le mandat 2017-2021
    (Source AEF du 8 juin 2017)


  • À quoi sert la lettre électronique du pôle Territoires ?
    Introduction

    La lettre électronique du pôle Territoires doit permettre l'échange d'informations sur les territoires et notre activité CGT. Elle est organisée en quatre parties :
    • en direct de l'institutionnel et de nos réseaux ;
    • en direct de la CGT en territoires ;
    • informations diverses ;
    • les rendez-vous des territoires.
    Elle parait toutes les trois semaines.
    Cette lettre doit être utile : faites-nous part de vos remarques, suggestions, besoins…
    Envoyez-nous des informations, des documents, vos travaux qui peuvent intéresser l'ensemble des militants de nos organisations dans les territoires et que pourrons partager grâce à cet outil.

    Adressée initialement aux comités régionaux et aux animateurs des groupes Ceser, elle peut être largement relayée.
    N'hésitez-pas à nous communiquer les adresses courriel des camarades intéressé-e-s pour la recevoir régulièrement et directement.

    Il existe aussi un blog « Activités CGT en territoires » pour mettre à disposition en continu les comptes-rendus de réunions et d'activités, les publications… du pôle et des organisations autour des questions de territoires.
    Contactez-nous pour obtenir identifiant et mot de passe.
    Pour nous contacter : territoires@cgt.fr


  • Comment résister à la Loi Travail
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    Droit

  • Contre les Ordonnances Macron !
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    Cartographie

vendredi 16 juin 2017

  • La CGT majoritaire dans la plupart des commissions paritaires régionales
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    TPE

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    La CGT, pour les salariés, et la CPME, pour le patronat, seront les organisations les mieux représentées dans les futures commissions paritaires régionales (CPRI) créées pour représenter les salariés et les employeurs des TPE.

    Les commissions paritaires régionales interprofessionnelles (CPRI), créées par la loi Rebsamen en 2015, ont pour mission de conseiller et d'informer les salariés et les employeurs des très petites entreprises (moins de 11 salariés). Leurs membres, qui pourront aussi faire de la médiation, auront accès aux locaux des entreprises sur autorisation de l'employeur.

    Chaque organisation a jusqu'au 19 juin pour désigner ses représentants. Les listes seront publiées au plus tard le 30 juin.

    La CGT décroche la majorité des sièges réservés aux salariés

    Sur les 13 régions métropolitaines, la CGT décroche la majorité des sièges réservés aux salariés dans dix commissions (dont l'Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et Paca) et est première ex-aequo avec la CFDT dans deux autres (Pays de la Loire et Bretagne).

    En Corse, c'est le Syndicat des travailleurs corses (STC) qui est majoritaire.

    Outre-mer, la CGT est majoritaire à La Réunion et l'Unsa à Saint-Barthélemy, tandis que des syndicats locaux arrivent en tête en Guyane, en Guadeloupe et à Saint-Martin. À Saint-Pierre-et-Miquelon, la CFDT et FO se partagent la première place. La CGT et un syndicat local sont ex-aequo à la Martinique.

    En tout, la CGT est représentée dans 15 des 20 commissions de métropole et d'Outre-mer, la CFDT dans 18, FO dans 17, l'Unsa dans 16 et la CFTC dans 12. La CFE-CGC, quant à elle, n'est présente qu'en Île-de-France et en Auvergne-Rhône-Alpes.

    La répartition découle des résultats des élections professionnelles dans les TPE

    Cette répartition découle des résultats des élections professionnelles dans les TPE, publiés début février. La CGT était arrivée en tête avec 25,12% des voix, devant la CFDT (15,49%), FO (13,01%) et l'Unsa (12,49%).

    Du côté des employeurs, la CPME est majoritaire dans neuf régions de métropole (dont l'Ile-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes) et le Medef dans deux autres (Centre-Val-de-Loire et Corse). Dans les deux dernières (Hauts-de-France et Paca), Medef et CPME sont premières ex-aequo.

    En outre-mer, le Medef est majoritaire dans trois départements (Guadeloupe, Martinique et Guyane), la CPME à La Réunion et l'U2P à Saint-Martin. L'U2P est aussi première ex-aequo avec le Medef à Saint-Pierre-et-Miquelon et avec la CPME à Saint-Barthélemy.

    Le Medef sera présent dans l'ensemble des 20 commissions régionales, tandis que la CPME et l'U2P n'auront des membres que dans respectivement 19 et 15 d'entre elles.


  • La cartographie des mobilisations contre les ordonnances Macron !
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    Mouvement social

    Comme l'avait annoncé la CGT, la troisième semaine de juin sera consacrée aux mobilisations contre les ordonnances Macron, que notre président voudrait faire passer courant de cet été. La CGT, dans un récent communiqué, a dénoncé les méthodes employées par le nouveau pouvoir en marche pour faire passer ces réformes cet été : « 6 réunions d'une heure par syndicat – qui plus est, sans aucun texte du gouvernement – ne font pas une concertation. 6 heures pour démanteler 120 ans de droit du travail conquis par les luttes sociales, voilà qui est inadmissible ! »
    En région, rassemblements, distributions de tracts, manifestations auront lieu entre le 19 juin et le 26 juin.

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    Les fédérations aussi se mobilisent. L'Intérim appelle à un rassemblement festif et revendicatif devant l'Unedic (4 rue Traversière Paris 12e – Métro Gare de Lyon) le 19 juin à 13h 30. La construction et la Ferc appellent à grossir les rangs de la mobilisation de l'Urif le 27 juin.


  • Rassemblement de soutien à Miguel Salles devant le tribunal des Prud'hommes de Nantes
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    Libertés syndicales

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    Suite à des évènements qui se seraient produits sur un barrage situé au niveau de l'aéroport Nantes-Atlantique dans le cadre des journées d'action contre la loi « Travail », Miguel Salles, responsable syndical CGT d'Airbus Bouguenais, avait été convoqué à un entretien à sanction pouvant aller jusqu'au licenciement. La direction lui avait alors infligé trois jours de mise à pied.

    Le mois dernier, le tribunal civil de Nantes, saisi par un salarié Airbus qui accusait Miguel de « violences n'ayant pas entrainé d'arrêt de travail », avait relaxé Miguel de toute condamnation.

    Le mercredi 21 juin 2017, Miguel contestera la sanction infligée par Airbus dans le cadre des manifestations contre la loi « Travail » .

    De ce fait, l'Union départementale CGT de Loire-Atlantique, la Fédération CGT de la métallurgie et la Coordination des syndicats CGT du groupe Airbus appellent à un rassemblement de soutien le mercredi 21 juin à 14 heures devant le tribunal des Prud'hommes de Nantes (26 boulevard Vincent Gâche, 44000 Nantes).

    Lorsqu'un militant de la CGT est attaqué, c'est toute la CGT qui est attaquée !


  • La Commission européenne laboure le principe de précaution
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    Alors que le glyphosate – substance active du Roundup – fait l'objet de questionnements de plus en plus prégnants quant à ses effets néfastes sur l'environnement et la santé humaine, la Commission européenne a donné son autorisation en juin 2016 pour une nouvelle prolongation jusqu'à fin 2017, et propose depuis mai dernier une réautorisation de mise sur le marché pour dix ans. La Fédération nationale agroalimentaire et forestière (Fnaf) CGT revient sur cette affaire fleurant bon le lobbying, comme l'ont récemment montré les « Monsanto papers ».

    Glyphosate

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    Pesticide le plus utilisé en Europe et dans le monde depuis les années 1970, le glyphosate (substance active du Round'up) fait aujourd'hui l'objet d'une importante bataille stratégique.

    Outre son impact sur l'environnement (qualité des sols, de l'eau...), le glyphosate présenterait également des risques pour la santé humaine. Le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), agence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) considère ainsi que le glyphosate est génotoxique (il endommage l'ADN), cancérogène pour les animaux de laboratoire (rongeurs en général) et est « probablement cancérogène » pour l'homme.

    Étant de donné le potentiel de diffusion très large de ce pesticide dans l'environnement, le principe de précaution (qui, rappelons-le, vise à « permettre aux décideurs de prendre des mesures de protection lorsque les preuves scientifiques relatives à l'environnement ou la santé humaine sont incertaines et que les enjeux sont importants ») voudrait que son autorisation de mise sur le marché soit suspendue... Et pourtant ! L'autorisation expirant en juin 2016, la Commission européenne l'a prolongée de dix-huit mois, jusqu'à fin 2017. Pire encore, elle propose depuis mai dernier une réautorisation de mise sur le marché du glyphosate de dix ans (pour l'instant sans validation définitive).

    Dans son communiqué, la Fnaf CGT indique que les deux agences d'expertise européennes se sont fondée sur « des études non publiées et dont les experts présentent des conflits d'intérêts notoires ». Par ailleurs, la récente affaire des « Monsanto papers » a mis en lumières la gigantesque stratégie de lobbying opérée par la firme, notamment au niveau de la commission européenne.

    La Fnaf conclut son communiqué en rappelant que « les salariés de la production agricole sont parmi les plus exposés aux produits phytopharmaceutiques, et notamment le glyphosate. La fédération intervient dans toutes les instances où elle siège pour faire prévaloir le principe de précaution, l'augmentation du délai de réentrée et l'application du droit de retrait pour les salariés conformément au Code du travail afin de préserver la santé des travailleurs.

    « La responsabilité du gouvernement es engagée pour garantir la santé publique, celle des travailleurs de la terre et la sauvegarde de l'environnement face à a poursuite de l'utilisation de ces produits phytopharmaceutiques. »


jeudi 15 juin 2017

  • Mobilisation des salariés de Tati devant le Tribunal de Commerce de Bobigny
    Rassemblement

    Depuis des mois, les salariés de Tati, menacés de licenciements, se battent pour garder leurs emplois.

    Cette casse sociale intervient alors que l'ex-ministre de l'Économie et actuel président de la République, Monsieur Macron, a porté une loi qui exonère les grands groupes d'une aide financière des plan sociaux de leurs filiales et qui leur donne le feu vert pour se débarrasser de celles-ci sans aucune obligation.

    La Fédération CGT Commerce et Services appelle à un rassemblement le 19 juin à partir de 13h00 devant le Tribunal de Commerce de Bobigny (1-13 rue Michel de l'Hospital – 93008 Bobigny), pour demander aux repreneurs une reprise totale des salariés.

    Contacts presse

    Hakima DJELLOUAH
    Déléguée syndicale
    Tél : 07 61 08 35 05
    Nicole COGER
    Déléguée syndicale
    Tél : 06 36 28 61 79
    Jenny URBINA
    Secrétaire fédérale
    Tél : 06 64 93 57 33

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